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Arya-Dharma, l'héritage indo-européen

La bibliothèque numérique consacrée aux traditions primordiales et indo-européennes

La foi Bahaï (religion iranienne)

La foi Bahaï

 

La foi Bahaï

En 1844, une nouvelle religion voit le jour en Perse, celle de la foi Bahaï. Il s'agit d'une religion indépendante révélée en Perse, fondée sur les écrits de Baha’u’llah, rédigés de 1857 à 1870.

Le fondateur de cette foi est Baha’u’llah, né Mirza Ḥusayn-Ali Nuri (1817-1892), un noble Perse originaire de Téhéran, qui, au milieu du 19e siècle, renonça à une existence princière faite de confort et de sécurité pour vivre dans la persécution et le plus grand dénuement au service des autres. Connu comme le « Père des pauvres », son nom signifie « la Porte vers le Savoir », ou encore « la Gloire de Dieu ». Après avoir été, lui, ses proches et sa descendance spirituelle pourchassés, emprisonnés et exilés par la Perse puis l'Empire ottoman, Baha’u’llah fondera une Église stable et pérenne en Palestine. Jusqu'à nos jours, sans connaître de bon significatif, cette religion n'a jamais cessé de se diffuser en particulier dans les pays en voie de développement, où le marché des spiritualités est florissant.

Dans le monde musulman, la foi Bahaï jouit d'une très mauvaise réputation. Il s'agit en effet du seul mouvement spirituel né en terre musulmane depuis la mort de Mahomet et qui n'a pas été complètement annihilé par l'impérialisme islamique. Les bahaï partagent ce triste honneur avec les Yézidis de Mésopotamie. La foi Bahaï est en islam considérée comme une secte, et son absence de baptême, son ouverture à toutes les religions, donc à toutes les influences, y compris judéo-maçonniques, lui colle une réputation de culte anecdotique et subversif, financé par le sionisme international afin de déstabiliser le monde musulman. Ainsi, la foi Bahaï est souvent présente dans les théories du complot, comme une possible religion de remplacement pour un nouvel ordre mondial qui serait composé d'une population intercontinentale rassemblée autour d'un gouvernement unique, et donc d'une foi unique.

En 2010, l'encyclopédie Britannica propose 7,3 millions comme nombre d'adeptes de cette religion, présents dans 221 pays. La plus grande communauté bahaï se trouve en Inde, où elle serait plus de 1,7 million. En 1986, un temple œcuménique bahaï, le temple du Lotus, est inauguré à Delhi. Ouvert à toutes les pratiques religieuses, ce temple se veut un centre de méditation, de prière et de recherche. Son architecture, qui fait ressembler ce temple à un bourgeon de lotus qui éclôt, en fait une destination touristique.

 

Bahaullah en 1868 (William Miller, The Baha'i Faith Its history and teachings)

 

L'enseignement de Baha'u'llah

Baha’u’llah prétendait n'être rien moins que le messager envoyé par Dieu pour inaugurer « le cycle d'accomplissement de l'unification juste du monde » et se considérait comme « le Promis » attendu par toutes les religions pour bâtir les bases de l'unité dans la diversité. Sa vie, son œuvre et son influence, se placent donc dans la droite ligne de Zoroastre, de Krishna, de Noé, d'Abraham, de Moïse, du Bouddha, du Christ et de Mahomet, qui est considéré par les bahais comme celui qui clôt le cycle prophétique.

Pour les bahaïs d'origine bouddhiste, Baha’u’llah accomplit la prophétie annonçant « un bouddha nommé Maitreya, le bouddha universel » qui, conformément aux traditions bouddhistes, viendrait d'Occident pour apporter à l'humanité la paix et la lumière. Les bahaïs d'origine bouddhiste voient donc en Baha’u’llah l'accomplissement de nombreuses prophéties, la Perse (l'Iran) étant située à l'ouest de l'Inde.

Pour les bahaïs d'origine hindoue, Baha’u’llah est la nouvelle incarnation de Krishna, le "dixième avatar, Kalki", "l'esprit le plus grand". Il est "Celui qui ne naît et ne meurt pas", Celui qui "lorsque la bonté vient à s'affaiblir" revient à tous les âges pour rétablir la droiture promise dans la Bhagavad-Gita.
Selon le site bahai.fr, Baha’u’llah a énoncé les principes qui vont suivre. Bon nombre d'entre eux furent inspirés par les Lumières européennes et l'humanisme, ainsi que les principales religions monothéistes l'ayant précédé :

- Unité de l'humanité dans le respect de sa diversité : il faut encourager la mise en place d'une confédération mondiale dans le respect des nations, et adopter une langue auxiliaire universelle (espéranto).

- L'homme et la femme sont égaux en droit.

- L'accès à l'éducation et à la culture doit être ouvert à tous.

- Les extrêmes de richesse et de pauvreté doivent être éliminés.

- La recherche personnelle et indépendante de la vérité est encouragée.

- La tolérance religieuse est essentielle.

- Toutes formes de préjugés (racisme, fanatisme, sexisme, etc.) doivent être abandonnées.

- La science et la religion doivent s'accorder.

Les bahaïs respectent aussi le code moral des dix commandements. Auxquels s'ajoutent, pour se protéger des différentes formes d'addictions, des abstentions plus spécifiques telles que l'interdiction des mœurs sexuelles dissolues, des jeux de hasard, mais aussi de la consommation d'alcool et de drogue, de même que la médisance et la calomnie.

Les bahaï s'efforcent enfin de vivre selon des normes morales telles que la modération en toute circonstance, la chasteté en dehors du mariage, l'honnêteté, la primauté des actes sur les discours, la pureté d'intention, le dévouement et la courtoisie, la générosité et l'altruisme. Le travail consciencieux est pour eux élevé au rang de prière.

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