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Arya-Dharma, l'héritage indo-européen

La bibliothèque numérique consacrée aux traditions primordiales et indo-européennes

FOIRE aux QUESTIONS (F.A.Q)

1. L'Héritage indo-européen, c'est quoi ?

2. Le site Arya-Dharma, c'est quoi ?

3. À qui s'adressent le livre et le blog qui l'accompagne ?

4. Notre projet : rapprocher l'Inde de l'Occident.

5. Qu'est-ce qu'un Indo-Européen ?

6. Quelles sont les traditions spirituelles indo-européennes ?

7. En quoi les spiritualités indiennes et européennes sont-elles liées ?

8. En quoi les spiritualités indiennes sont-elles uniques ?

9. Quelle est l'origine des mythes ? L'Inde ou l'Europe ? L’Égypte ou la Mésopotamie ?

10. Le difficile voyage vers nos ancêtres préchrétiens et préromains.

11. Les Indo-Européens sont-ils les héritiers de l'Atlantide ?

12. Quelles sont nos sources ? Nos choix et nos traductions.

13. Comment consulter les sources ?

14. Pourquoi utiliser autant de citations ?

15. Puis-je réutiliser le contenu du blog ? Puis-je en diffuser le contenu ?

16. Remarques, critiques et encouragements.

17. À propos de l'auteur.

18. À propos du livre.

19. Quelle est notre position par rapport aux polémiques remettant en question la véracité historique des Indo-Européens ?

20. Quelle est notre opinion sur l'emplacement supposé du foyer indo-européen ? Et sur la langue indo-européenne orginelle ?

 

1. L'Héritage indo-européen, c'est quoi ?

Jadis, de la Seine au Gange, existait une tradition universelle fondée sur plusieurs millénaires de traditions orales et écrites.

Depuis l'aube des temps, une tradition spirituelle unit l'Orient à l'Occident.

Au Néolithique et durant toute l’Antiquité, la vache céleste était adorée des fjords jusqu'au Bengale. De l'Hyperborée jusqu'en Gaule, des cultes initiatiques diffusaient de sévères et mystérieuses doctrines, similaires à celles des gymnosophistes du sous-continent indien.

Les chants ancestraux du Rig-Véda et de l'Avesta, les épopées antiques et médiévales, les contes folkloriques, témoignent de cette tradition primordiale. Des rivages de l'Atlantique jusqu'aux sommets de l'Himalaya, d'innombrables peuples partageaient cette culture commune héritée des steppes eurasiatiques. Le Rudra-Shiva des hauts plateaux de l'Indus était le Priape de l'Hellespont, mais aussi le Cernunnos celte et le Dionysos grec… Des liens ancestraux unissaient le Varuna indien au Grand Asura perse et au Vélès slave.

Grecs, Romains, Celtes, Scandinaves, Slaves, Indiens, Perses, Scythes, peuples oubliés du Tarim… Nos pages les réunissent à travers leurs mythes les plus évocateurs et leurs doctrines les plus influentes.

 

 

2. Le site Arya-Dharma, c'est quoi ?

Arya-Dharma (depuis le sanskrit « la juste conduite ») est un site internet qui constitue l'annexe d'un livre de 858 pages.

S'y trouvent une bibliothèque numérique de Codes, de mythes et de prières, mais aussi une bibliographie, un recueil biographique des auteurs cités, divers glossaires, ainsi qu'une médiathèque composée de cartes et de photographies.

Notre principal objectif étant didactique, le lecteur trouvera dans cette annexe le matériel pédagogique qui lui permettra de mener plus facilement ses propres recherches (dont des articles de qualité, tant au sujet de l'Inde moderne que des mille années de colonisation islamique).

Ce blog est donc consacré aux TRADITIONS ANCESTRALES chamanistes, animistes, védiques, brahmaniques, hindoues, vishnavites, shivaïstes, tantriques, shaktistes, bouddhistes, gréco-bouddhiques, jaïnes, mazdéennes, zoroastriennes, manichéennes, mazdakistes, khorramistes, druidiques, celto-chrétiennes, cathares, ainsi qu'aux POLYTHÉISMES kailashas, yézidies, gréco-romains, germano-scandinaves, scythes, ossètes, baltes, slaves et aux MYSTÈRES dionysiaques, apolliniens, hyperboréens, orphiques, mithriaques, pythagoriciens et néoplatoniciens.

Les authentiques et véritables prières polythéistes étant rares, nous proposons aussi un missel polythéiste, qui est une sorte d'anthologie de la prière et de la louange païenne. Par-delà la portée historique, culturelle et identitaire, la thématique indo-européenne possède une dimension profondément spirituelle et nous souhaitions que notre travail soit un recueil d'érudition, mais aussi de mystères, de croyance et de foi.

 

 

3. À qui s'adressent le livre et le blog qui l'accompagne ?

Nous nous adressons particulièrement aux lecteurs curieux mais néophytes, qui souhaiteraient appréhender l'ensemble d'une thématique transcontinentale et plurimillénaire (par ailleurs peu connue et souvent méprisée).

Du fait de leur caractère synthétique et encyclopédique, les informations dispensées dans les articles du blog et dans les pages du livre s'adressent plus particulièrement aux vidéastes (youtubeurs), documentalistes et autres pédagogues. Rigoureusement sourcées, la plupart de nos citations relèvent du domaine public et ont été soigneusement sélectionnées afin d'être réutilisées sans difficulté par d'autres créateurs inspirés.

De nombreuses rumeurs courent sur la thématique indo-européenne, tandis que les sources textuelles sont parfois nébuleuses. En proposant aux lecteurs curieux une bibliothèque de textes sacrés authentiques ainsi que de nombreux documents pédagogiques, nous espérons faire avancer les débats et faciliter la connaissance de la matière indo-européenne.

 

 

4. Notre projet : rapprocher l'Inde de l'Occident

De nos jours, si quelques rares nouvelles nous parviennent d'Inde, il s'agit trop souvent d'un sinistre fait divers, toujours décontextualisé. Ces informations semblent même n'avoir d'autre intérêt que de renforcer dans l'esprit des Occidentaux le mépris à l’égard d'un sous-continent trop différent pour être appréhendé autrement que par la peur, la commisération ou le misérabilisme.

Ce qui est vrai pour le monde actuel, l'est tout autant pour celui d'hier. Si les mythologies gréco-romaines et nordiques sont largement étudiées et documentées par les études indo-européennes et la mythologie comparée, la très riche et bien plus ancestrale spiritualité indo-aryenne demeure souvent un faire-valoir, qui bénéficie d'un intérêt relatif.

Peut-être pense-t-on, à tort, que le polythéisme indien est trop corrompu pour être considéré comme un exemple authentique de spiritualité indo-européenne ?

Le védisme, tout comme l'hindouisme, sont pourtant des panthéismes qui présentent tous les signes de l'identité spirituelle indo-européenne ; en témoignent l'importance du Soleil, la réunion collégiale des dieux, la prépondérance d'un dieu du tonnerre et du ciel, la lutte contre des géants anti-dieux, le minimalisme des rituels et les incantations magiques (pour ne citer que les éléments les plus évidents).

Dans nos travaux, la situation est donc inversée : non seulement toutes les traditions indo-européennes sont présentées avec la même considération, mais encore, la spiritualité indienne est l'élément central auquel se référent nos analyses.

Notre ouvrage est donc particulier, car il ne considère pas l'Inde trop lointaine pour être familière, mais s'efforce plutôt de mettre en lumière les similitudes qui unissent le sous-continent aux nombreuses traditions européennes.

À travers l'étude des spiritualités indo-européennes, c'est l'histoire d'un peuple, les Indiens, et d'un pays, l'Inde, que nous serons amenés à comprendre, en même temps que nous envisagerons l'histoire de l'Occident sous un autre angle.

 

 

5. Qu'est-ce qu'un Indo-Européen ?

Le Larousse propose trois sens complémentaires à « indo-européen » :

 

« 1 : Se dit des langues issues de l'indo-européen. 2 : Se dit des peuples qui ont parlé les langues indo-européennes. 3 : Langue non directement attestée mais reconstituée par comparaison des diverses langues à l'origine desquelles elle se trouve. »

 

« Indo-européen » est un terme qui qualifie un type de langues bien particulier, identifiées par l'emploi d'un vocabulaire et d'une grammaire comparables. Ce terme regroupe donc des langues assez similaires pour être regroupées (comme le français, l'italien, l'espagnol) mais aussi des langues historiques et aujourd'hui éteintes comme le latin, le vieil allemand, le sanskrit archaïque ou l'ancien grec. Les langues indo-européennes sont une des plus grandes familles linguistiques du monde, constituée à ce jour par plus de trois milliards de locuteurs.

Cependant, ce qui nous intéresse ici, ce n'est pas tant les langues en elles-mêmes, que les peuples qui les parlent. Car en raison de la linguistique, de l'histoire, de la géographie mais aussi de la génétique, l'existence d'une entité cohérente indo-européenne est indubitable. Plus qu'une simple généalogie linguistique, ces ethnies partagent une aire géographique, qui s'étend de l'Islande jusqu'au delta du Gange, ainsi que d'innombrables références et valeurs communes.

Si la linguistique a brillamment prouvé les liens entre les langues, la mythographie et l’ethnologie mirent tout aussi bien en évidence l'unité des peuples indo-européens (en particulier grâce aux travaux de Georges Dumézil et Mircea Eliade). Le terme « indo-européen » fut dès lors non seulement associé à une aire géographique et à une famille linguistique, mais aussi à une manière de percevoir le monde et d'expliquer l'Univers.

 

 

6. Quelles sont les traditions spirituelles indo-européennes ?

Notre objectif est de répertorier les nombreuses ethnies indo-européennes, des Celtes insulaires aux Aryens perses et indiens, ainsi que les principaux mythes et les traditions spirituelles qui leur sont associées.

Pour ne mentionner que les plus célèbres, il s'agit des traditions védique, brahmanique, hindoue, vishnavite, kailasha, mazdéenne (zoroastrienne), grecque, romaine, celte (druidique), germano-scandinave, scythe, ossète et balte.

Dans un désir d’exhaustivité, nous abordons aussi des traditions moins connues, mais tout aussi essentielles, comme le gréco-bouddhisme ou les cultes initiatiques typiques des rivages nord orientaux de la Méditerranée, tels que le dionysisme, l'apollinisme hyperboréen, l'orphisme ou le mithraïsme. Nous considérerons par ailleurs les écoles philosophiques dont l'héritage indo-européen est évident, comme celles de Pythagore et Platon, ainsi que ses successeurs néoplatoniciens, dont Plotin et l'école d'Alexandrie.

Nous prenons aussi en considération des légendes chrétiennes qui entrent en résonance avec des thématiques indo-européennes, particulièrement si elles permettent de pallier à un manque flagrant de littérature païenne locale (comme cela peut être le cas en Arménie ou dans les mondes slave et celte). Nous étudierons donc certaines hérésies qui témoignent de traditions ancestrales remplacées puis effacées des mémoires.

L'origine commune à de très nombreuses doctrines étant bien souvent le dualisme perse, nous avons retenu des hérésies de l'islam, le khorramisme et le yézidisme, et des hérésies de l'Église, le catharisme et surtout le manichéisme. Quant aux hérésies du zoroastrisme, outre le manichéisme, nous retiendrons le mazdakisme. Enfin, les dissidences du védisme que sont le bouddhisme et le jaïnisme sont présents dans notre étude, tout comme les hindouismes de type shivaïte, tantrique et shaktiste.

En outre, aussi souvent que possible, nous avons souhaité établir des ponts entre cultures indo-européennes et traditions voisines. Nous ne manquerons donc pas de citer le Kalevala, l'épopée finnoise, ou le Guru Granth Sahib, le livre saint du sikhisme, mais aussi d'aborder les incontournables mythologies égyptienne, suméro-sémite, abrahamique, dravidienne, tibétaine, turco-mongole ou japonaise. Alternativement, ces traditions ont pu influencer la spiritualité des Indo-Européens ou bien en être influencées.

 

 

7. En quoi les spiritualités indiennes et européennes sont-elles liées ?

Entre le deuxième et le premier millénaire avant notre ère, il était possible de se déplacer de la Méditerranée jusqu'en Inde, en ne faisant étape que dans des cités et des royaumes partageant la même tradition indo-européenne (qu'elle soit de type mycénienne, anatolienne, perse, scythe ou indienne).

Il y a 2000 ans, en citant Mégasthène, le géographe grec Strabon remarquait déjà les nombreuses similitudes entre les modes et croyances indiennes et grecques :

« En matière de physique, sur beaucoup de points, les idées des Indiens s'accordent avec celles des Grecs. Par exemple, pour eux comme pour les Grecs, le monde a eu un commencement, et il aura une fin ; il a la forme d'une sphère et le Dieu qui l'a créé et qui le gouverne le pénètre et circule dans toutes ses parties ; il y a plusieurs principes ou éléments constitutifs de l'Univers, mais qu'un seul, l'Eau, a servi à la formation de notre monde ; indépendamment des quatre éléments il existe une cinquième substance, avec laquelle ont été faits le Ciel et les Astres ; la Terre occupe le centre de l'Univers. Sur la nature du sperme, sur celle de l'âme et sur mainte autre question encore, leurs sentiments sont conformes aux nôtres. Seulement, ils ont le tort de trop mêler la fable à leur philosophie. Mais n'est-ce pas là aussi ce que fait Platon, quand il traite par exemple de l'Immortalité de l'âme et des Jugements aux enfers ? » Géographie, 15, 1.

Située stratégiquement à la confluence des mondes perse et chinois, en relation commerciale avec l’Égypte, l'Arabie et l’Afrique depuis la plus haute Antiquité, et avec les îles indonésiennes et les côtes australiennes depuis le début de notre ère, l'Inde ne pouvait manquer de réunir en elle toutes les influences. L'Inde fait donc totalement partie du patrimoine commun partagé par les peuples d'Eurasie, et le fait que les manuels d'Histoire occidentaux aient fait le choix de la mettre de côté, n'y change rien : Aryens, Hittites, Celtes, Grecs, Germains et Tokhariens ont maintes fois été mis en relation par les linguistes comme par les mythographes.

Par ailleurs, l'influence de l'Occident sur l'Inde est tout aussi méconnue que le rapport inverse. Si nous savons que des colonies grecques étaient installées sur les rives de la mer Noire, nous sommes loin de réaliser qu'elles étaient aussi présentes au cœur-même de la vallée du Gange.

L'empire commercial et culturel gréco-indien, dont le Gandhara était l'épicentre, était florissant des siècles avant notre ère. Son aire d'influence s'étendait des rives méridionales de la Caspienne jusqu'à Pataliputra (actuelle Patna, dont les Grecs attribuaient la fondation à Héraclès).

En favorisant la diffusion des dialogues philosophiques (que l'on retrouve particulièrement dans l’œuvre de Platon) cette culture typiquement indo-grecque influença la rédaction de la Bhagavad-Gita, le plus populaire des textes hindous, mais aussi des Questions de Milinda, lesquelles sont incluses dans le Canon bouddhique (Milinda, le roi étranger et protecteur de la tradition bouddhiste est connu en Occident en tant que Ménandre, un Gréco-Macédonien né en actuel Afghanistan, qui régna de -160 à -135).

 

 

8. En quoi les spiritualités indiennes sont-elles uniques ?

Considérées comme exotiques et complexes, les spiritualités indiennes reposent pourtant sur un socle culturel qui est commun à l'Occident et à l'Orient : il s'agit de la matière mythologique, partagée jadis par les peuples indo-européens, mais aussi par les Égyptiens, les Sumériens et toutes les autres civilisations premières.

Depuis, les millénaires ont passé, les peuples et les nations se sont transformés. Aux quatre coins du monde, le polythéisme, le panthéisme, l'animisme et le chamanisme, furent abandonnés au profit d'une forme de monothéisme abrahamique. L'Inde seule demeura fidèle à l'ancestrale tradition. Plutôt que de disparaître, les dieux se transformèrent ; ils eurent des milliers d'avatars, mais jamais ils ne furent oubliés, ni remplacés. De fait, il subsiste en Inde une tradition ancestrale encore vivante, telle qu'il n'en n'existe malheureusement plus nulle part ailleurs.

En Amérique latine, en Sibérie, en Afrique, subsistent encore des formes de croyances archaïques, mais ces phénomènes sont marginaux et ont tendance à disparaître. En Inde au contraire, un milliard d'hindous pratiquent encore des rituels qui trouvent leur origine à la fin du Néolithique.

Par exemple, Agni, la divinité du feu importée d'Asie centrale par les Aryas durant le second millénaire avant notre ère, est encore vénérée de nos jours avant chaque rituel hindou. Quant à Shiva, divinité majeure de l'hindouisme moderne, il était déjà présent sous une forme similaire dans la vallée de l'Indus et dans le sud de la péninsule, au 3e millénaire avant notre ère, avant même que les premiers Aryas n’entrent en Inde.

L'Inde du 21e siècle porte donc encore la trace de coutumes, de valeurs et de spiritualités plusieurs fois millénaires. Des variations ont bien sûr affecté cette tradition primordiale, mais l'essentiel de son message est encore palpable, notamment à travers les symboles, les icônes, les idoles et les textes sacrés de l'hindouisme moderne. Car les Aryas védiques résistèrent aux révolutions politiques et théologiques jaïnes, bouddhistes, grecques, scythes et hunniques qui affectèrent le sous-continent.

Les brahmanes, véritables cousins des druides, restèrent même au sommet de la hiérarchie du sous-continent jusqu'aux invasions musulmanes, lesquelles ne furent entreprises que vers l'an 700, pour ne s’intensifier que plusieurs siècles plus tard. Résistant aux envahisseurs islamiques, l'Inde devint même une terre d’accueil pour les Perses qui dédaignaient la parole de Mohamed et préféraient rester fidèles à celle de Zoroastre.

 

 

9. Quelle est l'origine des mythes ? L'Inde ou l'Europe ? L’Égypte ou la Mésopotamie ?

Les mythes indiens répondent aux mythes européens, mais d'une étrange manière : si Zeus s'incarne en taureau pour enlever la nymphe Europe, le roi Prithou chasse une Terre transformée en vache.

Autre exemple : dans le Harivamsa, Vishnou insuffle sa présence dans chacune des créatures, ce qui a pour conséquence de les diviser entre une partie féminine et une autre masculine. Ce mythe trouve un écho chez Platon et le mythe de l'être primordial qui contient en lui les deux sexes : la foudre de Zeus sépara cet hermaphrodite initial en deux parties, qui depuis sont à la recherche l'une de l'autre.

Nous retrouvons en Inde des mythes qui ont tant voyagé, d'une culture à l'autre, d'une religion à l'autre, qu'il nous est difficile de savoir quelle civilisation pourrait, à juste titre, s'enorgueillir d'être leur source commune… Où les mythes seraient-ils donc nés ? En Inde ou au Moyen-Orient ? Dans les steppes d'Eurasie ou dans les déserts ceinturant le Croissant fertile ? Dans les forêts, les jungles ou les montagnes ? Autour des Balkans, du Caucase, du Zagros ou du Pamir ? Sur les bords de l'Euphrate, du Don, du Gange ou du Kaveri ?

Pourtant, ces questions ne nous intéressent que peu, car il ne s'agit pas tant de savoir laquelle de ces traditions influença les autres la première, mais plutôt de reconnaître dans chacune d'entre elles un bagage culturel ancestral et homogène.

Ce « savoir ancestral », nous pensons qu'il remonte au Paléolithique supérieur et qu'il est le fruit des traditions orales claniques, des superstitions instinctives universelles et d'une connaissance poussée de la nature et des différents éléments qui la constituent. Cette tradition primitive, chamanique, animiste et nomade serait à l'origine des principaux mythes qui peuplent le paysage culturel de l’Eurasie (un concept similaire, nommé la « Tradition primordiale » est développé dans l’œuvre de René Guénon).

Il n'est pas nécessairement pertinent de rechercher des origines exogènes aux mythes. Prenons l'exemple de Dionysos : il est souvent présenté comme un dieu « venu d’Orient », inspiré du culte de Rudra-Shiva. Mais ce serait ignorer que Dionysos est une divinité déjà présente en Grèce à l'époque mycénienne (v. -1200), soit plus d'un demi-millénaire avant le siècle de Périclès et l'âge d'or hellénique. Pausanias avance même que de toutes les divinités, celle du vin et de la transe est la plus ancienne : « le temple de Bacchus qui est vers le théâtre, est le plus ancien de tous » écrit-il dans sa Description de la Grèce. Dionysos n'est donc pas une divinité orientale, mais une divinité tout à fait locale à la Grèce, mais dotée d’attributs exotiques et subversifs.

De la même manière, le dieu védique Rudra est régulièrement présenté comme une influence dravidienne sur le panthéon védique. Or, Rudra est présent dans le Rig-Veda, dont la composition ne se fit ni en Inde, ni dans l'Himalaya, mais probablement dans le Pamir ou les steppes d'Asie centrale.

Comme les ancêtres des Hellènes adoraient déjà une forme de Dionysos avant même d'entrer en contact avec l'Inde, les Védiques adoraient Rudra avant même qu'ils ne s'installent en Inde et n'entrent en relation avec les civilisations dravidienne et indusienne, et leur monothéisme shivaïte. Rudra était pour les Aryens védiques un dieu mineur, certes (tout comme l'était Dionysos en Grèce), mais il n'était pas moins un dieu surgi de l'esprit même du peuple qui croyait en lui.

Qu'il soit Indo-Aryen, Grec ou Dravidien, qu'on le nomme Dionysos, Rudra ou Shiva, il s'agit de la même figure chthonienne, connue par ailleurs en tant que Cernunnos chez les Celtes et Tengri chez les Turco-Mongols.

Cette divinité ne fut donc pas « inventée » quelque part puis importée ailleurs… Elle était déjà là, « partout », pourrait-on dire.

 

 

10. Le difficile voyage vers nos ancêtres préchrétiens et préromains

Le téméraire lecteur qui entreprend le voyage vers ses origines, se heurte à trois écueils : la nature des ouvrages scientifiques, la légèreté voire le mensonge des ouvrages para-scientifiques et la difficulté des textes sacrés eux-mêmes.

Les ouvrages scientifiques, surtout les plus récents, ne s'adressent pas aux lecteurs qui ne possèdent aucune connaissance en génétique, en linguistique, en archéologie, en histoire, et plus particulièrement en histoire des religions… Ces ouvrages, dont ceux de George Dumézil et de Mircea Eliade sont les plus emblématiques, requièrent des connaissances déjà conséquentes sur le sujet. En outre les indications para-textuelles de ces ouvrages sont souvent des obstacles au plaisir de la lecture. Certains auteurs mentionnent les textes anciens, mais sans jamais les citer directement, de sorte que si le lecteur ne possède pas avec lui une copie de l'Avesta ou du Rig-Véda, dans l'édition choisie par l'auteur, il ne peut pleinement saisir les réflexions que celui-ci propose... Enfin, les ouvrages spécialisés ont tendance à garder de nombreux mots grecs, sanskrits ou latins sans les traduire.

En outre, la thématique indo-européenne souffre de deux maux majeurs, qui causent une partie de son mystère et de son malentendu : d'un côté, elle est victime du négationnisme médiatique, et d'un autre côté, elle pâtit grandement des théories absolument mensongères auxquelles on l'affuble trop souvent.

À propos de ce second écueil, qu'est l'abondante littérature para-scientifique et ésotérique, le lecteur habile sera bien inspiré d'en aborder les rivages avec circonspection. Il n'y a rien de mal à célébrer l'ancestralité, et même l'antériorité de certains peuples, mais il n'y a rien de plus dommageable que de mêler théories paranormales, légèreté scientifique, utopie politique et fierté raciale. De même que la récupération de la thématique aryenne par les nazis contribua grandement à décrédibiliser la réalité historique d'un peuple ancestral, les théories associant le mythe de l'Atlantide aux civilisations nordiques préhistoriques (Hyperborée) en font de nos jours tout autant.

Notre ouvrage espère donc rétablir une certaine véracité historique (qui manque cruellement dans la perception des Indo-Européens et qui plus est des Aryens par le grand public).

 

11. Les Indo-Européens sont-ils les héritiers de l'Atlantide ?

La thématique indo-européenne souffre en effet d'un manque de considération que la méprise atlante-hyperboréenne ne fait que renforcer… Il n'y a rien de mal à célébrer l'ancestralité, et même l'antériorité de certains peuples, mais il n'y a rien de plus dommageable que de mêler théories paranormales, légèreté scientifique, utopie politique et fierté raciale. Si la récupération de la thématique aryenne par les nazis contribua grandement à décrédibiliser la réalité historique d'un peuple ancestral, les théories qui associent le mythe de l'Atlantide aux civilisations nordiques préhistoriques font de nos jours autant de mal.

Si des dizaines d'arguments imparables, tant au niveau génétique, linguistique et archéologique, valident la théorie indo-européenne, en revanche rien n'a jamais laissé penser que l'Atlantide pouvait être autre chose qu'une fable… Sauf nouvelles découvertes sous-marines d'envergure, on peut avancer que les Indo-européens ne sont pas originaires d'Europe du nord-ouest, ni de la façade atlantique. Leur origine exacte demeure un mystère, mais se situerait vraisemblablement à équidistance du Kazakhstan actuel et de la mer du Nord.

Par ailleurs, à rebours de la théorie atlante (qui repose sur l'existence supposée d'une civilisation antédiluvienne très avancée technologiquement), la civilisation indo-européenne originelle est pauvre et nomade. Il s'agit d'une culture néolithique très en retard par rapport au développement urbain et agricole du Croissant fertile ou de la vallée de l'Indus aux mêmes époques.

Quant aux glorieuses civilisations qui sont les héritières de ce substrat nomade, nul besoin d'avoir recours à la parabole de Platon pour les envisager ; elles sont bien connues des historiens depuis des centaines d'années : il s'agit des empires perse, scythe et romain, de l'hégémonie hellénique, des nations celtes et germaniques... Autant de civilisations qui fournissent la matière mythologique que l'anthropologie et l'histoire des religions se proposent d'étudier.

 

 

12. Quelles sont nos sources ? Nos choix et nos traductions.

Autre difficulté à se présenter au lecteur désirant de se confronter à ses plus lointaines origines ethnoculturelles, sont les textes sacrés eux-mêmes. Si les plus hardis lecteurs n'hésitent pas à les consulter, la plupart s'en reviennent interloqués et hagards. Qui a déjà tenté la lecture du Rig-Véda ou de l'Avesta s'est confronté à des difficultés de lectures probablement rédhibitoires. Redondante, naïve, grotesque, surréaliste parfois, la poésie du Rig-Véda est bien trop ancienne pour ne pas être trop difficile à traduire, et donc totalement archaïque et incompréhensible de nos jours. Ces textes furent composés oralement pour accompagner des rites ; ce ne sont donc ni des poèmes, ni même des récits. Certains linguistes ont tenté de traduire ces textes essentiels en collant le mieux possible aux versions originales, ce qui eut souvent comme conséquence de les rendre abscons et hermétiques : soit tout à fait illisibles.

Les traductions que nous avons favorisées ne sont donc pas celles qui suivent le plus la lettre, mais plutôt celles qui en transcrivent le mieux l'essence, sans en perdre la poésie. C'est ainsi que nous avons choisi la version de l'Avesta par le linguiste belge Charles de Harlez, et celle du Rig-Véda par son homologue français Alexandre Langlois (par ailleurs traducteur du Harivamsa, que nous avons aussi beaucoup utilisé). Ces deux versions, qui furent saluées en leur temps, sont de loin celles qui nous ont semblées les plus accessibles et les plus claires. En outre, nous avons relu et arrangé chacun de ces textes, afin d'en proposer une lecture inédite qui ne nécessite aucun renvoie de page, ni aucune connaissance spécifique en langues anciennes, ni dans aucune religion particulière. Tout en respectant les travaux de traduction, nous avons donc pris soin de dépoussiérer ces textes en travaillant leur forme, afin de gagner encore en fluidité de lecture. Ces modifications, même mineures, apportées aux textes sacrés, un universitaire ne pourrait se les permettre, quand un simple écrivain le peut. Tout en suivant la méthode scientifique, nous avons donc refusé d'en subir le carcan.

 

Les plus grands linguistes et indianistes, français et étrangers, sont présents dans nos lignes (Max Muller, James Darmesteter…), ainsi que les pionniers des études celtiques et médiévales (Whitley Stokes, Joseph Bédier, Gaston Paris…), sans négliger de mentionner les traducteurs du cycle arthurien : Jacques Boulanger (traducteur des textes relatifs à Merlin) et plus proche de nous, Alexandre Micha. Le 19e siècle étant véritablement l'âge d'or des orientalistes et des études indo-européennes, le lecteur ne sera donc pas surpris de constater que la majorité de nos citations sont extraites d’œuvres produites durant ce siècle.

Le siècle romantique est aussi celui des pionniers des études slaves, comme Alexandre Chodzko, Louis Léger, le slavophile Cyprien Robert, mais aussi des premiers folkloristes, dont la Normande Amélie Bosquet ou les Bretons François-Marie Luzel, Anatole Le Braz ou encore Théodore Hersart de La Villemarqué. Dans un souci de présenter des textes synthétiques et de qualité, nous avons aussi emprunté des lignes aux encyclopédies et histoires universelles de Carl Grimberg, de Daremberg et Saglio, de Jean-Chrétien-Ferdinand Hoefer et d'André Bonnard. De même, les oeuvres de vulgarisation de Bainville, Renan ou encore Gobineau, nous ont fourni un matériel intellectuel simple, clair et précis, dont certaines conclusions sont encore tout à fait valables de nos jours.

Parmi les innombrables savants que nous avons consultés, mentionnons le mythographe des Lumières Charles-François Dupuis et son Abrégé de l’origine de tous les cultes, qui jette une lumière originale sur les mythes herculéen et dionysien en leur attribuant un caractère solaire. Citons aussi André-Ferdinand Hérold et sa rigoureusement documentée Vie du Bouddha d'après les textes de l'Inde ancienne, le journaliste et grand voyageur de la Scandinavie et de l'Island Xavier Marmmier, la mythographe des peuples de l'Europe de l'est Dora d'Istria (pseudonyme de la comtesse Helena Koltsova-Massalskaya), l'historien Amédée Gasquet, spécialiste du culte Mithriaque et enfin Armand Guérinot et son très juste Essai de bibliographie jaïna.

Le 19e siècle et son immense réservoir de textes tombés dans le domaine public, nous ont fourni les traductions du latin et du grec nécessaires à la lecture des Anciens tels Ovide, Homère, Hérodote, Strabon, Diodore ou Virgile. Dans le choix de ces traductions, nous avons suivi le consensus (que suivent par ailleurs les recommandations de l’Éducation nationale). Pour Ovide, César, Tite-Live et Ammien Marcellin, l'édition Nisard est la référence. Strabon est traduit par Amédée Tardieu. Hérodote par Larcher. Pour les poèmes orphiques et homériques, nous avons suivi les travaux de Leconte de Lisle et Falconnet. Pour Platon et Ésope, ce sont les versions Chambry ou Robin. Pour l'Iliade et l’Odyssée, c'est la traduction de Paul Jérémie Bitaubé. Apulée est traduit par Victor Bétolaud. Plotin et Porphyre par Marie-Nicolas Bouillet. Pline l'Ancien par Émile Littré. Pomponius Mela par Louis Baudet. Xénophon par Eugène Talbot. Tacite par Jean-Louis Burnouf.

Dans un registre plus international : Le Livre des rois de Ferdowsi est proposé dans sa traduction par Jules Mohl. L'Edda de Snorri Sturluson est traduit par Rosalie Du Puget (tandis que l'Edda poétique l'est par l'incontournable Régis Boyer). L'abbé Sauveplane est notre traducteur de l'épopée babylonienne de Gilgamesh (sa version est néanmoins complétée par celle d'Abed Azrié). Les Lois de Manou sont traduites par G. Strehly. Concernant les épopées indiennes, nous avons choisi pour la même raison les versions de Fauche (Ramayana et Mahabharata), Ballin (Mahabharata), Roussel (Ramayana) et surtout Burnouf (Bhagavad Gita et Bhagavata Purana).

Occasionnellement, il peut n'exister qu'une seule version française, qui est donc nécessairement celle que nous avons retenue. Citons pour exemple Les Dionysiaques de Nonnos, dont la traduction de Marcellus est la seule dont nous disposons. Les Mémoires sur les contrées occidentales de Xuanzang sont traduites par Julien Stanislas. La Réfutation des différentes sectes des païens d'Eznik de Kolb est traduite par Paul-Émile Le Vaillant de Florival. L'Histoire de l'hérésie des Albigeois par Pierre de Vaulx-Cernay est traduite en français moderne par François Guizot. Pour des auteurs mineurs (Photius, Polyen, Scylax, Arrien, Julien, Lucien, Appien…) nous avons puisé les textes dans la bibliothèque numérique du site de référence des études de lettres classiques : Remacle.org.

Qu'ils soient mythographes, indianistes, latinistes ou hellénistes, les grands savants du 20e siècle contribuent aussi à notre étude, notamment à travers les travaux de l’helléniste belge Marie Delcourt, de Georges Dumézil (notre source à propos des légendes ossètes), de Mircéa Eliade, d'Hermann Lommel (à propos des Aryens), de Geneviève Bianquis (Germains), de René Derolez (idem), de Ferdinand Lot (France médiévale et gauloise), d'André Varagnac (idem) de Jean Varenne (mazdéisme)... Citons encore des universitaires de renoms, dont les travaux sont plus récents : les professeurs Vladimir Kouznetsov et Iaroslav Lebedynsky sont nos références à propos des Cimmériens, des Alains, des Scythes et des Sarmates.

Les auteurs indiens sont bien sûr représentés. Les célèbres Ramakrishna et son disciple Vivekananda, mais aussi Sivananda ou même Satya Sai Baba, témoignent et commentent les Védas et les Puranas. Cependant, pour ne pas puiser dans des commentaires plutôt qu'à la source textuelle, nous avons pris soin de traduire (depuis l’anglais) des textes de références védiques et tamouls. Nous proposons donc des versions inédites dans notre langue du chant sacré du Sri Rudram, de l'Abhirami Andhati, du Tirumantiram (pour lesquels nous avons considéré les traductions anglaises de P. R. Ramachander et Maunish Vyas), de l'Adhyatma Ramayana de Ramananda, de la Rama Gita de Sivananda, de l'Avadhuta Gita, de l'Ashtavakra Gita (pour ces deux derniers titres, nous nous sommes aidés des versions de base proposées par Wikisource), ainsi que de nombreux poèmes composés par les écoles de Shankara et Tulsidas (Ananda Lahari, Annapurna Stotram, Hanuman Chalisa, etc.).

Afin de proposer un corpus de citations original et inédit, nous avons introduit des propos atypiques qui nourrissent des positions universitaires ou théologiques plus classiques. Ces ouvertures émanent d'auteurs ésotériques ou chrétiens, d'écrivains de littérature enfantine, d'artistes, de critiques ou de philosophes, dont la gloire se fit en relation (ou non) avec la thématique antique, indo-européenne ou indienne. Nous avons aussi ouvert nos pages à des auteurs qui n'ont pas connu le consensus universitaire, mais dont le témoignage et les recherches sont précieux. Pour illustration, mentionnons les travaux de Terence McKenna sur les enthéogènes, ainsi que ceux d'Alain Daniélou sur l'hindouisme. Daniélou est un musicologue converti au shivaïsme, qui fut longtemps résident de la ville sainte de Varanasi. Ses interprétations sont certes non conformistes, mais nous les considérons néanmoins comme les plus convaincantes. Shiva et Dionysos – La religion de la Nature et de l’Éros et surtout Mythes et dieux de l'Inde : le polythéisme hindou, sont dans nos pages des références implicites et constantes. Il en va de même pour la théorie guénonienne de la tradition primordiale, à laquelle nous adhérons entièrement.

Plus encore, nous n'avons pas refusé de consulter les tendancieux Jacques Bergier et Louis Pauwels à propos du mythe aryen moderne (Le Matin des magiciens étant l'une des très rares sources francophone évoquant les thèses horbigiennes). De même, nous avons ressorti du cabinet des curiosités le mystérieux Livre de Vélès, reconnu pourtant comme un faux. Nous avons en effet considéré ce texte à sa juste valeur, c'est-à-dire en tant qu'illustration fidèle, si ce n'est véridique, d'une tradition slave pré-chrétienne dont il ne reste par ailleurs plus rien d'exploitable d'un point de vue littéraire. Le Livre de Vélès étant encore inédit dans notre langue, nous en proposons une traduction personnelle. Par ailleurs, nous avons consulté le Dictionnaire infernal de l'écrivain, éditeur et journaliste Jacques Collin de Plancy. S'y trouvent de très nombreuses mentions des traditions et divinités païennes, bien que présentées sous une forme démoniaque.

L'étude des civilisations indo-européennes n'exclut pas la connaissance des autres civilisations, notamment celles voisines d’Égypte et de Mésopotamie. En ce qui concerne l’Égypte ancienne, nous avons extrait nos citations des traductions de références que sont celles des égyptologues George Carnarvon, Alan Gardiner, Paul Pierret (Livre égyptien des morts) et Christian Jacq. Pour l'Enuma Elish, nous avons suivi les traductions de Leonard William King et de Wilfred G. Lambert. Quant aux citations du Coran, elles sont extraites de la version grand public de Muhammad Hamidullah (Le Saint Coran. Albouraq, Beyrouth, 2008).

 

13. Comment consulter les sources ?

L'immense majorité de nos citations relève du domaine public. De nombreux ouvrages dont elles sont extraites peuvent être consultés sur Wikisource, mais aussi sur Remacle.org.

En ce qui concerne les chants des alvars et des nayanars, ainsi que les mantras et les prières indiennes de Shankara, les traductions françaises sont inédites et inspirées par les travaux de P.R. Ramachander.

Deux bibliographies, une sélective et une complète, sont proposées en annexe de ce blog.

 

14. Pourquoi utiliser autant de citations ?

L'Héritage indo-européen est un projet qui se revendique du style littéraire de la bibliothèque. Ce genre, jadis en vogue durant l'Antiquité tardive, se donnait pour objectif de répertorier ce qui avait pu être dit ou écrit, de valeur et d'importance, sur un corpus thématique précis.

En outre, notre principal objectif étant de proposer des documents de qualité afin d'aider la diffusion du patrimoine indo-européen, il nous semblait important de proposer des auteurs confirmés, témoignant de théories toujours d'actualité.

 

15. Puis-je réutiliser le contenu du blog ? Puis-je en diffuser le contenu ?

Le contenu du blog et du livre est diffusable et réutilisable. L'immense majorité des citations relèvent du domaine public et est donc libre de droit. Les citations qui ne relèvent pas du domaine public sont assez courtes pour relever par défaut du droit de citation. Elles peuvent donc être diffusées.

Sauf mention contraire, les illustrations relèvent des licences Créative Commons (bon nombre d'entre elles sont proposées par Wikipedia).

Quant aux textes et aux illustrations inédites, l'auteur encourage leur diffusion, du moment que son nom (Gregoire de Visme) ainsi que le titre du livre (Arya-Sharma, l'héritage indo-européen : peuples, spiritualités, mythes et divinités) sont cités comme références.

 

16. Remarques, critiques et encouragements

Si les propositions avancées dans les pages du site ou dans le livre vous paraissent fausses, envoyez-nous vos remarques par mail (publications.arya.dharma@gmail.com).

Si elles vous paraissent utiles, apportez-nous votre contribution et diffusez-les. Enrichissez-les.

 

Faites un don.

17. À propos de l'auteur

Après des études de lettres, puis d'ethnologie et de préhistoire en banlieue parisienne, Greg de Visme quitte la France en 2008 pour rejoindre l'Inde sac au dos. Durant près d'une décennie, il arpenta le sous-continent, mais aussi le Tibet, l'Iran et la Chine. De retour dans sa patrie, il se propose de relier les patrimoines spirituels indiens et européens. C'est avec passion et générosité qu'il livre les clés pour comprendre un pays et ses traditions spirituelles.

 

 

18. À propos du livre "Arya-Dharma, l'héritage indo-européen : peuples, spiritualités, mythes et divinités".

L'encyclopédie Arya-Dharma, l'héritage indo-européen – peuples, spiritualités, mythes et divinités est disponible en version brochée (ISBN 978-2-493890-00-9) et numérique (ISBN 978-2-493890-01-6 et 9798422951345). La version numérique est cependant présentée sans illustration. La version papier contient 54 tableaux de correspondances entre divinités, ainsi que de nombreuses cartes, schémas et illustrations.

La version brochée est en vente sur Amazon (17/24,4 cm, 826 pages, 1,7 kg).

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La version numérique est en vente dans diverses boutiques en ligne comme Fnac / Kobo et bien sûr Amazon.

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Pour ceux que les géants du numérique rebutent, notre livre est aussi en vente sur Bookelis, une plateforme française d'auto-édition et de vente à la demande.

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Afin de promouvoir, d'illustrer et de compléter notre projet, nous proposons de nombreuses publications numériques, tels que :

 

- Abhirami Anthadhi, le chant d'amour à la déesse (livre numérique ISBN 978-2-493890-10-8).

 

- Florilège de la mystique indienne : une lecture condensée et facilitée de la Bhagavad Gita, de l'Avadhuta Gita et de l'Ashtavakra Gita (livre numérique ISBN 978-2-493890-13-9).

 

- La littérature indo-européenne, du Veda au folklore médiéval (ISBN 978-2-493890-03-0).

 

- La Poésie de Shankara (livre numérique ISBN 978-2-493890-24-5).

 

- La Poésie sacrée des Alvars, le Thiruppavai de Andal suivi du Periya Thiruvandhadhi de Nammalwar (livre numérique ISBN 978-2-493890-26-9).

 

- Le Bréviaire du polythéisme (livre numérique ISBN 978-2-493890-30-6).

 

- Le Livre des lois ancestrales, Codes et réglementations antiques (livre numérique ISBN 978-2-493890-20-7).

 

- Les Kailashas, la dernière tribu indo-européenne (livre numérique ISBN 978-2-493890-32-0).

 

- Les Lamentations d'Ipou-Our (livre numérique ISBN 978-2-493890-35-1).

 

- Le Système des castes : l'exemple indien et ses correspondances indo-européennes (ISBN 978-2-493890-08-5).

 

- L'Islam en Inde : douze siècles de combat (livre numérique ISBN 978-2-493890-39-9).

 

- Rama Gita, l'enseignement du roi Rama (livre numérique ISBN 978-2-493890-42-9).

 

- Sri Rudram, le divin chant de la colère (livre numérique ISBN 978-2-493890-44-3).

 

- Svastika : Introduction à un signe universel (livre numérique ISBN 978-2-493890-46-7).

 

- Tirumular, gana de Shiva - La vie du saint shivaïte par Sekkizhar et l'introduction du Tirumantiram, le premier des agamas (livre numérique ISBN 978-2-493890-47-4).

 

Tous ces titres sont disponibles en versions numériques dans les boutiques Bookelis, Amazon et Kobo / Fnac.

19. Quelle est notre position par rapport aux polémiques remettant en question la véracité historique des Indo-Européens ?

Notre ouvrage (Arya-Dharma, l'héritage indo-européen) témoigne de la réalité génétique, archéologique et culturelle d'une civilisation eurasiatique commune. Nous tenons donc à nous prononcer sur quelques points.

Le livre de J.-P. Demoule : Mais où sont passés les Indo-Européens ? a connu un très fort écho médiatique. Pour autant, il est loin de provoquer le consensus universitaire autour de ses conclusions. Nous encourageons donc fortement les lecteurs à se documenter sur les avis parfois très dubitatifs qu'il suscite. La critique scientifique, à rebours de la critique littéraire, reproche à cet ouvrage de mélanger insidieusement la négation des plus évidentes réalités scientifiques, à de sinistres lubies politiques. Selon J. P. Demoule, la thématique indo-européenne serait intrinsèquement liée à celle du suprémacisme européen. Il va de soi que de telles propositions, si futiles, ne peuvent semer le doute sur l'indéniable réalité historique, linguistique et culturelle des Indo-Européens.

Rappelons simplement que les études indo-européennes se sont construites sur plusieurs siècles de recherches universitaires, lesquelles succédaient à plusieurs millénaires de gnose... Ne peut être nié ce que la linguistique a mis en lumière, puis ce que la génétique et l'étude des religions ont prouvé.

 

 

20. Quelle est notre opinion sur l'emplacement supposé du foyer indo-européen ? Et sur la langue indo-européenne originelle ?

Il nous semble difficilement concevable que depuis une hypothétique langue indo-européenne originelle parlée vers -3000 sur les bords de la mer Noire, se soient développées en seulement 1000 ou 1500 ans des langues aussi différentes que le latin, le grec archaïque, le tokharien ou le sanscrit védique.

Nous pensons donc que la civilisation de Yamna (V. -3000) et celles qui l'annoncent (Sredny Stog, v. -4500 ou les premiers kourganes, vers -6000), sont des évolutions tardives de cultures occidentales proto-indo-européennes, plutôt que des possibles “foyers indo-européens”.

De même, nous considérons l'Anatolie comme une étape intermédiaire, plutôt que comme une aire d'origine dans le vaste et plurimillénaire mouvement migratoire des tribus proto-indo-européennes.

L'origine des Indo-Européens devrait être recherchée à une époque bien plus antérieure que celle habituellement proposée (vers -8000 pour la théorie anatolienne, vers -5500 pour la théorie kourgane et vers -3500 pour la théorie Yamna). Les récentes études génétiques, tout comme l'étude approfondie de la mythologie comparée (qui montre des similitudes entre croyances égyptiennes, védiques et ouraliennes), nous poussent à concevoir l'idée d'une culture proto-indo-européenne dont la généalogie remonterait au Paléolithique supérieur (c'est-à-dire entre la fin de la dernière glaciation et le début de la phase néolithique, entre -25 000 et -10 000).

Par conséquent, nous serions tentés de proposer la Sibérie méridionale comme possible foyer indo-européen, à une époque qui prédaterait l'apparition de l'haplogroupe R1b en Europe occidentale (donc au moins vers -15 000). Cette zone originelle comprendrait comme marqueurs géographiques naturels le lac Baïkal, la chaîne montagneuse de l'Oural et la mer Caspienne.

Avant cela, les quelques tribus ancestrales proto-indo-européennes devaient occuper des territoires plus orientaux, et peupler vraisemblablement les vallées des fleuves sibériens (Iénisséi), chinois (Amour) et sogdien (Oxus).

Quant à l'hypothétique langue indo-européenne, nous croyons en son existence, mais nous prêtons plus de crédit à la théorie d'un dialecte commun créolisé dans les steppes d'Eurasie (Sibérie centrale et méridionale), et dont l'origine remonterait au Paléolithique (v. -20 000 à -10 000), plutôt que sur l'existence, durant la Haute Antiquité (v. -3000), en une aire géographique donnée (actuelle Ukraine), d'une seule et unique langue ancestrale (que serait le proto-indo-européen reconstruit par les universitaires).

FOIRE aux QUESTIONS (F.A.Q)
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