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Arya-Dharma, l'héritage indo-européen

La bibliothèque numérique consacrée aux traditions primordiales et indo-européennes

L'ARBRE de la connaissance (mythe indo-européen)

Arbre Panchavati - Gretz, centre védantique Ramakrishna

Arbre Panchavati - Gretz, centre védantique Ramakrishna

De l'arbre du samsara, l'ignorance est la graine, l'identification avec le corps, la jeune pousse, l'attachement aux sens, les feuilles vertes ; l'action, l'eau dont on l’arrose ; le corps grossier, le tronc, les différentes énergies vitales en sont les branches, les organes, les rameaux ; les objets des sens, les fleurs ; les multiples souffrances dues aux actions, les fruits, et l'âme particularisée, c'est l'oiseau qui y demeure. 

Shankara, le plus beau fleuron de la discrimination.

Mentionnés dans l'Épopée de Gilgamesh, dont la tradition orale remonte au moins à 2000 ans avant notre ère, le verger et les arbres magiques sont des mythes parmi les plus anciennement documentés.

Gilgamesh s’engagea hardiment sur cette route obscure, que suit le soleil au-dessous de l’horizon. Après avoir marché pendant vingt-quatre heures, à l’aveugle, à travers la nuit profonde, il se trouva tout d’un coup en pleine lumière, parmi des jardins enchantés, tout plantés d’arbres ravissants, avec leurs branches pendantes et leurs fruits étincelants comme des pierres précieuses. Gilgamesh avait enfin mis le pied sur cette terre idéale, située sur les rivages lointains, aux extrémités du monde, il touchait à ce pays du rêve, qui se cristallisa, dans l’imagination des peuples jeunes, en ces paradis enchanteurs où l’on cueillait les pommes d’or.

Trad. Sauveplane

On retrouve cet arbre en Grèce : dans le village de Boiai, Artémis Soteira était adoré sous la forme d'un myrte, un des nombreux arbres sacrés. Mentionnons aussi le verger des Hespérides, situé où se rencontrent les étoiles du soir et du matin, où vivent les nymphes.

Dans la mythologie slave, les prairies paradisiaques sont les « plaines d'été », elles ne sont pas sans rappeler les champs d'Aaru de la mythologie égyptienne.

Le folklore ossète comprend un mythe similaire. Dans ce passage, le héros Soslan parle et sa femme, résidente du monde des morts, lui répond.

« Je me suis trouvé ensuite devant une plaine remplie de céréales et de toutes les bêtes domestiques et sauvages, et les bêtes sauvages paissent avec les domestiques. À travers la plaine coule une grande rivière, au bord de laquelle cent jeunes filles dansent, se tenant par la main. Devant elles sont placées toutes sortes de mets et de boissons. Elles m'ont fait entrer dans leur danse et, quand je leur ai demandé à manger, elles m'ont répondu : « Viens vivre avec nous, oublie le monde d'en haut et nous te nourrirons ; tous les mets que tu vois devant nous, tu t'en trouveras comme rassasié sans en manger. » Je leur ai dit que je ne voulais pas d'un pays où la règle est de ne pas manger. Quel est ce mystère ?

- Tu as vu là la Plaine du Paradis. Les jeunes filles sont celles qui sont mortes avant d'avoir été mariées ou fiancées. Les mets sont ceux que leur offrent leurs parents dans le monde d'en haut, mais, comme tu l'as vu, elles n'y touchent pas : la seule vue suffit à les rassasier. » Récit extrait de Soslan au Pays des Morts, G. Dumézil, Le Livre des héros.

Continuons notre tour d'horizon des arbres mythologiques en Scandinavie :

« La demeure favorite des dieux est près du frêne Yggdrasil. C’est l’arbre le plus beau, le plus vigoureux qui existe. Il a trois racines qui s’étendent à une immense distance l’une de l’autre. La première touche à la demeure des Ases, et se baigne dans la source du passé ; la seconde repose dans la source de la sagesse. Le maître de cette source est Mimir ; il est le sage par excellence, parce que chaque matin il vient boire à cette source. Odin a voulu y boire une fois, mais il n’a pu obtenir cette faveur qu’en y laissant un œil. La troisième racine tombe dans la source des serpents. Le frêne Yggdrasil est l’arbre du monde, l’arbre immense dont les rameaux s’étendent sur la terre et montent jusqu’au ciel. Là les dieux tiennent leur assemblée ; là les trois Nornes président au destin des hommes. » X. Marmier, Les Chants Danois.

Elles tiennent entre leurs mains le fil de la vie humaine ; elles le tordent sous leurs doigts endurcis ; elles le roulent sur leur lourde quenouille ; elles le coupent avec leurs ciseaux de fer. Sur les rameaux du frêne merveilleux, on voit un aigle qui sait, dit l’Edda, une prodigieuse quantité de choses ; au-dessous de lui est un serpent qui ronge les racines de l’arbre. Un écureuil court sans cesse de l’aigle au serpent, et cherche à semer entre eux la défiance et la haine. Il y a encore auprès de l’Yggdrasil deux beaux cygnes, qui chanteront un jour son chant de mort, et quatre cerfs qui se partagent ses feuilles, comme les saisons se partagent les dépouilles du temps.

X. Marmier. Lettres sur l’Islande

Iggdrasil

Iggdrasil

La Vita de Judicaël, du moine Igomar, est l'hagiographie du roi breton Judaël, qui régna sur l'Armorique vers 580 de notre ère. Dans le monde celto-germanique, il s'agit d'un des témoignages les plus anciens du mythe de l'arbre-monde. Ce récit onirique, aux accents de prophétie druidique, nous montre une nouvelle fois que le mythe de l'Axis Mundi montagneux est lié à celui de l'arbre-monde.

« Le cambrien Jud-Hael, peu de temps après l’arrivée du barde [Taliesin] sur le continent, avait eu un songe ; il avait rêvé qu’il voyait une haute montagne au sommet de laquelle s’élevait, sur une base d’ivoire, une grande colonne dont les pieds s’enfonçaient profondément dans la terre, et dont le front chargé de rameaux touchait le ciel. La partie inférieure était de fer, brillant comme l’étain le plus poli et le plus épuré ; tout autour étaient attachés des anneaux de même métal, auxquels on voyait suspendus des cuirasses, des lances, des casques, des épieux, des freins, des brides et des selles, des trompettes guerrières et des boucliers de toute forme. La partie supérieure était d’or et brillait, dit l’historien de Jud-Hael, comme le phare élevé sur le rivage saxon ; tout autour étaient attachés des anneaux d’or auxquels on voyait suspendus des candélabres, des encensoirs, des étoles, des ciboires, des calices et des Evangiles. Comme le prince admirait cette colonne, le ciel s’ouvrit, et une jeune fille d’une merveilleuse beauté en descendit et s’approcha de lui : « Je te salue, dit-elle, ô chef Jud-Hael : je suis celle à qui tu confieras pour quelque temps la garde de cette colonne et de tous ses ornements ; j’y suis prédestinée. » Ayant ainsi parlé, le ciel se ferma, et la jeune fille disparut. » Th. Hersart de La Villemarqué, Barzaz Breiz.

Le druide Taliesin (v. 550) mentionné dans le texte précédent est souvent présent dans la littérature celto-chrétienne de Grande-Bretagne du début du Moyen Âge. Taliesin était un maître spirituel celte converti au catholicisme. Réformateur du druidisme ancestral, il essaya de le réhabiliter face à la décadence des bardes vagabonds. La vision du roi Judaël se place donc sous le signe d'un syncrétisme celto-chrétien parfaitement avoué, qui annonce les mouvements mystiques et artistiques inspirés de la Table ronde et du Graal.

En Normandie, la folkloriste Amélie Bosquet n'a pas de difficulté à relever la présence de ces arbres magiques, même plusieurs centaines d'années après la fin du druidisme :

« Le culte des arbres était particulier au druidisme, et, sous l’empire de cette religion, qui semblait tendre au développement d’un profond sentiment d’admiration pour les beautés les plus majestueuses de la nature, le chêne, roi de nos forêts, fut l’objet d’une vénération spéciale. Bien des vestiges de ce culte primitif peuvent se reconnaître et s’observer encore autour de nous. Telle est la gracieuse coutume de placer de petites statuettes de la Vierge et des Saints dans le creux des plus beaux arbres qui s’élèvent au milieu de nos champs ou de nos forêts. Ces images pieuses, érigées là, sans doute, par le zèle intelligent de nos premiers pasteurs, étaient comme un appel chrétien fait pour détourner des vœux idolâtres. Toujours est-il que l’usage de ces chapelles naturelles s’est perpétué, et que, dans la Normandie, il en existe un grand nombre d’une renommée toute populaire. On cite le Chêne d’Allouville, près d’Yvetot ; le Chêne à la Vierge, près d’Elbeuf ; le Hêtre Saint-Nicolas, entre Elbeuf et la Saussaye ; le Hêtre à l’Image, entre Orival et la Londe ; le Chêne à l’Âne, dans la forêt de Jumiéges ; le Hêtre Notre-Dame, près du Bourgtheroulde, et beaucoup d’autres encore. » La Normandie romanesque et merveilleuse.

En Perse, Gaokerena est l’Arbre cosmique à sept branches : d'or, d'argent, de bronze, de cuivre, d'étain, d'acier et d'un « mélange de fer » (Bahmanyasht).

En Inde, la ville céleste Indrapura protège en son cœur le jardin de Nandana, un verger de plantes sacrées. C'est à Nandana que vivent les apsaras (nymphes), qui sont les compagnes d'Indra. Indrapura fut construite par Tvastar, puis conquise par Indra. Des milliers de divinités depuis remplissent la ville, où se déroulent des festins et des concerts permanents tandis qu'un concert de douce musique s'y fait toujours entendre. Le verger de Kapilavriksha, celui de Nandana, évoque alors celui de Kapanga de la tradition dravidienne :

Tous se prosternent aux pieds d'Abhirami : Shiva aux trois yeux, les quatre Vedas, de même que Vishnou et Brahma. Faisant ainsi, ils gagnent leur place à Indrapura, au sommet du mont Méru. C'est là qu'est situé le merveilleux jardin de Kapaga, irrigué par des torrents de nectar. Au cœur de ce bois merveilleux dansent des jeunes filles, qui même dans l'ombre des arbres à souhaits, brillent comme cent mille soleils. Dans l'ombre de l'arbre à souhaits, ils vivent dans la joie éternelle, certains que plus jamais ils ne renaîtront d'une autre mère. 

Abhirami Andhati, 74 et 75

Tout comme Nandana, Kapanga est composé d'un bois d'arbre à souhaits : un type de figuier au très large tronc, aux racines tentaculaires et au vaste et épais feuillage comprenant de nombreuses lianes retombant au sol. Sur ces lianes, les croyants attachent des bouts de tissus sur lesquels sont écrites des prières, avec le vent elles s'envoleront vers les dieux. Cette tradition trouve un écho certain dans la coutume sino-japonaise qui consiste à accrocher des cadenas aux grilles et aux rambardes des ponts (pour les amants d’Extrême-Orient, c’est une manière d'exprimer leur promesse).

L'arbre Kapilavriksha (Kadampa ou Kapanga) est l'arbre-monde, l'arbre de la connaissance, associé au verger du paradis (l'île de Sveta-Dvipa, l’île du « repos de Shakti »). Aussi appelé « l'arbre à souhaits », cet arbre est le pourvoyeur de tout ce que l'humanité peut désirer : richesses, amour, sagesse. C'est sous un tel arbre que la princesse Sita attendit d'être délivrée des griffes de Ravana.

Le premier arbre à souhaits est né du célèbre épisode du barattage de la mer de lait :

Il sortit enfin de l'écume blanchâtre l'arbre de la connaissance, aussi nommé l'arbre à souhait. 

Kurma Purana.

Il existe depuis plusieurs jardins de Kapanga et l'un d'eux est situé sur Sripura, l'île de la déesse Shakti. C'est là que Shakti et Shiva font l'amour, entourés d’arbres dont les fruits sont les sciences.

Peu de sages le savent, mais au milieu de l'océan du nectar, balayée par la brise cosmique, se trouve en effet une île aux pierres précieuses. Au cœur de l'île aux pierres précieuses se trouve le jardin de Kampala, le verger composé d'arbres à souhaits. Dans ce jardin se trouve la pagode de l’intelligence, uniquement composé de joyaux étincelants. Dans cette pagode se trouve le trône de Shiva et sur ce trône tu es assise. Vague dans l'océan des vérités éternelles, bénis soit ceux qui te servent !

Shankara, Ananda Lahari, 8.

L'iconographie du bouddha historique (Siddhartha Gotama) le représente en position du lotus, sous un arbre qui l’abrite de son feuillage. C'est sous cet arbre que le Bouddha trouva l'Illumination ; en méditant sous l'arbre de la sagesse ultime (Mahabodhi), le maître repoussera les assauts de l'illusion (Maya), ce qui lui permettra d'accéder à la sagesse ultime (para-nirvana). Il s'agit de l'arbre de la bodhi, l'arbre de la sagesse, dont l'emplacement exact est situé dans le Bihar, à quelques kilomètres de Gaya. L’Illumination se nomme « moksha » en sanskrit, un mot qui désigne le bonheur « sans fin ni commencement » du Brahman. Celui qui accède à la moksha comprend tout, accepte tout, a conscience de tout. Il est connecté avec les plus profondes vérités régissant l'Univers, et s'en détache pour ne plus être en attente, en demande ou en mouvement.

Après avoir repris des forces, Bouddha quitta les collines où il avait erré pendant sept ans et s'approcha d'un village. C'est alors qu'il combattit sous un arbre (un figuier sauvage) la démone qui tentait de le séduire en lui proposant toutes les richesses et tous les vices de l'Univers pour le divertir de son ultime méditation.

C'est aussi sous cet arbre qu'il prononça ses premiers prêches, juste avant que ne se forme autour de lui un groupe de disciples qu'il mena d'abord à Sarnath, puis à Varanasi, la capitale religieuse du sous-continent. Là, celui que l'on appelait désormais Bouddha, « l'éveillé », fonda son école, c’est-à-dire un ashram permettant d’accueillir ses premiers disciples.

La tradition jaïne des tirthankaras, alors en vogue à l'époque du Bouddha, propose un mythe similaire concernant l'Illumination du jina Rishaba :

« Pendant mille ans, Bhagavan Rishabhdev continua ses dures pratiques spirituelles, en ignorant complètement son corps et les autres activités du monde. Le onzième jour de la moitié sombre du mois de « phalgun » (février / mars), il méditait sous un arbre banyan, dans le jardin Shakatmukh, à l’extérieur de la ville de Primtal, près d’Ayodhya. Dans la matinée, il dépassa l’état élevé de pureté de la méditation. L’intensité de sa pratique provoqua l’effacement des karmas qui obscurcissent la connaissance et la perception, et des karmas trompeurs. De ce fait, il atteignit l’omniscience, l’état de l’âme le plus pur et le plus éclairé. Rishabhdev était devenu un « Jina ».

Lorsque Rishabhdev atteignit l’omniscience, le monde entier fut rempli, pendant un moment, d’une lueur apaisante. De nombreux dieux descendirent des cieux pour manifester leurs respects au Tirthankar. Ils créèrent aussi le « samavasaran » (le pavillon divin). Le roi Bharat se dirigea vers la divine assemblée, monté sur un éléphant et accompagné de sa grand-mère Marudeva. Inquiète des rudesses de la vie ascétique de son fils, Marudeva fut soulagée lorsqu’elle vit le visage radieux de Rishabhdev, assis dans la divine assemblée, entouré de dieux heureux et éblouissants. La vue de son fils perché sur le pinacle spirituel déclencha un flot de joie spontanée dans son cœur. Cette joie se transforma doucement en un bonheur sans pareil et elle acquit l’omniscience. Au même moment, elle termina sa vie et devint une âme libérée (Siddha). Bhagavan Rishabhdev annonça que Marudeva était devenue une âme libérée. » Up. Shri Amar Muni, Les Vies authentiques des vingt-quatre Tirthankars (jainworld.com).

Tout comme la Dévi-Sripura des hindous, la déesse chinoise Xiwangmu est la gardienne du jardin merveilleux où poussent les fruits de la connaissance. S'il s'agit en Inde de l'arbre de la bodhi, l'arbre de l’intelligence dispensatrice de sagesse à travers ses feuilles, en Chine, il s'agit du verger des pêches magiques. Ces vergers magiques pousseraient soit au sommet du mont Kunklun, demeure de la déesse, soit dans des îles isolées de la mer orientale, demeures des Immortels (ce qui confirme avec insistance la filiation avec le mythe de l'île de Sripura). Le verger des pêches magiques se retrouve aussi dans le mythe de Sun Wukong, le roi des singes, un personnage totalement inspiré de l’Inde.

La fête des Pêches de l'immortalité est encore célébrée de nos jours en Chine le troisième jour de la troisième lune du calendrier lunaire, en concomitance avec l'anniversaire de Xiwangmu.

Ces lieux paradisiaques où se trouve un jardin fantastique, inspireront le jardin d’Éden des religions monothéistes.

Cependant, dans le mythe monothéiste, la femme commet le péché et le serpent rôde sous les ombrages d'un arbre interdit… Tandis que dans les mythes hindous, ces vergers, tout en demeurant secrets et reculés des mortels, ne sont pas interdits, et les fruits du savoir ne sont pas néfastes. Ces fruits, interdits dans le monothéisme abrahamique, sont au contraire les fruits de la sagesse en Inde. Les traditions indiennes considèrent donc l'arbre de la connaissance d'une tout autre manière que les traditions abrahamiques. Les spiritualités indiennes poussent même leurs adeptes à goûter de ce fruit, qu'ils identifient aux Vedas et à la pratique du yoga. Mais encore, la jouissance et le bonheur sur Terre sont clairement reconnus par les doctrines indiennes comme faisant entièrement partie de l'expérience de l'incarnation terrestre. L'arbre de vie des Indiens est donc lui aussi un arbre de la connaissance, tout autant qu'un arbre du désir, mais il n'est ni interdit, ni tabou.

Des nymphes sont dédiées à ces arbres ; elles dansent dessous et en cueillent les fruits qui sont ensuite offerts à leur maîtresse Shakti ou à leur maître Indra. Une des visions du paradis hindou est d'ailleurs de vivre aux côtés de Shakti, Shiva, Indra ou Krishna et d'être libre de cueillir ces fruits pour l'éternité (Bhakti).

Il est un figuier perpétuel dont les racines poussent vers le haut et les rameaux vers le bas, ses feuilles sont des poèmes : celui qui le connaît, connaît le Veda. Il a des branches qui s’étendent vers le haut et vers le bas, et dont les branches sont karma, les bourgeons les objets sensibles. Ce sont ses racines qui, dans ce monde, enchaînent les humains par l’enchaînement des actions. Ici-bas on ne saisit bien ni la forme, ni la fin, ni le commencement, ni la place de cet arbre. Quand, avec le glaive solide de l’indifférence, l’homme a coupé ce figuier aux fortes racines, il faut, dès lors, qu’il cherche le lieu où l’on va pour ne plus revenir. 

Bhagavad Gita, 15.

Jardins et arbres merveilleux

védique

Le jardin de Nandana à Indrapura

hindoue

Kalpavriksha (arbre de la connaissance)

vishnavites

Vrindavan - Goloka

shaktistes

Karpaga - Kadamba - Kampala

bouddhiste

L'arbre de la bodhi

jaïne

Kalpavriksha (arbre à souhaits)

kailasha

L'arbre géant dans lequel se cache les déesses Diziane et

Krumai

perses

Gaokerena (l'arbre du homa et de l'immortalité) -

L'arbre cosmique à sept branches

mazdéenne

Harvisptokhm (« l'arbre de toutes les graines »)

scythe

« Arbre des dieux »

grecque

Le jardin des Hespérides

pélasge

Le chêne sacré

celtes

Chêne porte-gui – le hêtre

folklore britannique

Le haricot magique de Jack (conte)

germanique

Irminsul – Mandragore, Alrune

scandinave

Yggdrasil

normands

Arbre à souhaits - chêne porte-gui

slave

Les plaines d'été (Summerland)

égyptiens*

Champs d'Aru - Sycomore de Nout

abrahamique*

Le jardin d'Eden

chrétien*

L'arbre de Jessé

 
L'ARBRE de la connaissance (mythe indo-européen)
L'ARBRE de la connaissance (mythe indo-européen)

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