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Arya-Dharma, l'héritage indo-européen

La bibliothèque numérique consacrée aux traditions primordiales et indo-européennes

Les principales phases de la théorie KOURGANE

Cofondateur du G.R.E.C.E (Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne) et collaborateur de la revue Élément, Alain de Benoist résume les principales phases de la théorie kourgane, telle que défendue par M. Gimbutas :

« Les débuts de la première phase (Kourgane I), qui s'étend jusque vers 4400/4300, restent incertains. Après l'avoir fait dériver, dans les années cinquante, de la culture de Kuban, dans le Caucase, Gimbutas a ensuite placé les origines de la culture des kourganes dans les steppes du Kazakhstan et du cours inférieur de la Volga, en allant jusqu'à y assimiler la culture d'Afanasievo, en Sibérie centrale. L'outillage lithique de Kourgane I rappellerait celui des sites de l'est de la Caspienne, et ses utilisateurs pourraient être d'anciennes populations mésolithiques de Dzhebel installées sur la Volga. La culture des kourganes se serait étendue dès à cette époque vers l'Ukraine, où elle aurait recouvert la culture néolithique de Dniepr-Donetz à son stade II. Elle se serait caractérisée par des tombes recouvertes, non pas encore d'un kourgane proprement dit, mais d'un cairn. Kourgane II aurait couvert la période 4300/4000 et aurait vu une première extension vers le Danube. Les rites funéraires kourganes commencent alors à se généraliser, en même temps qu'apparaissent un peu partout de nouveaux symboles d'inspiration solaire (notamment la double spirale, que l'on retrouvera sur de nombreuses stèles anthropomorphiques et jusque dans les Alpes suisses et italiennes, notamment au Val Camonica). L'habitat se transforme, le caractère pastoral de l'économie s'accentue, de nouvelles techniques métallurgiques font leur apparition, tandis que le type proto-europoïde des squelettes s'affirme plus nettement. C'est à cette époque que disparaissent la culture de Polgar, dans le Nord-Est de la Hongrie et en Transylvanie, la culture de Cortaillod-Lagozza, en Suisse et en Italie du Nord. Sredni Stog étant l'un des principaux sites de la culture de Dniepr-Donetz, les archéologues russes regroupent Kourgane I et Kourgane II sous le nom de culture de Sredni Stog II, qu'ils situent dans les cours inférieurs du Dniepr et du Don. Kourgane III (4000/3200) correspond pour les archéologues russes à la culture d'Usatovo-Mikhajlovka I, au nord de la mer Noire, et au début de la culture de Majkop, soit au stade précoce de la culture des tombes à fosse (drevnejamna kultura). Les cimetières de cette période comportent de 4 à 25 tombes à tumulus, où les corps sont inhumés en position fléchie. L'exploitation du cuivre devient intensive. Le chariot prend une telle importance qu'il est parfois inhumé avec le mort : les roues sont placées aux quatre coins de la fosse funéraire, tandis que l'attelage est disposé au-dessus de la tombe, le tout étant recouvert d'un tumulus. La destruction des cultures de l'« Ancienne Europe » se poursuit pour culminer dans la dernière phase, Kourgane IV (3200/2900), que les archéologues russes identifient à la culture des tombes à fosse proprement dite (jamnaya kultura) ou complexe culturel Jamna, entre le bas Dniepr et la basse Volga. » Indo-Européens : à la recherche du foyer d'origine. Nouvelle école n° 49, mars 1997.

Kourgane sarmate (Russie)

 

Les principales phases de la théorie KOURGANE

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