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Arya-Dharma, l'héritage indo-européen

La bibliothèque numérique consacrée aux traditions primordiales et indo-européennes

Le voyage de BOUDDHA vers les mondes supérieurs et inférieurs

Le mythe du voyage de Bouddha vers les mondes supérieurs et inférieurs

Selon sa légende, une fois parvenu au para-nirvana, c'est-à-dire à l'éveil spirituel absolu, le Bouddha aurait voyagé à travers les mondes. Il aurait ainsi pris connaissance de tous les secrets, de toutes les vérités et de toutes les réalités de l'Univers.

Toute une semaine, celui qui était devenu le Bouddha, « l'être éveillé », fut immobile sous l’arbre de la science. La seconde semaine, il fit une longue promenade intérieure et il parcourut les trois mondes, que sont la Terre, les cieux, et les mondes souterrains.

Après avoir de son regard compatissant couvert tous ces peuples, Bouddha se rendit au mont Mérou, puis rejoignit son sommet, afin de survoler la ville céleste d'Indrapura. Il y vit Indra, Agni, Varuna, ainsi que tous les autres dévas. Tous levèrent les yeux au ciel et s'agenouillèrent d'admiration devant l'Illuminé, Bouddha, l'homme qui avait, par sa sagesse, dépassé leur céleste condition. Car si les dieux sont soumis à la destruction cyclique de l’univers, s'ils sont eux aussi soumis à la vie, à la mort et à la résurrection, Bouddha quant à lui n'était plus dépendant de rien, plus soumis à rien.

Plus léger même qu'une plume, libre de ses mouvements car libre de son corps et libre de toute forme de matérialité, Bouddha continua son ascension vers les confins des univers supérieurs, là où commençait le Ksheera Samudra, le légendaire océan de lait, duquel toute vie provient. Au cœur de cet océan sans fin, dans lequel nageait Sesha, le cobra à mille têtes dont le corps est la frontière entre la réalité destructible et de l'infini brahman.

Bouddha aperçut alors Dhruvaloka, le continent spirituel où résidaient les maîtres des planètes. Tous étaient venus l'admirer : Sourya, le soleil, Chandra, la lune, Mangal (Mars), Budhi (Mercure), Brihaspati, le gourou des dévas et gardien de la planète Jupiter, Shukra (Vénus), Shani (Saturne), Rahu et Kétu, les mystérieuses planètes vides et creuses responsables des éclipses et des trous noirs, Dhruva lui-même, l'humain, descendant de Manu, qui par sa sagesse conquit le cœur de Vishnou, il avait fait de lui le roi du système solaire ; tous se prosternèrent sur son passage.

Au centre de Dhruvaloka, émergeant à peine des flots de l'océan primordial, Bouddha fit une courte escale sur l'île de Svetadvipa, car c'était le lieu de rencontre de la Trimurti. C'est ici que se rencontrent Brahma, Shiva et Vishnou aux heures qui précèdent et succèdent à la fin des mondes. Sesha nageait non loin et chacune de ses mille têtes pleurant d'admiration devant Bouddha, qui prit place aux côtés de la Trimurti, laquelle baissa la tête à l'unisson devant lui.

Depuis le sommet de l'univers, Bouddha redescendit ensuite le Mérou pour s'enfoncer dans les profondeurs de la Terre, jusqu'à parvenir aux mondes souterrains des sept Patalas. Ces mondes obscurs étaient dirigés par des démons et des serpents nagas. Ils vivaient avec leurs sujets dans une grande opulence matérielle mais sans connaître l'élévation spirituelle, car la lumière du soleil n'y entrait jamais.

Ces mondes inférieurs avaient une dimension de 120 000 km, mais Bouddha les embrassa d'un seul regard, sa vision entrant dans chaque domaine, dans chaque existence, dans chaque parcelle de vie et de mort présente dans l'univers.

Tout d'abord, sous la surface de la Terre, Bouddha traversa Atala, le premier domaine souterrain qui menait aux univers infernaux. Là, se déroulait une titanesque orgie, et tous les résidents étaient intoxiqués au cannabis. Pour la plupart, il s'agissait de sirènes et de monstrueuses femmes lascives à l'humeur nympho-maniaques.

Atala passé, Bouddha entra dans le Vitala. Là se déroulait une autre orgie, encore plus violente et forcenée que la précédente. C'était Shiva lui-même, accompagné de ses ganas, qui menaient ce bal décadent.

Dans le domaine suivant du Sutala, appelé aussi Bali-loka, Bouddha reconnut Bali, le roi asura dont la sagesse avait conquis la confiance de Vishnou, il s'était alors servi de lui pour infliger une leçon à Indra, à l'époque ou dévas et asuras se livraient de terribles guerres.

Plus bas encore dans les tréfonds de l'univers, Bouddha croisa le démon Maya, celui-là même qui avait invoqué Yama afin qu'il ne connût jamais l'Illumination de la Moksha. Alors que Bouddha volait au-dessus de lui, Maya se prosterna et colla son front au sol, en signe de profond respect envers celui dont le pouvoir dépassait à présent largement le sien. Sans encombre, ne rencontrant jamais d'obstacle, Bouddha traversa Talatala, le domaine de l'illusion, construit par Maya sur les ordres de Brahma, lors de la création du monde.

Talatala derrière lui, s'avançaient à perte de vue les plaines désolées et fuligineuses de Mahatala, aussi appelé Naga-loka. Comme son nom l'indique était peuplé seulement de serpents qui vivaient là en famille et au calme. Cependant, ces serpents vivaient cachés dans des grottes, car leur seule mais permanente peur, était d'être attaqués par Garouda, l'oiseau de la vérité, le messager de Vishnou. Bouddha eut pour eux le même regard de contentement et de compassion, et comme les autres créatures de l'univers, les serpents sortirent de leur trou et se dressèrent sur son passage pour le saluer.

Plus bas encore, passa sous lui le Rasatala, la demeure des asuras châtiés et des titans Danavas qui y furent jetés par Vishnou en récompense de leur trahison. Les habitants de ce monde étaient cruels et ne connaissaient ni la lumière des Védas ni celle du soleil. Ceux-là vivaient aussi dans des cavernes et dans des maisons troglodytes, à la manière des serpents nagas. Ici était le domaine le plus misérable des 14 lokas védiques, c'est pour cela que Vishnou, l'être cosmique, l'avait choisi pour y poser ses pieds, sa tête étant au Svarga.

Bouddha rejoignit ensuite Patala, la demeure de Vasuki, le roi des serpents : un univers éthéré, sublime, calme, qui ne connaissait ni maladie ni corruption. Quelques instants plus tard, Bouddha avait encore parcouru des espaces incroyables et il fut en vue des quatre éléphants qui soutiennent les mondes et qui sont les gardiens des quatre coins cardinaux.

Sous eux, marquant la base des mondes qui s'érigent sur elle, Bouddha put contempler Kurma, la grandiose tortue dont la carapace est le support des mondes depuis l'épisode mythologique du barattage de la mer de lait. Kurma, un avatar de Vishnou, reconnut alors Bouddha comme n'étant autre qu'elle-même, et de même, Bouddha reconnut la tortue comme étant une autre incarnation de lui-même.

Le voyage de BOUDDHA vers les mondes supérieurs et inférieurs

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