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Arya-Dharma, l'héritage indo-européen

La bibliothèque numérique consacrée aux traditions primordiales et indo-européennes

Glossaire INDO-EUROPÉEN

Glossaire indo-européen

 

 

Achéens : Peuple proto grec arrivée des Balkans en Grèce continentale au début du second millénaire av. J.-C. Ils dominèrent alors les autochtones Pélasges.

 

Achéménides : Dynastie ayant fondé l'empire perse (559 à 330 av. J.-C.) qui régna de la Cyrénaïque (actuelle Libye) jusqu'aux rives de l'Indus et aux montagnes du Pamir (Premier Empire transcontinental). Le zoroastrisme en fut la religion d'état. Cyrus II, aussi appelé Cyrus-le-Grand fonda cet empire, faisant ainsi succéder aux Mèdes les Perses comme maîtres de la Perse et de la Babylonie.

 

Aditi : Aditi, qui veut dire en sanskrit « sans limite » est la mère des dieux védiques et des corps célestes. Elle les engendra avec le rishi Kashyapa, le savoir. Aditi représente l'espace infini qui s'étend sans rencontrer d'obstacle. Elle est l'origine de toute chose.

 

Adityas (Dévas) : Dans le Rig-Véda, les Adityas sont les sept fils d'Aditi, l'espace primordial d'où toute planète provient. Les Adityas sont les dieux protecteurs de l'existence. Il s'agit des principaux dieux du védisme : Varouna, l'eau, Mitra, la justice, Surya, le soleil, Chandra, la lune, Kamadéva, le désir, Agni le feu et Indra le ciel. Le Yajur-Véda mentionne, lui, neuf Adityas, incorporant à la liste Martanda, mort-né mais ressuscité en tant que Vivasvan, la lumière. Dans la tradition bien plus tardive de la Bhagavata Purana, les Adityas incarnent les douze mois de l'année. Leur liste est différente, se composant alors de Vishnou, Aryaman, Indra, Tvastar, Varuna, Dhata, Bhaga, Parjanya, Vivasvan, Amshuman, Mithra et Pushya.

 

Afanasievo : Culture de Sibérie méridionale (v. -3300 à -2400) du type kourgane et donc considéré comme un possible foyer proto-indo-européen.

 

Afrikaners : Peuple originaire d'une nation européenne, principalement les Pays Bas, l’Allemagne, la France et la Scandinavie, installé comme agriculteurs en Afrique du Sud et parlant une langue créole. Les Afrikaners se distinguent nettement des autres communautés blanches d'origine britanniques, leur langue se différenciant de l'anglais et la colonisation hollandaise en Afrique du Sud étant plus ancienne que celle des Britanniques. Les Afrikaners, dont les leaders politiques furent jadis responsables de l'Apartheid, sont de nos jours victimes du racisme et de la délinquance africaine (« saucissonnage » se terminant souvent par le kidnapping, le viol et le meurtre). Vivant en général dans des ranchs éloignés des grandes villes, et considéré comme plus fortuné que le reste de la population, ils sont en effet la cible idéale du grand banditisme, phénomène encore aggravé par le manque de réaction des pouvoirs publics ou de la communauté internationale. Les Afrikaners représentent quelque 2,5 millions de personnes sur une population totale sud-africaine de 55 millions (4,6 %). Leur langue est maternelle pour 13 % de sa population, ce qui est un bon indicateur de la prégnance culturelle des Afrikaners. En revanche, du fait des persécutions qu'elle subit, et de l'enlisement dans le communautarisme de l'état sud-africain, « après avoir représenté environ 20 % de la population totale du pays au cours du XXe siècle, la population blanche sud-africaine représente d'après le recensement de 2011, 8,9 % de l'ensemble de la population soit 4 586 838 personnes » (Wikipédia).

 

Agni : Agni est l'une des figures principales du panthéon védique. Il est le dieu du feu et à ce titre, il est le gardien des foyers et maisons. Agni est invoqué lors des rituels sacrificiels par le feu.

 

Airyana Vaejah : Pays légendaire d'où seraient originaires les premiers Aryens selon l'Avesta. Situé au pied du mythique mont Hara, le centre de l'Univers des mazdéens.

 

Alains : Peuple d'origine scytho-iranienne ayant participé aux grandes migrations du premier millénaire, chassé des hauts plateaux Perse. L'étymologie du mot propose une filiation avec le terme aryen. Leur présence est attestée à travers l'Europe, jusqu'en Bretagne où ils influencèrent la scène des conteurs et troubadours (légende de Tristan et Iseult). C'est cependant dans le Caucase que leur présence est la plus évidente, ayant laissé comme patrimoine à l'humanité les légendes des Nartes, précieusement recueilli par George Dumézil. Les Ossètes se revendiquent directs descendants des Alains.

 

Albanais : Peuple descendant des premiers indo-européens ayant colonisé les Balkans et dont la langue est le dernier vestige d'une branche indo-européenne balkano-anatolienne éteinte. Peuple original en Europe, les Albanais sont le seul peuple indo-européen musulman de ce continent, de même qu’ils sont le seul peuple non slave des Balkans. Le peuple kosovar leur est apparenté.

 

Allemands : Peuple germanique actuel le plus important démographiquement. La notion de peuple allemand est très récente, ne datant pas d'avant le XIXe siècle. Étymologiquement le terme allemand renvoie à la ligue de clan germanique des Alamans, qui menaçait jadis les frontières septentrionales de l’Empire romain. L'allemand moderne est parlé de nos jours sans grande variation d'Allemagne en Autriche.

 

Andronovo : Culture néolithique (v. - 2000 à – 900) du centre des Steppes eurasiennes (entre la mer Noire et la Caspienne, au nord du Caucase). Leur patrimoine génétique était semblable à ceux des habitants de la culture précédente de Sarmara, confirmant la région comme foyer possible des Proto-Indo-Européens et des Proto-Aryens. C'est aussi une des régions proposées comme lieu de composition initiale du Rig-Véda, l'autre contrée souvent cité étant le Cachemire.

 

Angles : Peuple germanique originaire de l'Allemagne actuelle et ayant colonisé l’Angleterre. Avec les Saxons, ils chassèrent les tribus celtes de leurs nouveaux territoires. Leur dialecte donna naissance à l'anglais moderne en se mâtinant de latin, de normand, de français et de danois.

 

Apam Napat : Apam Napat est la dénomination théologique védique et zoroastrienne qui symbolise l'élément eau. Dans les Védas comme dans l'Avestan, Apam Napat est considéré comme le créateur de toute chose.

 

Apsaras : Créatures féeriques et féminines, à rapprocher des nymphes gréco-romaines. Dotées d'une beauté irrésistible, maîtresses dans le charme sensuel est la danse, elles sont envoyées par les dieux pour perturber les ascètes hindous dans leur quête de l'absolu.

 

Arachosie : Satrapie perse achéménide située au sud-est de l'Afghanistan actuelle. Kandahar, « Alexandrie d'Arachosie », ville prospère de la route de la soie, y fut bâti sur les ordres du conquérant macédonien éponyme.

 

Arianisme : « doctrine christologique non trinitaire due à Arius (v. 256 à 336 apr. J.-C.), un presbyte chrétien d'Alexandrie en Égypte, qui affirme la croyance que Jésus-Christ est le Fils de Dieu qui a été engendré par Dieu le Père à un moment donné, une créature distincte du Père et qui lui est donc subordonnée, mais le Fils est aussi Dieu (c.-à-d. Dieu le Fils) » (Wikipédia). Clovis, roi franc que l'Histoire retient comme étant le premier roi barbare à s'être converti au catholicisme, s'était en fait converti au catholicisme romain de sa femme, tandis qu'il était déjà, ainsi que son peuple, converti au catholicisme tel qu'enseigné par la doctrine d'Arius. Outre sur la nature de Jésus, l'arianisme remet aussi en question l'autorité d'un unique pouvoir central que représenterait le pape. De fait, l'arianisme fut un mouvement spirituel très populaire parmi les populations germaniques d'Europe, en particulier dans les élites politiques, que leurs récents succès militaires avaient fait naître un désir de philosophie us complexe que le paganisme paysan qui avait été le leur des milliers d'années durant, tout en rejetant fièrement une quelconque ingérence romaine ou vaticane. Le Vatican gagnant cependant en prestige et en puissance, l'arianisme fut finalement condamné par la papauté romaine comme hérésie, puis très sévèrement combattu.

 

Arimaspes : Légendaire peuple hyperboréen.

 

Aristéas (7e av. J.-C.) : Maître spirituel de culture grecque mais formé en Scythie. Il est l'auteur de l'Arimaspé, une œuvre portant le nom d'un des peuples hyperboréens.

 

Ari Thorgilsson (Ari le savant, v. 1067-1148): Prêtre catholique, chef et historien islandais. Il est l'auteur d'ouvrages sur le début de l'histoire de l'Islande. Il est considéré comme le père de la littérature islandaise.

 

Arméniens : Peuple descendant des premiers indo-européens d'Anatolie (v. 2000 av. J.-C.). De tout temps rattaché à l'empire perse, ce qui explique la présence persistante du zoroastrisme dans l'Histoire de ce peuple. Nation chrétienne depuis deux mille ans, bien qu'entouré de nations islamiques depuis quelques siècles (Turquie, Irak, Iran).

 

Arrien (v. 95-v. 175) : Célèbre biographe d'Alexandre le Grand et le chroniqueur de sa campagne en Inde.

 

Arvernes : Puissant peuple celte gaulois occupant l'actuelle Auvergne.

 

Arya : Mot sanskrit signifiant homme de valeur, noble d'âme.

 

Aryaman : Aryaman est un dieu d'origine indo-iranienne qui appartient aux panthéons védiques et avestiques. Il est le protecteur des Aryens et il est invoqué lors des mariages, dont il est considéré comme le témoin. Il est le dieu de la parole donnée et des serments. Il est associé à la voie lactée et est le protecteur des marées.

 

Aryana : Capitale du peuple aryen, située au nord de la Perse et détruite par les troupes d'Alexandre-le-Grand à la fin du IVe siècle av. J.-C. Orthographié Haryana, il s'agit d'une région administrative nord indienne faisant référence à l'Arya-Varta, le légendaire « domaine des Aryens », aussi appelé Brahma-Varta, « le pays de Brahma », en référence au dieu créateur des hindous.

 

Arya-Varta : Légendaire « domaine des Aryens », aussi appelé Brahma-Varta, « le pays de Brahma », en référence au dieu créateur des hindous. Localisé entre l'Indus, l'Himalaya et le Gange.

 

Aryens : Les Aryens sont un des peuples premiers du groupe linguistique et culturel indo-européen. Leur trace remonte au début du second millénaire avant J.-C. et leur civilisation est largement documentée par des œuvres magistrales telles que les Védas ou l'Avesta, dont la composition composite s'étend du second millénaire avant J.-C. jusqu'au débit de notre ère. Originaires de Bactriane et de Margiane, des alentours de la vallée de l'Oxus, les Aryens trouveraient leur origine dans la culture néolithique sud-sibérienne de Yamna. Vers 1800 à 1500 av. J.-C., après avoir prospéré dans ce qui constitue de nos jours le Turkestan, le groupe ethnique aryen se subdivisa en deux groupes : les Aryens occidentaux suivirent l'enseignement monothéiste de Zarathoustra, puis colonisèrent démographiquement et militairement ce qui allait devenir la Perse, tandis qu’un autre groupe refusa la doctrine anti-védique de Zarathoustra et fut contraint de s'exiler de l'autre côté des cols de l'Hindu Kush. Les Aryens orientaux s'installèrent d'abord le long de la vallée du Gange, prenant possession d'un vaste territoire qui était voué à la sécheresse depuis de longs siècles, à la dépopulation et à la paupérisation. La glorieuse civilisation de l’Indus n'était déjà plus qu'un lointain souvenir lorsque les Aryens s'établirent le long du Sindh, le fleuve Indus qui donnera son nom au peuple qui vit sur ses rives : les Sindhus. Son peuple et ses soldats massacrés par les troupes d'Alexandre le Grande, la capitale de l'Aryana détruite, la race des authentiques Aryens perses disparut de Perse, sans pour autant cesser d'inspirer sa culture et ses traditions. Le zoroastrisme, religion fondée par le prophète aryen Zarrathoustra, continuera d'être pratiqué en Iran jusqu'à l'avènement de l'islam. En Inde, les Aryens cessèrent de dominer la scène politique et religieuse à la fin de la période brahmanique, tandis que le bouddhisme et le jainisme remettaient en question l'hégémonie religieuse du védisme et que fleurirent les traditions non védiques tels que les Agama ou les Purana. Plus qu'un peuple, les Aryens sont aussi une caste : celle de gens pures pratiquant un culte raffiné et véridique. Ainsi, les plus fervents du zoroastrisme se considèrent comme Aryens, de même que les plus fervents du védisme traditionnel. Un Aryen est donc, avant tout, un idéal d'existence, c'est un être pur qui considère son corps et son esprit comme un sanctuaire ou réside la plus ultime des divinités : Ahura Mazda et sa lumière ou le Brahman et son éternité. La notion d'Aryen peut donc alternativement faire référence à une origine ethnique ou bien à un régime de vie particulièrement stricte et en accord avec les règles dharmiques ou mazdéennes.

 

Ashvins : Les frères Ashvins sont les dieux jumeaux de la médecine. Le Rig-Véda les présente comme des hommes à tête de cheval. Ils sont les fils de Vivasvant-Surya, le soleil et ses rayons, et de Saranyu la déesse des nuages. Ils sont maîtres en médecine ayurvédique et sont les docteurs des dieux.

 

Asii : appellation gréco-romaine concernant une mystérieuse peuplade indo-européenne de Chine continentale, correspondant peut-être aux Scythes.

 

Assamais : Les Assamais sont l'un des peuples indo-européens les plus orientaux, occupant les hauts plateaux du Bhramapoutre situé entre l'actuel Bouhtan, Chine et Bagladesh. Leur langue fait partie de la branche nord-indienne des langues indo-européennes. Au plus fort de la pression musulmane dans la vallée du Gange, les Assamais s'allièrent aux Birmans pour faire barrage à l’envahisseur monothéiste et durant quelques siècles furent les derniers royaumes et refuges de l'hindouisme en Asie continentale. Sivasagar était alors la capitale de l'Assam. Fervents vishnavistes, les assamais vénèrent aussi Kali. Région autonome de la république indienne, l'Assam est un des états les plus pauvres de l'Inde moderne, régulièrement en proie au terrorisme indépendantiste.

 

Asturie : Région du littoral atlantique nord-espagnol se revendiquant d'une culture celte bien que parlant un dialecte roman.

 

Avestan : Dialecte archaïque des premiers Aryens zoroastriens de perse, langue de rédaction de l'Avesta, le livre saint des Mazdéens. Sa rédaction est composite, et peut être datée du milieu du premier millénaire avant notre ère, mais aussi du second pour ses hymnes les plus anciens.

 

Bactres : Capitale de la Bactriane, située à une vingtaine de kilomètres de l'actuelle Mazar-E-Shariff. Surnommée « la mère des villes », qui fut parmi les plus prospère de la route de la soie. Rasée par Tamerlan en 1402.

 

Bactriens : La Bactriane est une région de l'ancien empire perse mais dont l'origine remonte à la plus haute antiquité. Surnommée par les Arabes la « mère de toutes les villes », sa capitale Bactres, ou Bhalk, fut parmi les villes les plus prospères de son temps : située à la fois sur la route de la soie et des épices et bien défendue par un peuple fier et des montagnes infranchissables. Durant l'âge d'or du gréco-bouddhisme, la Bactriane fut avec le Gandhara une des zones les plus hellénisées d'Asie, dont les nombreux royaumes étaient dirigés par les rois grecs et leurs troupes de mercenaires venus du bassin méditerranéen et de Macédoine. Le Bactrien est une langue de la famille indo-iranienne. La Bactriane occupait ce qui de nos jours est le nord du Pakistan et l'Afghanistan. Les Bactriens sont les ancêtres des modernes talibans. Peuples de marchants et de guerriers ouverts à toutes les religions, les bactriens virent cohabiter sur leur territoire l'hindouisme, le bouddhisme et le mazdéisme, avant de subir une acculturation massive à l'Islam.

 

Baltes : Les peuples baltes sont constitués des Estoniens, des Lituaniens et des Lettons, qui sont parmi les premiers indo-européens à s'être installés durablement en Europe. De tous les peuples européens, ce sont en effet les Baltes qui semblent les plus proches du socle culturel proto-aryen, car contrairement aux Celtes et aux Germains, qui très vite se mélangèrent aux sociétés autochtones européennes, leur modèle de civilisation ne fut que tardivement acculturé au modèle continental ou méditerranéen. Malgré deux mille ans de pression catholique et un siècle de domination soviétique, la tradition ancestrale de la Baltique se perpétue encore de nos jours sous la forme du néopaganisme (mouvement Romuva) ou encore dans la redécouverte des Dainas, ces petits poèmes dont la composition remonte à la nuit des temps et laisse transparaître une sagesse panthéiste.

 

Baloutches : Peuple musulman locuteur d'une langue irano-aryenne dont l'espace culturel se situe entre l'Iran, le Pakistan et l'Afghanistan.

 

Barbares : Terme grec signifiant « les étrangers, ceux qui ne parlent pas la langue commune aux Grecs civilisés. » Le terme sanskrit de « Mleccha » possède le même sens, de même que le terme « dampupi » en hittite. Est donc considéré comme barbare celui qui ne partage pas les coutumes de celui qui se pense détenteur de l'authentique civilisation. Pour les Grecs, les barbares sont les peuplades thraces et gauloises, mais aussi des Perses qui n'enterrent pas leurs morts, ni ne les brûlent. Pour les Aryens d'Inde, les Mleccha sont les peuples qui ne suivent pas les règles védiques, en suivant par exemple un régime omnivore plutôt que strictement végétarien, ce sont les panis, les Kamboja, les dravida, les Yavanas et Ionakas (grecs)… Ainsi, pour les colons grecs installés en Inde, les Indiens sont des barbares, tandis que les Aryens de la vallée du Gange considèrent ces voisins hellènes, perses ou scythes, comme des mleccha. L'étymologie de « barbare » et « mleccha » est aussi la même, il s'agit d'un « borborythme déplaisant », qui serait la langue que parlent ceux qui ne maîtrisent pas la langue des dieux, le sanscrit, u la langue d'Homère, le grec.

 

Bataves : Peuple germanique sédentarisé en Hollande méridional.

 

Bath : Ville anglaise abritant des eaux thermales attribuées jadis à la déesse celtique Sulis, maîtresse des eaux. Pèlerinage très important pour les Celtes.

 

Bavarois : Peuple germanique installé du temps des Francs sur un territoire comprenant la forêt Noire, mais aussi l'Autriche actuelle, le Tyrol et la Bohême. L'étymologie du mot bavarois renvoi d'ailleurs à cette dernière région.

 

Belges : Peuple celte du nord de la Gaule, réputé pour sa vaillance au combat et ses cheveux blonds (César). Déporté de nombreuses fois par les romains, ce peuple retord à la domination émigra volontairement vers les îles britanniques face à la pression démographique et millénaire des tribus germaniques. Les Bellovaques sont le groupe ethnique gaulois belge le plus important.

 

Bengalis, Bangladais : Peuple locuteur d'une langue indo-aryenne orientale, proche de l'Assamais et de l'orissais. On distinguera depuis la sanglante partition de l'Inde les bengalis, majoritairement hindous et installés sur les rives occidentales du Gange et du Brahmapoutre, citoyens de la République Indienne, et les Bangladais majoritairement musulmans et résidant sur les rives orientales des deux fleuves, dans le pays éponyme du Bangladesh, « le pays des Bengalis ».

 

Bibracte : Célèbre oppidum gaulois situé au nord de l'Auvergne.

Biélorusses : Peuple de Slaves orientaux habitants dans le pays éponyme de Biélorussie et parlant soit le Russe moderne, soit le dialecte biélorusse local, lequel a tendance à disparaître.

 

Boïens : Peuple celte occupant l'Europe continentale et le pourtour des Alpes (Bohèmes, Gaule, Italie Cisalpine).

 

Bosniaques : Peuple slave du sud, ayant adopté la foi musulmane des envahisseurs ottomans durant le milieu du second millénaire.

 

Boyard : Aristocrate slave.

 

Boyer, Régis (1932-2017) : Linguiste et traducteur du norvégien, du suédois, de l'islandais et du danois. Il traduisit de l'Edda (1992) et les Contes d'Andersen. Il est professeur de langues, littératures et civilisation scandinaves puis directeur de l'Institut d'Études Scandinaves à l'Université de Paris-Sorbonne. Il sera membre du Comité Scientifique de la Revue Nordique, vulgarisateur de la culture viking et membre de la Nouvelle Droite.

 

Brahma : Brahma est le dieu principal à la fois du védisme et de l'hindouisme moderne. Il est le créateur, par le verbe, de toute chose. C'est un dieu observateur, absent, solitaire et passif. Il n'intervient pas dans le déroulement des existences qu'il a créées. Il vit seul, aux confins de l'univers, en compagnie de celle qu'il a créée par la pensée et qui est sa fille et sa femme à la fois, la déesse de l'intelligence, Sarasvati.

 

Brahmane : Caste supérieure du système hindou des Varnas (castes). Les brahmanes sont traditionnellement les prêtres, les enseignements et les lettrés. Dans le culte védique, ils sont les seuls à pouvoir correctement chanter les hymnes et à pouvoir se faire initier complètement à la sagesse védique. Gardiens des Védas sur terre, descendant de Brahma, les brahmanes sont l'espèce humaine la plus prince qui soit du divin incarner sur terre. Leur régime alimentaire est cependant des plus stricte et ils ne peuvent exercer d'activité militaire ou violente, ni ne sont autorisés à s'enrichir.

 

Brahmanique (âge) : Période historique qui commence par l'arrivée des Aryens en Inde et prend fin avec l'avènement des doctrines bouddhistes et agamiques, c’est-à-dire de -1500 à -500. C'est durant cette période que durent composer les Védas, mais aussi leurs commentaires les brâhmanas.

 

Brahmanda (ou Hiranyagarbha) : Brahmanda est l’œuf cosmique à l'origine de la vie.

 

Brahmavarta, ou Aryen-varta : Territoire mythologique et historique constituant l'espace vital des Aryens d'Inde et s'étendant des rives de l'Indus à celles de la Yamouna et du Gange (correspondant à la région administrative indienne actuelle de l'Haryana, dont l’étymologie renvoie directement au terme sanscrit d'Aryen-varta, (le pays des Aryens).

 

Bretons : Peuple celte d'Armorique et des îles britanniques qui portent donc leur nom. Les Bretons français, associés aux Irlandais, aux Gallois et aux Écossais, sont de nos jours les derniers héritiers culturels de l'Europe celtique.

 

Brihaspati : Brihaspati est le conseiller des dieux. Il est apparu en même temps que les premiers rayons de lumière qui éclairèrent l'Univers. Les dieux le considèrent comme leur gourou. Brihaspati est associé à la planète Jupiter et à Tara, la déesse des étoiles.

 

Bulgares : Peuple composite dont l'origine est triple : pour former la nation bulgare, un fond indo-européen balkanique thrace se voit associer à des migrations massives de Slaves puis à des migrations plus superficielles de « Bulgares Orientaux ». Les Bulgares orientaux sont des peuplades nomades d'Asie centrale appartenant à des ethnies diverses mais réunis en horde sous le commandement d'un chef, sur le modèle du Grand Khan turco-mongol. Ce sont ces Bulgares orientaux qui s'installèrent dans l'actuelle Bulgarie et qui après s'être converti au christianisme orthodoxe créèrent la première nation typiquement bulgare, en associant à leur pouvoir les communautés romanes, grecques, slaves et bien sûr tatares (nombre de ces bulgares étaient alors musulmans et appartenaient à une ethnie turco-mongole). La langue bulgare est apparentée à la langue liturgie slavonne mais aussi au macédonien moderne.

 

Budha : Dieu mineur du védisme, Budha représente la planète Mercure. Il est le fils de Chandra-Soma, le dieu-lune et de Tara, la déesse des étoiles.

 

Burgondes : Peuple germanique originaire de la Baltique. Tout au long des successives migrations germaniques, ils s'installèrent en Bohême, puis autour du Rhin et enfin dans ce qui deviendra la Bourgogne. Ayant délaissé le paganisme, les Burgondes se convertirent alors à l'arianisme catholique. Le royaume de Burgondes domine alors un vaste espace qui s'étend du Rhin à la Suisse. En 534, il sera incorporé au royaume mérovingien.

 

Byzantins : Peuple gréco-romain d'Asie mineure issu du morcellement et de la christianisation de l’Empire romain. Byzance sa capitale, ville à la prospérité et à la richesse légendaire, grecque devenue romaine (Constantinople), fut pillée par les croisés francs et normands, puis conquise par les Turcs ottomans musulmans, qui en déportèrent et massacrèrent sa population gréco-orthodoxe. Constantinople devint alors Istanbul, tandis que l'Anatolie devint le pays des Turcs, c’est-à-dire la Turquie. Le même phénomène d’éradication des populations autochtones indo-européennes eut lieu lors du génocide des Arméniens perpétré par les Ottomans de 1915 à 1923.

 

Cachemiris : Peuple résidant dans les hautes vallées isolées de la contrée éponyme du Cachemire. Historiquement, son peuple fut hindou, le Cachemire étant un des lieux supposés de rédaction des Védas, tout comme d'un grand nombre de tantra shivaïtes. Depuis son islamisation entreprise vers 1300, sa population est devenue majoritairement musulmane, avec une minorité hindoue ne cessant depuis de diminuer. La langue cachemirie est la plus parlée des langues de type dardique, un groupe linguistique appartenant à la branche indo-aryenne.

 

Carnutes : Peuple celte gaulois ayant fondé la ville de Chartres et occupant l'actuelle Beauce. La forêt des Carnutes était un des principaux lieux saints du druidisme gaulois.

 

Champs Catatoniques (bataille) : En 451, au nord de la Gaule, une armée confédérée de romains, gallo-romains et germains défait les Huns d'Attila, originaires d'Asie centrale. Finalement, les Huns s'installeront en actuelle Hongrie, en échange d'une tribu que Rome lui fournira annuellement. Depuis, les Hongrois (Magyars) sont l'un des seuls peuples d’Europe parlant une langue non indo-européenne, le magyar étant une langue asiatique isolée en Europe, cependant lointaine cousine du finnois.

 

Celtes : Peuple originaire d'Europe de l'Est qui s'installa en Europe occidentale vers le milieu du premier millénaire. Leur langue, de type italo-celtique, ainsi que leur modèle social et religieux (druidisme) s'étendit alors à tout le continent, se mélangeant sans difficulté aux cultes ibères ou aquitains. La Gaule était alors la plaque tournante du commerce et de l'artisanat celte, les sites de Hallstatt, puis de La Tène témoigna d'une intense production artisanale, minière et sidérurgique. Les Celtes ne sont pas les bâtisseurs des monolithes mais en perpétuèrent l'usage, leur culte, le druidisme, étant avant tout un animisme panthéiste pour lequel l'arbre, mais aussi la pierre sont d'une importance symbolique capitale. Les Celtes, bien que pacifiques entre eux, subirent la domination et l'acculturation romaine, puis germanique. Enfin, suite aux conversions massives au christianisme des peuples qui les dominèrent, tels les Danois, les Francs et les Saxons, les Celtes ne purent faire survivre leur civilisation que dans des zones isolées, en marge des foyers de civilisation, tels la Galice, la Bretagne, la Cornouille ou encore les Highlands. Syncrétisé au christianisme, la foisonnante mythologie celte inspira une grande partie de la littérature européenne, du cycle arthurien et les chants d'Ossian aux romans de Tolkien, pour ne citer que les plus manifestes. De nos jours, les derniers descendant des Celtes sont les Bretons, les Irlandais, les Écossais et les Gallois. Bien que ne parlant pas un dialecte gaélique, les Galiciens mais aussi les Asturiens revendiquent cependant un héritage celte.

 

Celte-Ibères : Peuplades possédant à la fois des caractéristiques celtes mais aussi des caractéristiques issues de l'Europe préceltique. Les Celtes-Ibères sont associés aux Celtes-Basques et aux Celtes-Aquitains.

 

Celto-Ligures : Peuplades possédant à la fois des caractéristiques celtes mais aussi des caractéristiques ligures.

 

César, Jules (100-44 av. J.-C.) : Général et homme politique romain que l'on ne présente pas. Son récit de la conquête de la Gaule est une source d'information majeure.

 

Chandra - Chandra est le dieu védique de la lune. L'eau est son élément, il préside aux pluies et il est le garant de la fertilité. L'amrita, le nectar d'immortalité, le soma, la liqueur des dieux, mais aussi les plantes médicinales lui sont attribués.

 

Chelamma - Chelamma est une déesse dravidienne affiliée au scorpion. Lui rendre un culte, lui offrir des offrandes, permet de se prémunir des piqûres de cet animal.

 

Chodzko, Alexandre (1804-1891) : Orientaliste, écrivain et poète polonais, naturalisé français. Après avoir vécu en Perse, en tant que consul de Russie, il occupa la chaire de langues et de littérature slaves du Collège de France. Il est l'un des fondateurs de la Société de linguistique de Paris. « Chodzko est parmi les premiers orientalistes à attirer l’attention sur les folklores turkmène, nogaϊ, azéri, iranien, ghilani, mazandarani, tadish et kalmouk et à faire du folklore un sujet de recherche scientifique. » (Wikipedia) Il fit connaître en France les contes folkloriques tchèques de Nemcova.Bozena.

 

Cimbres : Peuple celte occupant le Juttland (Danemark actuel) avant l'arrivée des Germains.

 

Cimmériens : Peuple nomade du sud-Caucase présent dès la plus haute antiquité.

 

Colchide : Région du Caucase adjacent de la mer Noire où de nombreuses colonies grecques étaient installées. C'est là où se déroulent les aventures de Jason et des Argonautes en quête de la toison d'or.

 

Corse : Les Corses sont associés ethniquement aux Ligures et aux peuples européens précédant l'arrivée des Indo-Européens, bien que leur langue soit de type roman, et donc indo-européenne.

 

Cosaques : Peuples nomades des steppes russes orientales, appartenant indistinctement aux ethnies slaves, tatares (trucs) ou caucasiennes.

 

Croates : Peuple slave du sud, locuteur d'une langue très proche du serbe mais qui ne s'écrit pas en cyrillique mais en alphabet romain. Si les Croates sont catholiques, les Serbes sont orthodoxes.

Daces : Peuples originaires d'Asie centrale et installé vers mille av. J.-C. dans les plaines du Danube. Leur langue constitue à elle seule un groupe distinct de la famille des langues indo-européennes, tout en se rapprochant du thrace. Assimilé parfois aux Gètes. Le nationalisme roumain actuel se revendique de ce peuple méconnu qui connut son zénith avant même la naissance de Rome.

 

Dahas, ou Dasas : Peuple indo-européen de type aryen iranien, occupant l'actuel Turkestan (Transoxiane, Sogdiane). Connu des Romains comme des Indiens.

 

Daikinis : Les daikinis sont des divinités secondaires du panthéon védique, hindou et bouddhiste. Leur culte est particulièrement important dans le tantrisme. Elles sont des sortes de nymphes, sorcières et femmes fatales, parfois vampires, dépeintes dans l'imagerie populaire comme de très jolies jeunes filles, à la fois rusées et sauvages. La silhouette de la daikini, avec son corps nu, dansant, et ses cheveux ébouriffés, rappelle les déesses Kali et Durga, qui en sont probablement inspirées. Dans les légendes populaires, les dieux et les démons s'incarnent occasionnellement en daikinis pour divertir de leur méditation les sages et les ascètes qui voudraient connaître la moksha, l'illumination.

 

Daksha : Présent dans de nombreuses légendes hindoues et à l'origine de nombreuses divinités, le roi Daksha est le fils de Brahma, le dieu créateur, le frère de Dharma, le dieu de la loi cosmique, de Kamadéva, le dieu du désir et d'Agni, le dieu du foyer. Il est le père de Sita, le premier avatar humain de Parvati, la compagne de Shiva.

 

Dalmates : Peuple installé sur les rives de l'Adriatique ayant parlé un dialecte indo-européen romanisé à présent disparu. Ils ont donné leur nom à la région éponyme de la Dalmatie.

 

Danielou Alain (1907-1994) : Musicologue, écrivain et photographe. Il vécut longtemps en Inde et se convertit à l'hindouisme shivaïte. Il fut aussi professeur à l’Université de Varanasi, ville dans laquelle il résidait. Son approche de la spiritualité indienne n'est pas académique, mais elle est une des plus pertinentes. Ses ouvrages principaux sont Shiva et Dionysos, la religion de la Nature et de l’Éros (1979) et Mythes et dieux de l'Inde : le polythéisme hindou (1992).

 

Danois : Peuple germanique installé au sud du bassin scandinave. Constituant avec les Norvégiens la branche occidentale des Vikings, ils coloniseront et domineront l’Angleterre, mais aussi la France, en particulier à travers les conquêtes normandes. Le code danois imposé dans les villes de commerces britanniques sera un des premiers codes civils en vigueur en Europe post-romaine.

 

Danu : Danu, qui veut dire rivière en sanskrit, est une divinité védique qui représente les eaux primordiales. C'est une asura, elle est la mère du serpent Vritra, le démon de la sécheresse. Dans les traditions plus tardives de l'hindouisme, elle est la femme du roi Daksha et la mère de la lignée des Danavas.

 

Dardes (dardic) : Famille de langues parlées dans le nord de l'Himaya (Pakistan actuel) et appartenant à la branche linguistique indo-aryenne. Ce groupe linguistique comprend en particulier le cachemiri et le kailasha.

 

Darmesteter, James (1849 – 1894) : Linguiste français, spécialiste du zoroastrisme et traducteur en français et en anglais de l’Avesta (Le Zend-Avesta, 3 volumes, 1892-1893). Successeur d'Ernest Renan au Secrétariat de la Société asiatique, il fut professeur au Collège de France, puis directeur d'études de l’École Pratique des Hautes Études.

 

Dattatreya : Dattatreya est une divinité qui prend la forme d'un moine ascétique à trois têtes et six bras. Il incarne la Trimurti, c’est-à-dire l'union des trois principes de vie : le Brahma, la création, le Vishnou, la préservation et le Shiva, la destruction créatrice. Dattatreya est révéré comme un des pères fondateurs du yoga et de la tradition des sadhus Nath. Dattatreya est l'auteur mythique de l'Avadhuta Gita.

 

Déva : Un Déva est un dieu védique. Indra est le chef des Dévas. Le rishi Kashyapa et la déesse Aditi sont leurs parents.

 

Dhanvantari : Dans les Puranas, Dhanvantari est le dieu de la médecine ayurvédique.

 

Dipankara : Dipankara est le bouddha du passé. Il aurait vécu sur Terre il y a 100 000 ans. Il fait partie de l'infinité de bouddhas légendaires qui ont précédé le passage sur terre du Bouddha historique, Siddhartha Gotama Shakyamouni. Présenté sous la forme d'un sage qui dispense son savoir, il est associé à la charité.

 

Dix rois (bataille des) : Bataille historco-légendaire mentionnée dans le Rig-Véda ayant opposé entre elles les tribus aryennes védiques en Inde. Le camp des Bharata remporta la bataille face au clan des Puru. Cet événement, qui se déroula dans la seconde moitié du second millénaire avant notre ère, est considéré comme le noyau littéraire du Mahabarata, racontant la guerre du Kurishetra.

 

Dharmiques : Religions du sous-continent indien acceptant comme base de leur doctrine l'héritage védique de concepts comme le karma (le poids des actions), le dharma (la loi juste et stable) de l'univers, donnant à chaque chose une place qui lui correspond), la transmigration (réincarnation et immortalité de l'âme, temporalité cyclique). Sont qualifiées de dhramiques les traductions hindoues, jains, bouddhistes et sikhes. Les adeptes de ces religions sont de nos jours environ un milliard 600 millions, ce qui représente près d'un quart de la population mondiale.

 

Doriens : Peuple grec installé en Laconie, en Crête et en Asie Mineure insulaire.

 

Draupadi : Draupadi est le personnage féminin le plus important du Mahabarata. Elle est une des cinq Panchakanyas, qui sont les figures féminines exemplaires de l'hindouisme. Incarnation terrestre de la déesse Lakshmi pour être l'épouse idéale des Pandavas, dont fait partie Arjuna, Yudhishthira, et Bhima, Draupadi est une femme rebelle, intelligente et très dévouée à ses maris, qu'elle suivra en exil. La coutume des femmes indiennes se teignant le sommet du crâne et l’arrête du cuir chevelu en rouge provient d'un épisode de la vie de Draupadi. Après avoir été insultée lors d'une partie de jeu de dés qui coûta aux Pandavas leur royaume, elle se vengera plus tard en lavant ses cheveux dans le sang de celui qui avait tenté de la dénuder. Devant une assemblée d'hommes, seul un miracle de Krishna avait pu empêcher l'affront : son sari s'était alors déroulé sans fin afin que son corps ne soit pas dévoilé. Suivant ses maris jusqu'au bout de leurs aventures, elle chutera et décédera la première lors de leur ascension finale de l’Himalaya, afin de rejoindre la demeure des dieux, le Brahmaloka, situé au sommet du mont Kailash.

 

Dravidiens : Désignation védique concernant les habitants autochtones du sous-continent indien, à la peau noire et au culte non-védique. On a voulu opposer culture aryenne conquérante et dominatrice et culture dravidienne colonisée et acculturée. En vérité les deux traditions ethniques cohabitèrent, échangèrent et au début de notre ère, le brahmanisme aryen avait largement infiltré, sans heurt, le sud de la péninsule, et les divinités dravidiennes, tels Shiva ou la Grande déesse, avait partout en Inde pris le pas sur leur version aryenne Rudra et Ushas. La mythologique védique, loin de faire des Dravidiens des ennemis, en fait même des alliés, dans le sens ou cette race serait née d'une partie du corps de Kamadenyu, la vache sacrée. La divine vache mit donc au monde les Dravidiens afin qu'ils prennent part au combat que menait le rishi vashishte, son maître légitime, pour la libérer du joug du lunatique gourou Vishvamitra.

 

Druide, ou barde : Caste de prêtres lettrés celtes similaire aux brahmanes indiens. En charge des rituels et de la coupe des herbes sacrées, mais aussi de l'enseignement des jeunes hommes et de l'administration de la tribu.

 

Dubois, Jean-Antoine dit abbé Dubois (1766-1848) : J-A. Dubois est un prêtre missionnaire en Inde où il résida 32 ans. D'abord à Pondichéry, puis Mysore. Après cette même durée de travail en Inde du Sud, il retourne en Europe convaincu que la conversion des hindous est une tâche impossible. Il compose ensuite un ouvrage traduit et publié à Londres en 1816 sous le titre de Description of the Character, Manners and Customs of the People of India, and of their Institutions, religious and civil. Ce travail est considéré comme le premier ouvrage de recherche indianiste. Reprenant un manuscrit rédigé en 1800 par François-Pierre Gaudart, ancien agent de la Compagnie des Indes, J.A Dubois publie une édition augmentée intitulée Mœurs, institutions et cérémonies des peuples de l'Inde (1825). Cet écrit est considéré comme le meilleur et le plus complet des travaux de l'époque sur la vie en Inde. L'abbé Dubois est à l'origine de la théorie de l'invasion aryenne. Nous avons largement exploité son Exposé de quelques-uns des principaux articles de la théologie des Brahmes (1825), qui contient des extraits du Varaha Purana, du Kurma Purana, du Matsya Purana ainsi qu'une description de l'ashvaméda, le sacrifice royal du cheval. Il est aussi l'auteur du Pantcha-Tantra ou les cinq ruses, fables du Brahme Vichnou-Sarma (1826).

 

Dumézil, George (1878-1986) : Professeur d'histoire des religions à l'université d'Istanbul, directeur d’étude comparative des religions des peuples indo-européens à l’École Pratique des Hautes Études, titulaire de la chaire des civilisations indo-européennes au Collège de France, conférencier aux États-Unis (Princeton, Chicago et Los Angeles), membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et membre de l’Académie française en 1978. Ses publications concernant les études indo-européennes sont innombrables. Sa théorie la plus célèbre est celle de la triade indo-européenne. « Maîtrisant une trentaine de langues, il a procédé à un important travail d'étude comparative exacte et directe des textes les plus anciens des mythologies et des religions des peuples indo-européens. Dumézil s'est intéressé aux langues et récits traditionnels des peuples d'Asie centrale. » Wikipedia.

Durga : Durga est une déesse du panthéon hindou moderne. Son culte est particulièrement actif au Bengale et en Assam, sous la forme de Kali. Durga est présentée comme la plus redoutable des divinités. Durga possède autant de bras que les dieux lui ont confiés d'armes pour combattre les forces du mal. Son célèbre combat contre le démon Mahishasura est le sujet d'une abondante œuvre picturale. Incarnant une puissance sans limite, Durga arbore donc le disque cosmique de Vishnou, la lance de Kumara, dieu de la guerre, l'arc de Surya, dieu solaire, les flèches de Vayou, le vent, la hache de Chandra, dieu lunaire, la conque de Varuna et le trident de Shiva. Pour compléter sa panoplie d'invincibilité, Airavata, l'éléphant d'Indra lui a donné une cloche, afin de mener à bien les rites purificateurs. De Yama, le gardien des enfers, elle a reçu un bouclier et une épée et de Vishnakarman, le dieu architecte, elle a reçu une autre hache et une autre armure. Enfin, Himavat, le dieu des montagnes, lui offrit des bijoux et comme monture un lion doté du troisième œil.

 

Dyaus : Aussi appelé Dyaus Pitar, ce qui veut dire littéralement « le père du ciel » il est le dieu védique de la voûte céleste. Ses attributs sont les éclairs et le tonnerre. C'est suite à sa séparation d'avec Prithvi, la déesse terre, que la vie a pu commencer sur terre. Dieu primordial du védisme ancien, il va disparaître au profit d'Indra dans les traditions védiques classiques.

 

Écossais : Peuple celto-germanique occupant la région éponyme de l'Ecosse. Avec les Irlandais, les Gallois et les Bretons, ils sont les derniers locuteurs d'une langue celtique.

Éduens : Peuple celte gaulois dont l'oppidum de Bibracte fut la place forte.

 

Eliade, Mircéa (1907-1986) : historien des religions né en Roumanie. Il étudia le yoga et le sanskrit en Inde.

 

Éoliens : Peuple grec originaire de Thessalie et fondateur de la ville de Delphes. Présent en Asie Mineure.

 

Estoniens : Voir Baltes.

 

Fanus (né à Arles, v. 90 – v. 160) : Philosophe sceptique appartenant à la Nouvelle Académie. « On le considère comme l'un des représentants de la seconde sophistique. Surnommé l'Hermaphrodite d'Arles à cause de sa particularité congénital, Fanus a profondément influencé le monde romain en se présentant comme l'incarnation du paradoxe » (Wikipedia). Disciple d'Épictète, il fut le maître d'Aulu-Gelle et l'ami de Plutarque. Après avoir été condamné à l'exil à cause d'un adultère, Fanus rentre à Rome et y fonde son école d'éloquence. Il enseigna aussi la rhétorique à Athènes et à Rome et jouit quelque temps de la faveur de l'empereur Hadrien. Il fut pourtant de nouveau chassé de Rome.

 

Ferdowsi (935-1026) : Poète national perse. Il est l'auteur du fameux Livre des rois, qui répertorie les contes et légendes de l'Iran préislamique. D'origine probablement zoroastrienne.

 

Ferghana : Vallée du Pamir située entre Tashkent et Kashgar, étape essentielle de la Route de la soie.

 

Français : Langue indo-européenne née du mélange des dialectes romans (latin, langue d'oc et d’Rïl), mêlée aux dialectes celtes d'avant la colonisation romaine et aux dialectes germaniques apportés par les envahisseurs francs et goths. Les Français sont par ailleurs un peuple issu de ces mêmes brassages ethniques et donc constitué d’un socle racial et culturel à la fois Héllèno-romain mais aussi celto-germanique.

 

Francs : Peuple germanique ayant régné sur le sud de l’Allemagne et le nord de la France actuelles, d'un côté comme de l'autre du Rhin. La puissance de la cavalerie franque assura sa main mise sur la majeure partie de l’Europe continentale (empire carolingien) mais permis aussi aux peuples indo-européens de s’implanter durablement en Palestine (Royaumes francs d'Orient). L'empereur Charlemagne est le plus célèbre des francs.

 

Francs Saliens : Ethnie franque conquérante de la Gaule comprenant Clovis, le premier roi franc à se convertir au catholicisme romain, mais aussi le maire du palais Charles Martel, qui prit en 732 le commandement des armées royales et stoppa une des nombreuses razzias musulmanes qui dévastait le pays occitan. D’Espagne en Bavière, les Francs Saliens installèrent durablement une noblesse qui façonna l’Europe du Moyen Âge par son droit (droit salique) mais aussi par son modèle socialo militaire : château fort, charge de cavalerie, siège, valeur chevaleresque et désir de violence virile et initiatique (légende de beowolf, Siegfried, mais aussi la scène du vase de Soissons).

 

Frisons : Peuple germanique de type hollandais, installé sur la rive nord des Pays Bas (Frise). À la fin du Moyen-Âge, en formant avec des villes portuaires allemandes la Ligue de la Hans, ils seront un des peuples les plus prospères d'Europe.

 

Flamands : Peuple germanique parlant un dialecte hollandais. Ils occupent de nos jours le nord de la Belgique, pays qu'il partage avec les Wallons gaulois installés au sud.

Gaéliques (langues) : langues celtiques encore parlées de nos jours en Écosse et en Irlande.

 

Galates : à la suite des conquêtes romaines et des invasions germaniques, des peuples celtes furent contraints au départ. C'est ainsi que naquit la nation galate, formée par des émigrés celtes installés en Aie Mineur et sur le plateau Anatolien. Une célèbre épître de st Paul leur est adressée.

 

Galice : Région du littoral atlantique nord espagnol se revendiquant d'une culture celte bien que parlant un dialecte roman.

 

Gallois : Peuple celte voisin de l'Angleterre.

 

Gallo-romains : Peuple celte gaulois ayant adopté volontairement les coutumes gréco-romaines de son envahisseur et principal partenaire commercial. Les Gallo-Romains sont les ancêtres des peuples du Languedoc. Le mélange de la langue gauloise et romane donnera naissance à la langue d'Oc, c’est-à-dire la langue des Occitans. Cette langue est similaire au catalan espagnol.

 

Ganas : Guerriers vivant dans les lieux funéraires, comme les cimetières et les bûchers, les Ganas sont les serviteurs de Shiva. Son fils Ganesh est leur chef.

 

Gandharis : Peuple installé sur la rive occidentale de l'Indus, dans la très prospère région éponyme du Gandhara. Le gandhari est une langue proche du prakrit et qui se situe donc dans l'héritage du sanscrit. D'abord peuplé par des peuples aryens, dravidiens, perses ou élamites, le Gandhara fut colonisé si ce n'est démographiquement tout du moins culturellement par les Gréco-Macédoniens, qui y développèrent l'art et la philosophie gréco-bouddhiste. C'est depuis le Gandhara que les textes bouddhistes furent transmis en Asie centrale, puis en Chine, cette région étant une des portes d'entrée du carrefour himalayen des routes des épices et de la soie. Depuis Taxila, une des cités capitales du Gandhara, des émissaires grecques étaient envoyés jusqu'en Europe, bien sûr, mais aussi jusque dans la vallée du Gange (tels qu'en témoignent les voyages du diplomate Mégasthène).

 

Ganga : Fille de Shiva, elle est la déesse qui représente le fleuve du Gange, aussi important pour les Indiens qu'a pu l'être le Nil pour les anciens Égyptiens. Le Gange est donc un fleuve sacré, doté de nombreuses vertus miraculeuses, dont la principale consiste à purifier l'âme de celui qui se baigne dedans. Le pèlerinage du Gange est celui qui dans l'hindouisme est le plus réputé. Il consiste à suivre le cours du Gange depuis le delta du Bengale jusqu'à sa source au glacier de Gaumukh, 2 500 km plus loin, au sommet de l’Himalaya, puis de revenir par le même chemin jusqu'à la mer. Tout au long du Gange, marquant les étapes du pèlerinage, des villes sacrées comme Varanasi, Haridwar, Richikesh ou Gangotri, ont Ganga comme figure tutélaire, dont le culte est directement lié à celui de Shiva.

 

Gangines : Dans la mythologie grecque et romaine, ainsi que décrits par les premiers historiens de ces cultures, les Gangines, appelés aussi Astomi, sont le peuple légendaire qui habite la région des sources du Gange. Les Gangines n'ont pas de bouche car ils n'ont pas besoin de manger pour survivre, car ils ne font que sentir. Il leur suffit donc de sentir un fruit, une fleur ou une racine pour s'en nourrir. Inversement, une trop mauvaise odeur peut les tuer.

 

Garuda : Garuda est le roi des oiseaux et le fidèle compagnon de Vishnou. C'est un dieu qui, comme Nandi, le bœuf meilleur ami de Shiva, a le pouvoir d'omniscience et de métamorphose.

 

Gaule : Région d'Europe habitée par des peuplades celtes et constituée des actuelles France, Belgique, Suisse, Italie du nord, Allemagne du sud et Autriche de l'ouest. On distinguera donc la Gaule belge, aquitaine, transalpine, cisalpine, etc.

 

Gaulois : Peuple celtique habitant la Gaule, c’est-à-dire le territoire de la France actuelle. Réputé pour son courage et sa bêtise, ainsi que son manque de discipline (César). Ils seraient cependant les inventeurs de la charrue à roue et du tonneau. Vercingétorix et Brennus furent parmi ses chefs les plus célèbres. L'un pilla Rome, l'autre traversa la ville italienne, enchaîné dans une cage.

 

Germains : Les tribus germaniques, originaires d'Asie occidentale, s'installent en Europe sur une période incroyablement longue, de -1000 à 500 apr. J.-C., exerçant toujours une pression plus forte sur les Celtes comme sur les Romains ou les Arabes. D'un paganisme tout à fait semblable à celui des Celtes, les tribus germaniques se convertirent au cours du premier millénaire puis se firent les défenseurs de la foi catholique, notamment à travers le Saint Empire mais aussi grâce à des confréries militaires terriblement efficaces lors des croisades, tels les ordres teutoniques ou templiers. Sous l'appellation de tribu germanique se cache en vérité une myriade de peuples similaires mais farouchement indépendant, qui ne cessèrent de guerroyer entre elles pour le contrôle de la presqu’île européenne, tels que les Vandales, les Goths, les Alamans, les Teutons, les Saxons, les Angles, les Burgondes, etc.

 

Gimbutas, Marija (1921-1994) : archéologue et préhistorienne américaine d'origine lituanienne. Elle collabora avec l'Université de Harvard et celle de Los Angeles. Elle est membre de l'Académie des Sciences de Lituanie. Prix Anisfield-Wolf en 1993. Elle est à l'origine de la théorie des kourganes, plaçant l'aire d'origine indo-européenne en Asie centrale.

 

Goga (v. 1200 apr. J.-C.) : Goga est un guerrier historique et légendaire, demi-dieu et vénéré particulièrement au Rajasthan, en Himachal et sous le nom de Gugga au Penjab. Goga fut un élève du sadhus nath Gorakhnath. La légende raconte qu'il trouva l'Illumination à Gogamedi, une ville qui porte aujourd’hui son nom et qui accueille une foire annuelle qui lui est dédiée parmi les plus gigantesques de la région. La tradition naga le considère comme le dieu serpent et son culte permet de se prémunir contre les morsures.

 

Goloka : Goloka « le domaine de la vache » aussi appelé Krishnaloka, est le domaine céleste de Krishna et de sa compagne Radha. Ils y vivent entourés de centaines de milliers d'adorateurs qui les servent avec zèle et révérence. Goloka est situé au cœur de Vaikunda, le domaine céleste de Vishnou. Si Vaikunda est composé de nombreux univers peuplés et de plus de 10 000 palais, Goloka est un lieu naturel composé de vergers et de nombreuses sources. Goloka est aussi la demeure de Kamadhenu la vache sacrée. Pour les adorateurs de Krishna, rejoindre Goloka est l’ultime enjeu de leur vie spirituelle. C'est très difficile mais cela demeure toutefois possible, en chantant, en dansant et ne cessant jamais de prier Krishna, Rama ou Vishnou.

 

Gotama (v. 566 à 452 av. J.-C.) : Le prince Siddhartha Gotama, dit Shakyamouni, dit Bouddha « l'éveillé » est le fondateur du bouddhisme. Attristé par la souffrance, le vice et la maladie qui accablent ses sujets, il quitte son palais et sa famille pour devenir moine errant. Après six ans d'une vie ascétique et d'une pratique quotidienne intensive de la méditation, il connaît l'Illumination, c’est-à-dire qu'il comprend tout ce qu'il y a à comprendre de la vie. Devenu maître spirituel, il enseigna sa doctrine à Varanasi, et aussi à travers le nord de l'Inde. À sa mort, une large communauté de disciples s'est construite autour de lui. La vie du Bouddha étant à la fois historique et légendaire, chacune des étapes de sa vie est donc devenue des paraboles mystico-religieuses qui sont reprises différemment, selon les traditions bouddhistes, chinoises, grecques ou hindoues. Plus qu'un personnage historique, Siddhartha Gotama est le média par lequel s'exprime la sagesse tibétaine et bouddhiste ; il est la figure bienveillante permettant de mettre en scène de manière codifiée, n'importe quelle leçon de vie, morale ou parabole.

 

Goths : Peuples germaniques parmi les plus célèbres. Ils réussirent l'exploit d’asservir tous les peuples qu'ils traversèrent, depuis leur origine en Pologne et Ukraine actuelle jusqu'au Maghreb. Après avoir régné sur l'Espagne, les Goths occidentaux, les Wisigoths, furent dominés par les forces islamiques du califat. De fait, les princes goths déchus furent longtemps les principaux artisans de la Reconquista. Les Goths de l'est, les Ostrogoths, pillèrent quant à eux de nombreuses fois Rome et participèrent à sa chute. Quelques empereurs de la décadence romaine furent d'origine goth.

 

Gréco-bouddhisme : Courant artistique ayant prospéré à travers l'Asie centrale depuis la Bactriane et le Gandhara, à la suite de la colonisation gréco-macédonienne entreprise par Alexandre le Grand et ses successeurs à la fin du premier millénaire avant notre ère. Le gréco-bouddhisme est responsable des premières représentations idolâtres et statuaires du Bouddha. Le bouddhisme ayant été avant cela un culte sans image ni représentation du divin.

 

Grecs : Parlant un langage appartenant à une famille linguistique dont le grec moderne est l'unique survivant, les Grecs furent d'abord présents sur les rives d'Asie Mineure (Ionie), puis s'installèrent dans l'archipel éponyme. Le foisonnant panthéon grec doit autant à sa source indo-européenne qu'à ses nombreuses influences à la fois égyptiennes, perse, mais aussi indienne et scythe. L'Histoire retient les Grecs comme les inventeurs de la démocratie, c’est-à-dire du pouvoir collégial exercé par le peuple lui-même, mais aussi de la philosophie rationaliste, tout comme d'un bon nombre de techniques militaires qui assurèrent leur hégémonie sur la Méditerranée, dont la charge politique était la plus redoutable. Les Grecs furent aussi un peuple de voyageurs et de commerçants, de marins hors pair, et nombreux furent ses colons qui s'installèrent au nord de la Mer Noire, mais aussi en Inde et jusqu'en Chine, ce qui fit d'eux un peuple de passeurs de traditions. L'influence grecque en Europe ne connaît de pendant qu'en Asie, où se mâtinant de bouddhisme, l'art grec révolutionna durablement l'expression artistique indo-iranienne. C’est d'ailleurs aux Grecs que l'on doit les premières représentations du Bouddha (Gandhara), mais aussi de Krishna (monnaie frappée par les rois grecs du Sindhu, dont l'influence s'étendait jusqu'à Paliputura, la capitale de la vallée du Gange. Les Indiens connaissaient alors les Grecs sous le nom de Ionas, ou encore Yonakas (Ioniens) et leur présence, en tant que tribu barbare alliée aux forces aryennes durant la bataille du Kurukshetra, est attesté dans le Mahabarata. Spartes, Athènes, Corinthe, Massalia (Marseille), Ephèse, Alexandrie sont autant de villes prospères du monde hellénique. Delphe, où résidait la pythie, ainsi que les villages sacrés des pourtours du Mont Olympe, était ses capitales rituelles et religieuses.

 

Guèbres : Terme désignant les Iraniens zoroastriens ayant conservé leur croyance malgré l'islamisation de leur pays. Population pauvre, agricole et rurale, subissant une ségrégation systémique depuis plus de mille ans. Terme dérivé du vocable « gaur » signifiant un adorateur d'idole, un mécréant. « Les Gaures sont aujourd'hui répandus en plusieurs endroits de la Perse, principalement dans le Kirman. Cette province étant la plus mauvaise et la moins fertile de toute la Perse, les Mahométans, qui ne se soucient pas d'y demeurer, y laissent les Gaures vivre et jouir paisiblement de l'exercice de leur religion. Partout ailleurs les Perses Mahométans les traitent avec beaucoup de mépris » (L.Prudhomme dans Cérémonies et coutumes religieuses de tous les peuples du monde, Paris, 1808).

 

Gudjarat : Région administrative parmi les plus puissantes (culture, politique, économie) de la République Indienne située au sud du Rajasthan et frontalier du sud-Pakistan. Le gudhjarati est une langue indo-aryenne. Historiquement le Gudjarat est une terre de commerçants et de marchands, et son aire d'influence s'étendait des côtes somaliennes au golfe Persique.

 

Gymnosophiste : Terme grec correspondant à un sage indien adepte de la pratique du yoga. Proche du terme sanscrit « sadhu. »

Hallstatt : En Autriche actuelle, site archéologique de référence concernant la culture proto-celte et celte de l'Europe centrale (1300 à 500 av. J.-C.)

 

Hanouman : Hanouman est un dieu anthropomorphe qui a l'apparence d'un singe et qui se retrouve dans la plupart des cultures asiatiques, qu'elles soient d'influences chinoises ou indiennes. Il est le roi, ou le chef, des primates dont il dirige l'armée. Doté d'une force surnaturelle et de pouvoirs magiques, il est un des personnages principaux du Ramayana, récit épique et théologique qui en fait l'allié principal et déterminant de Rama dans son combat contre le démon Ravana. Hanouman est aussi présenté comme un des nombreux avatars de Shiva.

 

Hari : Hari est la forme suprême du divin. C'est un synonyme du Brahman, l'âme cosmique et universelle. Afin que Hari soit glorifié le plus souvent possible, « Hare Ôm » qui pourrait se traduire par « salutation à l'Univers » est une expression qu'emploient traditionnellement les hindous avant de commencer une prière ou une récitation des textes sacrés, ainsi que pour se saluer dans la rue. Dans le sikhisme, Hari est la forme ultime, unificatrice et unique de Dieu. Selon cette tradition, inspirée de l'islam et donc du judaïsme, il n'est donc pas permis de représenter Hari. Pour eux, cette divinité est si glorieuse et si puissante qu'il n'est pas possible de s'en faire une idée juste et donc de la représenter sans la déprécier.

 

Harlez, Charles de (1832-1899) : « Orientaliste, membre de l'Académie Royale de Belgique. Ordonné prêtre, de Harlez deviendra professeur à l'Institut d'Études Orientalistes de l'Université de Louvain en 1871. Il y enseignera les langues orientales. Ses traductions lui apporteront une réputation certaine. En 1882, il fonda l'une des premières revues scientifiques de linguistique et d'études orientales, Le Muséon. Son œuvre orientaliste dépasse les vingt ouvrages érudits et de traduction ; elle compte également une cinquantaine d'essais divers et d'innombrables articles scientifiques. Durant la majeure partie de sa carrière il étudiera la philosophie, la linguistique et la littérature chinoise ancienne ainsi que la religion zoroastrienne et la langue avestique (Le Livre sacré du zoroastrisme,1881.). Il ne fut pas le premier à traduire en langue européenne à partir de la langue perse ancienne les textes sacrés zoroastriens rassemblés sous l'Avesta. Sa traduction datant de 1875 à 1877 fut remarquée et elle servit de base à la traduction vers plusieurs autres langues comme l'anglais et l'allemand. Il publia par ailleurs un manuel de la langue de l'Avesta qu'il utilisera dans son enseignement. Après avoir étudié l'avestique, de Harlez se consacre à la langue et à la religion mandchoue. Il contribue à la connaissance de cette langue en publiant en 1884 un manuel de langue mandchoue. Sa vocation de vulgarisateur le poussa également à publier un manuel de sanskrit, langue indo-européenne qu'il enseignait alors. Dès 1890, il publie une série de textes sur le taoïsme. En 1897 il écrit la version finale de sa traduction en français du Yi-king, aussi connu sous le titre de Livre des mutations. Il a également travaillé sur le chamanisme tibétain et sur la religion de l'île de Pâques, Kangata Manu. » Wikipedia.

 

Haryana : Région administrative nord-indienne faisant référence à l'Arya-Varta, le légendaire « domaine des Aryens », aussi appelé Brahma-Varta, « le pays de Brahma », en référence au dieu créateur des Hindous.

 

Hattusa : Capitale de l'empire Hittite fondée par Hattusi 1er vers 1650 av. J.-C. 10 000 à 20 000 habitants.

 

Hellènes : sont considérés comme hellènes, les peuples acculturés au modèle culturel et cultuel grec, tels que furent la plupart des peuples du bassin méditerranéen de la fin de l'antiquité. La civilisation hellénique repose sur les œuvres d'Homère et d'Hésiode, sur un panthéon panthéiste tolérant et capable d'incorporer de nouveaux dieux, ainsi que sur un art de vivre bien particulier : la société hellène se veut en effet éclairée mais elle repose sur une solide aristocratie fondamentalement injuste : si le travail manuel et fatigant est mal vu, si seul les jeux de l'esprit et la recherche de la sagesse semble encouragée, cette société repose cependant sur la domination systématique d'une masse innombrable d'esclaves. Spartes et Athènes sont les deux principales cités que prennent en modèles les philosophes antiques, tels Platon et Aristote.

 

Helvètes : Peuple celte gaulois occupant le territoire de l'est de la France et de la Suisse actuelle.

 

Hérodote (484-420 av. J.-C.) : Premier des historiens. Ses récits de voyages à propos de l’Égypte, de la Perse et de la Scythie sont précieux.

 

Hésiode (v. 700) : Poète grec, auteur d'une célèbre Théogonie et du poème Les Travaux et les Jours.

 

Hindous : Peuples adeptes d'un des nombreux courants religieux dharmiques issu de la base culturelle védique, et dont les plus populaires sont depuis deux mille ans, par ordre d'importance démographique : le vishnavisme (fédérant les adeptes de Vishnou, Rama et Krishna), le shivaïsme (Shiva), le shaktisme (Dévi, Parvati Durga, Kali) et le tantrisme (Shiva, Shakti, Ganesh). L'immense majorité des hindous vivent de nos jours en Inde, mais avant l'islamisation de l'Asie centrale, ce culte comprenait des adeptes et des temples d'Anatolie en Sibérie. L'hindouisme est un terme anglophone auquel les Indiens eux-mêmes préfèrent celui de Dsanatam dhrama, que l'on pourrait traduire comme « la tradition éternelle ». Quel que soit son courant doctrinaire, l'hindouisme n'est pas une religion prosélyte. Contrairement aux traditions catholiques ou musulmanes qui leur accordent une place prépondérante, les notions d'universalité ou de baptême n'ont pas cours dans l'hindouisme, qui préfère à ces concepts trop souvent hypocrites les notions de devoir, de race, de castes et de famille. Le plus important pour hindou n'étant pas de correspondre à un idéal illusoire de justice ou de bonté, mais plutôt d'être pleinement conscient de la place qu'il doit occuper sur Terre, et ainsi remplir sa tâche existentielle correctement.

 

Hiranyagarbha : Dans le Rig-Véda, Hiranyagarbha est l’œuf cosmique, aussi appelé « le joyau de l'Univers » ou « l'utérus, la matrice d'or ». Il est apparenté à Prajapati, le dieu suprême qui est au commencement de toute chose. Il flottait seul dans la non-existence et l'obscurité la plus totale avant de se briser en deux parties : l'espace infini, le Svarga, le domaine du divin, et la matérialité, la Terre, la déesse Prithvi. Les traditions plus tardives présentent Hiranyagarbha comme à l'origine de la naissance de Brahma, le dieu créateur de l'Univers.

Hittites : Peuple anatolien composite dont l'aristocratie était indo-européenne et originaire des Balkans, et parlait un langage très proche du sanscrit le plus archaïque. Rival de l'Égypte au long du second millénaire avant notre ère, les Hittites connurent un renouveau civilisationnel durant le premier millénaire puis disparurent définitivement. Quelques épopées, quelques hymnes, de nombreux actes administratifs rédigés en cunéiforme sur des tablettes d'argile sont les vestiges littéraires de cette florissante civilisation dont Hatusa et Purushkanda furent certaines des cités les plus prospères et puissantes. Le texte indo-européen le plus ancien jamais déchiffré, datant du début du second millénaire, nous le devons d'ailleurs aux Hittites, et au code des Nessilims, sorte de pendant hittite au code babylonien d'Hamourabi.

 

Hollandais : Peuple germanique qui se désigne lui-même comme Deutch, c’est-à-dire « germain ». Ayant bâti leur prospérité sur leur farouche indépendance, les Pays-Bas, leur territoire, furent le berceau du Protestantisme. Le Hollandais est une des langues germaniques les plus archaïques, plus ancienne que l'anglais ou l'allemand.

 

Homère (v. 750 av. J.-C.) : Poète grec dont l'existence est supposée mais hypothétique. Semblable au Vyasa du Mahabarata, il pourrait s'agir d'un prête-nom pour divers auteurs plus ou moins tardifs ou récents. Véritable père spirituel de tous les poètes et romanciers européens depuis quelque trois mille ans, Homère est l'auteur de l'Iliade, qui raconte la guerre de Troie et sa suite, l'Odyssée, qui raconte le voyage d'Ulysse.

 

Hörbiger, Hans (1860-1931) : Ingénieur, inventeur et idéologue autrichien. « Hans Hörbiger fréquente le Technologische Gewerbemuseum en génie mécanique à Vienne, mais ne peut pas suivre d’études supérieures pour des raisons financières. Après un emploi de dessinateur dans une entreprise de soupapes de précision en 1881 et une courte période militaire, il gagne provisoirement sa vie en tant que joueur itinérant de cithare. En 1884, il travaille de nouveau pour différents constructeurs de machines. À partir de 1891, Hörbiger, chez le constructeur de machines Lang à Budapest, approfondit les techniques de la chaleur et du froid. En 1896, il dépose un brevet de soupape à disques d’acier (connue depuis sous le nom de « soupape Hörbiger ») qui lui apporte une certaine aisance. […] Il devient connu du grand public en 1912 à la suite de la publication du livre Glacial-Kosmogonie sur lequel il travaillait depuis 1894. Cet ouvrage, écrit en collaboration avec le sélénographe Philipp Fauth, expose la doctrine de la glace éternelle qui énonce que la plupart des corps de l'univers sont constitués de glace. Cette théorie fut conçue par Horbiger à l'issue d'une généralisation de ses expériences sur la chaleur. Elle explique les phénomènes astronomiques par la lutte perpétuelle entre la glace et le feu, ces éléments étant aussi assimilés aux forces d'attraction et de répulsion. […] De nombreux auteurs ayant écrit sur le thème de l'« occultisme nazi » ont affirmé, en se basant sur le livre de Hermann Rauschning Hitler m'a dit, qu'Hörbiger aurait connu Hitler et aurait été lié à diverses sociétés secrètes qui auraient influencé le Troisième Reich. Le livre de Rauschning et ces théories sont aujourd'hui discrédités par les historiens. » Wikipedia.

Hourrites : Peuples de l'Antiquité originaire du Caucase et ayant dominé le Moyen-Orient, sous la forme d'un conglomérat de cités et de royaumes à la population composites. Bien que sa langue (éteinte) soit non reliée aux familles indo-européennes ou sémites, la culture hourrite doit beaucoup à ces deux aires culturelles, de sorte que son panthéon soit à la foi d'inspiration hittite, mais aussi aryenne, babylonienne, mais aussi puissamment typique (la déesse Shaushka). Le royaume de Mitanni faisant partie de l'aire d'influence hourrite. La civilisation hourrite est régulièrement citée dans les études indo-européennes car elle semblait dirigée par une élite Aryenne, comme en témoigne le patronyme des rois de Mitanni et d'autres Royaumes hourites.

 

Hyksos : « Peuple de la mer » mystérieux mais historiques, nommé ainsi par les anciens égyptiens, qui les rendaient responsables de nombreuses dévastations de leur pays. L'identification des Hyksos demeure problématique : selon les chercheurs, il peut s'agit d'un peuple sémite (phénicien), indo-européens (Mycéniens ou autres envahisseurs venus des Balkans) ou encore hourrites.

 

Hyperboréens : Peuple légendaire des confins septentrionaux de l'Eurasie. Aussi appelé Arimaspe, ils seraient disciples d'Apollon et adeptes de rituels chamaniques magiques. Hyperborée est la patrie du Vent du nord personnifié sous une forme divine. Les Grecs en font leur patrie originelle, selon un mythe qui trouve un écho en Perse et en Inde, où le cercle arctique est aussi désigné comme patrie originelle des Aryens (bien que l'Avesta ne mentionne pas Hyperborée mais plutôt l'Aryen-Veja, un territoire situé non pas en Sibérie mais sur les hauts plateaux de l'Elbrouz et du Caucase).

 

Illyriens : Peuple paléobalkanisque habitant la côte orientale de l'Adriatique dont la famille linguistique ne perdurerait plus de nos jours qu'en infime trace dans l'Albanais et les autres langues des Balkans.

 

Indiens : Peuple du sous-continent indien, lequel se délimite par l'Indus à l'ouest, l'Himalaya au nord et le littoral de l'océan Indien qui, de la mer d'Arabie au golfe du Bengale, longe la presqu’île sud indienne. Les Indiens sont majoritairement hindous (Inde), musulmans (Pakistan, Bangladesh) ou bouddhistes (Sri Lanka). Ethniquement, les Indiens peuvent se classer en deux groupes : les Indo-Européens (Aryens) et les Dravidiens (Tamouls).

 

Indo-Européens : Ensemble des peuples qui parlent une langue de la famille linguistique indo-européenne. Plus encore qu'une langue originelle en commun, appelé le proto indo-européen et depuis reconstruite scrupuleusement par les scientifiques, ces peuples partageaient aussi une mythologie et une théologie commune. Les Indo-Européens comprennent ce que le grand public connaît sous le nom de Celtes, Vikings, Romains, Grecs, mais aussi Perses, Aryens et Hittites. L'étude des similitudes indo-européenne permet de comprendre les mystérieux dieux gaulois ou slaves à la lumière des très documentés dieux indiens, tout comme de comprendre le Shiva des hindous à la lumière du Dionysos grec.

 

Indo-Iraniens : Synonyme d'Aryens, dans le sens où ce peuple originaire du nord de l'Oxus, s'est divisé en deux groupes, dont l'un s'installa en Perse, l'autre en Inde. La branche indo-iranienne des langues indo-européennes concerne donc les langues indo-européennes orientales et comprend le perse, le sanscrit et leurs dérivés, ainsi que les dialectes scythes.

 

Indra : Indra est un des dieux les plus importants du panthéon védique. Il est le chef des dieux, surnommé le dieu des dieux. Il est le dieu de la guerre dont les attributs sont le tonnerre et la foudre et l'animal véhicule un éléphant. Maître des nuages qui le suivent, il est celui qui libère les eaux qui tombent en pluie sur la terre. Figure centrale du panthéon védique, son importance faiblira ensuite, pour ne plus incarner dans les contes et légendes du Moyen-Âge indien qu'un dieu colérique, alcoolique, incestueux et hédoniste, qui a peur de se voir dépasser par les hommes et qui tente par tous les moyens de déranger les ascètes qui souhaitent accéder à l'Illumination.

 

Ioniens : Aussi appelés Yonas (Ionas) ou Yonakas par les Indiens, les Ioniens sont un peuple grec d'Asie Mineur, voisins des Phrygiens et des Lydiens.

 

Iran : Dénomination récente de l'entité politique perse. L'étymologie du mot renvoie à la notion d'Airyana Vaejah, « le domaine des Aryens ». Les Iraniens modernes musulmans sont dans leur majorité chiites.

 

Irlandais : Peuple celte de l'île britannique éponyme, l’« Eire », dont l'étymologie indo-européenne nous suggère la même signification que les mots « Aryen », « Iran » ou « Alains », à savoir « noble, juste, libre ». Plus encore que les Bretons, les Irlandais ont réussi le grandiose syncrétisme de la poésie et de l'imaginaire celte avec la morale et la philosophie helléno chrétienne. St Patrick est son saint patron évangélisateur.

 

Issédones : Peuple mystérieux d'Asie centrale qu'Hérodote rapproche des Scythes et qui par ailleurs furent associés aux peuplades turques ou sibériennes.

 

Islandais : peuple germanique composé des exilés vikings norvégiens qui colonisèrent l'Islande puis le Groenland et les côtes canadiennes. Il s’agit du peuple indo-européen le plus occidental et le plus nordique. C'est en Islande que furent conservées le plus précieusement les coutumes païennes, à travers notamment le recueil mythologique de l'Edda. Si le Groenland était peuplé d'Eskimos et la canada de Peaux-Rouges, il semblerait que l'Islande ait été une terre sauvage avant sa découverte pour les marins scandinave. Des moines catholiques y vivaient reculés depuis plusieurs siècles. Par ailleurs, furent retrouvés en Islande des pièces romaines datant du IIIe siècle de notre ère, sûrement apportées par des marins latins à la dérive.

 

Jaïns : Membres d'un courant religieux dharmique dissident du védisme qui trouve son origine dans la vie historico-légendaire et l'enseignement du gourou Mahavira, comptemporain du Bouddha (v. 600 av. J.-C.). Mahavira prétendait cependant être le transmetteur d'une doctrine bien plus ancienne. Les jains s'astreignent à un strict régime végétalien et respectent très scrupuleusement l'Ahisma, la non-violence absolue envers le vivant (prêtant en cela une attention extrême aux insectes qu'ils côtoient et qu'ils se refusent de déranger). Leur clergé jaïn peut être divisé en deux communautés indépendantes : les svetembaras et els digambaras. Les premiers revêtant en tout temps la tunique blanche et les seconds préférant se promener nus en tous lieux et toutes occasions.

 

Jonval, Michel (1902-1935) : Linguiste français, spécialiste des études baltes. Il fut le premier titulaire de la chaire de Culture et de langues romanes de l'Université de Riga. Il proposa la seule traduction française complète des daïnas lettonnes (1929).

 

Julien dit « l’Apostolat » ou « le Philosophe » (v.331-363) : empereur romain. Il voulut rétablir le polythéisme dans l'Empire romain et rédigea pour cela des écrits critiques contre le christianisme.

Kailash : Montagne située juste de l'autre côté de la muraille himalayenne, sur le plateau tibétain, le mont Kailash, est la demeure du couple Shiva et Parvati.

 

Kala ou Kall : Kala est le mot sanskrit qui veut dire à la fois le temps et la couleur noire. Kala est donc le dieu du temps et de ses ravages. Il est effrayant et dévore tout ce qui l'approche. Les traditions en font à la fois un avatar de Yama, le dieu de la mort, mais aussi une divinité dont est originaire la furieuse Kali, parfois présentée comme sa compagne. Kala est aussi le maître des contrées abyssales et impénétrables de l'espace. Kala a inspiré Kirtimukha, un monstre ornemental qui est souvent sculpté sur les temples. En Chine, cette créature effrayante est connue comme le démon de l'avidité et est disposée à l'entrée des bâtiments.

 

Kalashas : Peuples des Himalayas Occidentales (Pakistan), pratiquant encore de nos jours une forme de polythéisme perpétué des rites encore inspirés des temps immémoriaux pré-védiques. Culture et peuple en extrême danger de disparition, il n'était en 2020 plus que 4 000. La ville légendaire et sacrée de Nysa, que les chroniqueurs assurent qu'Alexandre le Grand visita en pèlerinage, et attribuée à Dionysos, serait située non loin du territoire historique des kailashas, jadis bien plus imposant. Ces mêmes commentateurs qualifiaient alors les kaialshas de valeureux et puissants au combat, de sorte qu'Alexandre préféra s'en faire des alliés plutôt que de les combattre. La vigne est encore cultivée et la vinification est une des fiertés des derniers kailasha, qui considèrent le vin comme un nectar sacré, semblable pour eux au soma des Aryens.

 

Kamadeva (Kama) : Kamadeva est le pendant hindou du Éros grec. Il est le dieu du désir (Kama), qu'il soit amoureux, sexuel et du plaisir, qu'il soit esthétique ou sensoriel. Symbole du désir, la monture de Kamadeva est un perroquet, qui lui permet de voler et de se déplacer rapidement, tout en papillonnant comme le font les oiseaux à la recherche de quelques graines à manger, de quelques désirs à satisfaire. Kama est représenté avec un arc, prêt à tirer ses flèches, faisant de lui une des sources évidentes d'inspiration du chérubin de la Renaissance européenne. Cependant, son arc est en canne à sucre et ses flèches sont des fleurs. Une légende raconte que seul le fils de Shiva pouvait terrasser un monstre qui menaçait l'existence de l'Univers. Or, Shiva n'avait pas encore de descendance. Indra, le roi des dieux, envoya donc Kamadeva provoquer le désir de Shiva pour sa compagne Parvati. Arrivé au Kailash, la demeure de Shiva, Kamadeva le trouva comme à son habitude en pleine méditation. Dérangé par Kamadeva, Shiva ouvrit son troisième œil et foudroya le dieu du désir, qui se consuma en un instant. Sur les instances de Parvati, à laquelle Rati, la veuve éplorée de Kamadeva avait adressé ses pénitences, Shiva ressuscita Kamadeva puis s'unit enfin à sa compagne pour donner naissance à Skanda (Kartikeya), le dieu de la guerre. Cette légende nous apprend que le véritable amour ne naît pas d'un désir passionnel mais plutôt d'un élan compassionnel. La femme de Kamadeva est Rati, la divinité de l'amour, du désir charnel et du plaisir sexuel. Kama et Rati sont habituellement adorés et présentés ensemble dans les temples qui leur sont consacrés. Le fils de Krishna est considéré par certaines traditions comme une incarnation de Kamadeva.

 

Kamadhenyu : Kamadhenyu est la mère de toutes les vaches. Il s'agit d'une déesse zoomorphique composée du corps d'une vache, de la tête et des seins d'une femme, des ailes d'un oiseau et de la queue d'un paon. Elle est parfois présentée comme étant à l'origine des brahmanes et de l'amrita, l'elixir d'immortalité. Elle vit à Goloka, le domaine céleste de Krishna. Si aucun temple n'est dédié à Kamadhenyu, son adoration est assurée par l'interdiction hindoue de consommer sa chair ou de l'exploiter comme un vulgaire animal.

 

Kang : Dénomination chinoise han d'une peuplade indo-européenne correspondant peut-être aux Sogdiens.

 

Karna : Karna est un des personnages principaux du Mahabarata. Il est le fils du dieu soleil Surya et de Kunti, la future reine des Pandavas, qui, encore adolescente, tomba illégitimement enceinte en faisant l'amour à l'astre solaire. Après avoir caché sa grossesse, Kunti abandonna Karna dans un panier qui dériva le long du Gange. Karna fut adopté par un couple d'humbles serviteurs de la cour du roi des Kauravas, Dhritarashtra. Kunti ayant accepté de faire l'amour à Surya en échange de la promesse que le fils qui naîtrait de leur union serait un guerrier héroïque et valeureux, Karna devint un jeune homme puissant, parfaitement aguerri dans les techniques d'arts martiaux. Ses prouesses militaires lui valurent d'être appointé roi du Bengale par le prince des Kauravas, Duryodhana. Combattant aux côtés des Kauravas durant la bataille de Kurukshetra, Karna réalisera enfin la vérité sur ses origines et sa fraternité avec les chefs ennemis des Pandavas : Arjuna, Bhima et Yudhishthira. L’ultime combat fratricide du Maharashtra, qu'il perdra, l'opposera d'ailleurs à Arjuna. Karna est un personnage qui malgré sa valeur, son éthique et son courage, est rejeté de ceux qui devraient l'aimer et l'accepter. En tant que Kauravas, Karna est au mieux un allié, au pire un bâtard, tandis que du côté des Pandavas, Karna est un traître, dévoré par la vengeance et le ressentiment. Les cas de conscience de Karna, la motivation de ses actions, mais aussi sa raison d'être sur terre, ont été une source d'inspiration majeure de la littérature indienne.

 

Kartikeya : Divinité védique tardive Kartikeya est le fils de Shiva et Parvati, frère de Ganesh. Il est le dieu de la guerre et des victoires militaires, apparenté dans le sud de l'Inde à Murugane, dans le Nord à Skanda ou encore Kumar. Il est représenté sous la forme d'un jeune adolescent armé.

 

Kashgar, ou Kashi : Ville située à l'ouest du désert du Taklamakan et au pied de l'hindu Kush, possédant la même étymologie que la ville indienne de Kashi-Varanasi. Grosse bourgade prospère de la route de la soie, longtemps dirigé par une élite indo-européenne bouddhiste. De nos jours un des foyers de l'islam ouïghour, frontalier de l’Afghanistan.

 

Kashi : Fondée vers l'an 1 000 av. J.-C., Kashi est la capitale du royaume éponyme de la vallée du Gange, situé dans la région actuelle du Bihar. Aussi orthographié Kazi, Kashi, « la fontaine », sera aussi baptisé Banaras (Bénarès) et plus récemment Varanasi. Ville la plus sacrée d'Inde, Varanasi est encore de nos jours le plus grand centre de pèlerinage et de formation des courants shivaiste, vishnavite, jain et bouddhiste (Sarnath, situé à quelque 10 km de Varanasi étant le lieu du premier prêche du bouddha.) C'est à quelques dizaines de kilomètres de Varanasi que se déroule depuis des millénaires la cérémonie de la Kumba Méla, qui voit se rassembler des millions d'hindous tous les 12 ans, au confluent de la Yamuna et du Gange, les deux fleuves les plus sacrés d'Inde du nord.

 

Kashiapa : Kashiapa est un des sept rishis légendaires, les maharishis, auxquels la composition des Védas est attribuée. Dans les Védas, il est le père des dévas.

 

Kassites : Peuple composite et mystérieux ayant régné sur le sud de la Mésopotamie durant la seconde partie du second millénaire avant notre ère. Originaires des montagnes de Zagros, adorant le cheval et ayant dominé militairement grâce au char de guerre qu'ils introduisirent dans la région, les kassites furent souvent présentés comme un peuple Indo-aryen. Alain Daniélou les considérait même comme Aryens. Ces théories furent réfutées par les recherches linguistiques effectuées sur les quelques inscriptions et toponymie kassite que nous ayons retrouvées : la langue kassite ne serait en effet ni reliée à la famille indo-européenne, mais pas non plus à la famille linguistique sémite. Culturellement, les kassites semblent avoir adopté le panthéon sémite en vogue en Assyrie, mais possède aussi des traces d'un culte aryen évident, avec la mention de divinités tels que Suryas, le Soleil, ou les Maroytes, les divinités guerrières des nuages lourds annonça le tonnerre et la tempête. Sans plus de preuve irréfutable, on a pu aussi rapprocher les Kassites des Hourrites, un autre peuple de Mésopotamie qui ne se soit ni apparenté aux Aryens, ni aux Sémites (Assyriens, Phéniciens, Philistins, Cananéens). Indice intéressant, kassites se dit en kassite « Kashi », ou « Kazi », soit un vocable très commun en sanscrit, qui veut dire « fontaine, eau fraîche ». On retrouve le même mot à l'origine des villes de Kashi-Varanasi (Inde) ou encore Kashi-Kashgar (Chine).

 

Khotanais : Peuple indo-européen installé depuis le second millénaire avant notre ère dans le bassin du Tarim, autour de la ville éponyme de Khotan (Chine occidentale, Xin Yang actuel). Parlant un dialecte appartenant à la famille scythot-iranienne, les khotanais sont un des peuples les plus méconnus mais aussi les plus prospères de l'Antiquité. Le bassin du Tarim et ses oasis étant des creusets culturels et commerciaux, les khotanais adoptèrent les coutumes zoroastriennes des Perses avec lesquels ils commerçaient, tout en gardant le sanskrit puis le prakrit-gandhari comme langue franca, ces langues étant considérées comme sacrées par la littérature bouddhiste, une religion qui comme plus tard le manichéisme, connut sa popularité à Khotan. Ville sujette aux rapacités turques et chinoise, elle fut prise de nombreuses fois au long de la seconde partie du premier millénaire, par les Turcs ouighours d'abord, puis par les Afghans musulmans, pour enfin perdre à jamais son indépendance. De nos jours, plus aucunes traces ne subsistent du passé indo-européen de Khotan, grosse bourgade que les chinois tentent de s'approprier au détriment des peuplades turcophones et kazakhes encore présentes dans la région et qui ne sont plus majoritaires au Xin Yang que dans les campagnes arides, les villes-oasis étant colonisées démographiquement et politiquement par les chinois Han.

 

Khorassan : Région prospère du nord-est de l'Empire perse, situé en actuelle Afghanistan.

 

Kosala : Nation historique indo-aryenne de la vallée du Gange, mais aussi patrie légendaire du roi Rama, avatar du dieu Vishnou. C'est depuis le Kosala et sa capitale Ayodhya que le roi Bharata, le demi-frère de Rama, entreprendra la conquête et l'unification de ce qui devindra l'Inde brahmanqiue et védique.

 

Kosovars : Peuple musulman associé à l'ethnie albanaise. Leur pays, le Kosovo, qui a acquis son indépendance grâce à l'ingérence américaine dans les Balkans, est une création administrative récente née de l'islamisation de la région par les Turcs Ottomans. Suite à leur conquête des Balkans, « en 1455, L'Empire ottoman fait un recensement ethnique des familles du Kosovo de façon à établir une politique de gouvernance, 46 étaient Albanais et 13 000 Serbes, ce document existe encore et se trouve dans les archives turques à Istanbul. Détail intéressant, le recensement turc touche aussi le nord de l'Albanie actuelle qui lui aussi est peuplé à très grande majorité de familles serbes, puisque sur 89 villages, 3 sont à majorité albanaise et 86 à majorité serbe. » (Wikipédia, article Kosovo). En revanche, le Kosovo en tant qu'entité territoriale et culturelle trouve son origine dans les premières implantations slaves dans la région. C'est en effet au Kosovo que les premières colonies serbo-croates s'installèrent, à la suite de leur migration depuis les steppes russo-ukrainiennes.

 

Kourgane : Tumulus des steppes d'Asie centrale ayant donné son nom à une culture néolithique que les Proto- Indo-Européens auraient partagé.

 

Kshatrya : Caste noble et guerrière traditionnellement en charge de la gestion des royaumes hindous. Seconde verna (caste), terme de prestige après celle des Brahmanes.

 

Kubera : Dans les Védas, Kubera est le chef des Yakshas, les esprits maléfiques. Dans les traditions plus récentes Kubera est considéré comme le dieu de la santé, de la richesse et de la prospérité. Il est dépeint sous la forme d'un être bedonnant couvert de bijoux (bracelets, colliers, couronne).

 

Kurdes : Peuple indo-européen d'Anatolie subissant la domination politique et culturelle des Turcs depuis quelques siècles. Adeptes de l'islam sunnite, les Kurdes sont un peuple sans terre dont la nation s'étend de l'Anatolie orientale au nord de l'Irak. Les Kurdes sont les héritiers directs des populations hittites.

 

Kurus : Peuple indo-aryen de la vallée du Gange régulièrement cité dans les Védas. C'est sur leur territoire que ce serait déroulé la légendaire bataille de Kurukshetra dont les rebondissements sont narrés dans le Mahabarata, l'épopée sacrée des hindous.

 

Kushan : Peuple d’origine du Gansu chinois, connu d'abord sous le nom de Yuezhi. Chassés par les Wusuns aux débuts de notre ère, ils s'installèrent dans le bassin du Tarim, puis prirent le contrôle d'une grande partie des Empires indiens et perses, fondant l'Empire kushana (v. 375 apr. J.-C.). Protecteur des religions, l'Empire kushan toléra que perdurent les cultes mazdéens, manichéens mais aussi bouddhistes ou hindous. Begram, Peshawar, Taxila et Mathura furent dès lors des capitales kouchanes.

 

Kurukshetra : Bataille opposant les mauvais Kauravas aux bons Pandavas, élément central de l'épopée indienne du Mahabarata.

 

Lakshmi : Lakshmi est l'épouse de Vishnou. C'est une des figures féminines principales de l'hindouisme moderne. Elle est la déesse de la bonne santé, de la prospérité, de l'abondance, tant matérielle que spirituelle.

 

La Tène : En Suisse, site archéologique de référence concernant la culture celte de la fin du premier millénaire av. J.-C.

 

Latins : Peuple hétéroclite de la botte italienne, parlant des langues originaires du socle celto-italique et dont la standardisation donnera le latin. Peuples influencés d'abord par la riche civilisation étrusque, les Latins subirent ensuite une totale acculturation au modèle hellénique. La langue latine est considérée avec l'avestique et le sanscrit, comme étant une des langues indo-européennes les plus anciennes tout en étant de loin la plus documentée, ayant été la lingua franca des élites européenne près de deux millénaires durant. Ce sont des latinistes, religieux pour la plupart, qui décelèrent dès la fin du XVIIIe siècle les liens évidents qui liaient leur langue scolastique au sanscrit ou au vieux perse, inaugurant ainsi l'étude des langues indo-européenne.

 

Lettons : Voir Baltes.

 

Ligures : Les Ligures sont associés aux peuples dont la présence en Europe précède l'arrivée des Indo-Européens, comme les Aquitains, les Basques ou les Etrusques. Peuple mystérieux, on retrouve leur trace dans tout le nord de l'Italie, mais aussi dans le midi de la France, jusque dans les Pyrénées. On ne connaît de la langue de ce peuple que quelques dénominations toponymiques, comme les noms de village ou de rivières. Certains de ces vocables correspondent à une étymologie indo-européenne, d'autre pas et de fait, l'identité linguistique des Ligures reste en suspens.

 

Lingua franca : Langue d'échange et de communication interrégionale, qui n'est pas nécessairement la langue première des habitants de ces régions. Le grec fut une des linga franca de la Méditerranée Antique, le latin fut la lingua franca de l’Europe moyenâgeuse et le sanscrit (et son dérivé le prakrit) furent les ligua franca de l'Asie, du bassin du Tarim aux îles indonésienne. Ces langues s'imposèrent à la suite des conquêtes de leurs locuteurs, elles sont ainsi le vecteur de religions hégémoniques, mais aussi des nouveaux échanges commerciaux. Si les lingua franca sont parlées par les élites politiques et intellectuelles, ainsi que par les marchands et commerçants, elles ne sont en revanche que peu utilisées dans le peuple, qui conserve sa langue vernaculaire.

 

Lituaniens : Voir Baltes.

 

Lombards : Peuple germanique originaire de la Scandinavie ayant conquis la péninsule italienne. La région milanaise de la Lombardie leur doit son nom.

 

Louvites : Peuple antique d'Anatolie locuteur d'une langue indo-européenne anatolienne associé aux Hittites et aujourd'hui disparue.

 

Lucien de Samosate (120 à 180) : Satiriste grec originaire d'Asie Mineure. Il témoigna d'Ogmios, le Hercule gaulois.

 

Lusitanièeens : Peuple celtibère peuplant le Portugal actuel. Subit très tôt l'influence culturelle de Rome.

 

Lydiens : Peuple hellénisé d'Asie Mineur, locuteur d'une langue anatolienne associé aux Louvites et aux Hittites.

 

Macédoniens (anciens) : Les anciens Macédoniens sont un peuple locuteur d'un dialecte du grec ancien. Sous l'influence des rois Philippe II puis Alexandre le Grand, le petit Royaume hellénisé de Macédoine (Makédonia), situé au nord de l'archipel grec, devint l'épicentre d'un empire. Ce dernier s'étala sur les trois continents du monde connu d'alors, donnant entre autres naissance à la dynastie égyptienne ptolémaïque, dont la célèbre reine Cléopâtre sera l'héritière, ainsi que perse séleucide.

 

Macédoniens (modernes) : Peuple de Slaves du sud, habitants du pays éponyme, dont la population est orthodoxe ou musulmane.

 

Magadha : Royaume indo-aryen prospère situé à l'est de la vallée du Gange et au sud du Bengale.

 

Maitreya : Maitreya est le bouddha du futur. Il viendra sur Terre quand le message du Bouddha historique aura disparu. Dans la tradition hindoue, Maitreya est Kalki, le guerrier de la fin des temps, l’ultime avatar de Vishnou.

 

Manichéens : Adeptes du culte fondé par Mani dans le courant du troisième siècle de notre ère. Prospérant d'abord en Perse en se construisant une doctrine inspirée à la fois du zoroastrisme, du judaïsme et du christianisme. Le manichéisme se voulait une doctrine gnostique syncrétique ayant recours aux concepts indiens du karma et de la transmigration. Combattu en tant qu'hérésie par le catholicisme romain, chassé de Mésopotamie par les Arabo-musulmans, le patriarcat manichéen s'installa ensuite à Samarcande, en pays sogdien, puis chassé une nouvelle fois par les musulmans, ils s'établirent enfin et prospérèrent encore dans le bassin du Tarim et en Mongolie. Après avoir fait de nombreux adeptes dans les communautés mongoles, tuque et chinoise, le manichéisme fut combattu par les Hans pour enfin disparaître dans le courant du second millénaire. Le dernier temple manichéen ferma à Bombay dans les années 1950. On y trouvait alors des idoles de Jésus parmi celles de Shiva, Vishnou ou Ganesh.

 

Massagètes : Peuple nomade des steppes eurasiennes, parlant un dialecte scythe et parfois affilié aux Daces. On distingue les Gètes d'occident présent en Europe et les Massagètes, les « grands Gètes » installés à travers la Sibérie. Ils partagent avec les Sarmates l'invention de la cavalerie lourde et de l'armure pour cheval, et sont donc considérés comme des précurseurs des redoutables cataphractes byzantines.

 

Marathes : Peuple de guerriers et d'agriculteurs du centre de l'Inde, locuteur d'une langue indo-aryenne et fondatrice durant le second millénaire d'un empire qui s'opposa sérieusement à l'hégémonie du sultanat de Delhi.

 

Maroutes : Les Maroutes sont les divinités védiques des orages. Fils de Rudra, compagnons dévoués d'Indra, ils sont parfois affiliés aux Rudras. Les Maroutes sont des guerriers belliqueux dont les dents sont en fer, les armes et les armures en or. Ils attaquent les nuages, qu'ils tranchent en deux de leurs épées, ce qui les rend responsables de la pluie, des feux de forêt et des tremblements de terre.

 

Matura : Ville du nord de l'Inde où Krishna est supposé être né. Rattaché au Gandhara sous la domination grecque et scythe, Matura est un des grands centres du gréco-bouddhisme.

 

Maya : Maya est un personnage du Mahabarata et du Ramayana. Aussi appelé Mayasura, littéralement « le démon de l'illusion », il est l'ami des serpents et le maître architecte des mondes souterrains. Son domaine est la forêt Khandava, où se retireront en exil les Pandavas une fois leur royaume perdu. Voulant tuer son ami le serpent Takshaka, Arjuna mit feu à la forêt tout entière, ce qui attrista beaucoup Maya, car de nombreux animaux allaient mourir. Se prosternant aux pieds de Krishna pour arrêter le massacre, Krishna lui proposera alors de construire un palais pour les Pandavas, le Mayamahal, aussi appelé Indraprastha. Maya est aussi l'architecte des trois villes volantes appelé Tripura, dont la prospérité, la richesse et l'impiété furent la cause de la colère de Shiva qui les détruisit. Maya fut pourtant épargnée car il est un dévot de Shiva tout autant que de Vishnou-Krishna.

 

Mazdéens : Partisans d'une tradition aryenne perse reconnaissant Ahura-Mazda comme le dieu principal et tout-puissant. Les zoroastriens sont mazdéens. Le feu possède dans ce culte un rôle rituel important, mais ne constitue pas une divinité majeure. Les divinités principales du mazdéisme échangèrent beaucoup à travers les 4 000 ans que durèrent et durent encore cette tradition, nous pourrons cependant citer Angra-Manhy, le double maléfique d'Ahura Mazda, Mithra, le dieu solaire, mais aussi Veretragna, le dieu de la puissance viril, et enfin les archanges élémentaires, les spenta Manuya, dont la terre, Spenta Armati est l'une des plus célébrée. Le mazdéisme sera une source majeure d'inspiration du manichéisme.

 

Mèdes : Peuple du nord de la Perse dont la religion était le mazdéisme et le zoroastrisme. Avec leur voisin Paryhes, ils forment le cœur de l'Empire perse.

 

Mégasthène (v. 350 à 290 av. J.-C.) : Diplomate, historien et géographe grec ionien. Il est l'auteur d'une des plus anciennes descriptions de l'Inde réalisées par un Européen. Il est envoyé en ambassade par Séleucos Ier auprès du roi Chandragupta Maurya dont la cour se tient à Pataliputra (actuelle Patna, Bihar). Lors de sa visite de l'Inde, il rédigea l'Indica, aujourd’hui perdu, mais connu par des citations d’auteurs grecs et latins. Il visita l'Inde et crut reconnaître Héraclès et Dionysos, en Krishna et Shiva.

 

« Ménandre (v. 343 – v. 292 av. J.-C.) : auteur de théâtre grec, disciple du philosophe Théophraste. Il vécut sous la protection de son condisciple Démétrios de Phalère qui gouverna Athènes de 317 à 307 et il connut huit triomphes aux concours comiques. Il mourut de noyade accidentelle dans le port du Pirée. » Wikipedia.

 

Mérou : Aussi appelé Suméru, c'est la montagne mythique qui est centre du monde selon la tradition védique.

 

Mérovingiens : Dynastie franque salique ayant régné en Europe (Ve au VIIIe siècle) en y implantant le christianisme de Rome au dépit du paganisme ou du christianisme arieniste. Clovis, premier roi franc à accepter l'autorité de Rome, est le plus célèbres des Mérovingiens.

 

Métaponto : Colonie grecque du golfe de Tarente (Italie) ayant abrité une célèbre communauté pythagoricienne et apollinienne.

 

Mitanni : Royaume indépendant du Moyen-Orient si ce n'est dirigé par une élite aryenne, tout du moins défendu par une caste de guerrier cavalier aryen sûrement venu de Bactriane ou moins probablement de l'ancienne aristocratie hittite (Nésilims). Les sceaux du Royaume de Mitanni, comprenant de nombreuses références aux dieux védiques, ancrent cependant cette ethnie au groupe linguistique indo-aryen plutôt qu'irano-aryen. La mention des divinités védiques comme Indra ou Varuna en Mésopotamie occidentale demeure encore de nos jours une des plus fameuses énigmes de l'archéologie.

 

Mithra : Mithra est un dieu aryen solaire. Il est à rapprocher, mais non à identifier, avec le dieu perse et méditerranéen Mitra.

 

Moldaves : Peuple-frère des Roumains, dernier peuple locuteur d'une langue romane en Europe de l'est avant l'hégémonie slavophone ukrainienne et russe qui s'étend jusqu'à l'Oural. Tout comme les Roumains, les Moldaves ont cependant adopté la tradition orthodoxe.

 

Monténégrins : Peuple orthodoxe des Slaves du sud, associés aux serbo-croates. Habitants de la « Montagne Noire », un petit État des Balkans possédant un rivage Adriatique de quelques kilomètres entre l'Albanie et la Bosnie.

 

Moraves : Peuple parlant un dialecte slave occidental, habitant la région éponyme de Tchéquie, la Moravie (historiquement peuplées par des Celtes puis des Germains).

 

Mycéniens : Peuple racine de la civilisation hellène, originaire des Balkans, ayant connu des siècles de gloire avant de disparaître à jamais à l'aube du premier millénaire avant notre ère. Ils composent avec les Daces et les premiers indo-européens d'Anatolie, la première vague migratoire indo-européenne en Europe. Selon les dernières actualités linguistiques et archéologiques, ce peuple ne serait pas les descendants de la civilisation minoenne qui la précédait en Méditerranéen orientale, même si celle-ci laissa tout de même des traces dans la culture et le culte mycénien puis grec, en particulier avec les cultes de la vierge Britomartis ou de la Cybèle, déesse de la Terre et de l'abondance.

 

Nandi : Nandi est le meilleur ami et fidèle complice de Shiva, il vit à Kailasha avec lui. Il prend habituellement la forme d'un bœuf qui possède le troisième œil. Comme son maître, il peut se métamorphoser en d'autres créatures.

 

Naraka : Naraka est le royaume souterrain de Yama, le dieu de la mort. Il s'agit de l'enfer hindou. Comme dans l'enfer chrétien, les pécheurs sont punis par là où ils ont fauté. Naraka est composé de plusieurs dizaines d'espaces différents, réservés à des types de péchés bien particuliers, comme le meurtre, la consommation de viande, la luxure, le vol, ou la séduction des femmes qui ne sont pas libres. Dans chacun de ces lieux, des yamadoutas, les auxiliaires de Yama, les torturent selon leurs vices, les noyant, les écorchant, les sodomisant avec du fer rougi, leur sciant la tête à vif, leur roulant dessus avec un char… À la différence de l'enfer christiano-islamique, l'enfer des hindous n'est pas éternel, et même s'il peut être la demeure d'une âme pendant des centaines de milliers d'années, il n'est qu'une étape dans la transmigration, car elles doivent obligatoirement se réincarner. Après un passage aux enfers, l'âme est réincarnée dans une condition basse ou dégradante de l'existence, comme un animal, un insecte, ou un membre d'une caste défavorisée.

 

Nataraja : « Le seigneur de la guerre », il s'agit de Shiva dansant le Tandavam ou Nadanta.

 

Nemcova, Bozena (1820-1862) : Célèbre écrivaine tchèque, connue pour ses recueils de contes folkloriques, qui se situent dans la tradition de Perrault, Grimm et Andersen.

 

Népalais : Peuple relativement récent apparu à la suite de la fondation d'un royaume regroupant des ethnies sino-tibétaines, sino-birmans et indo-européennes. Le népalais est une langue appartenant à la branche indo-aryenne.

 

Nésilims : Membres de la caste aristocrate indo-européenne qui régna sur le Royaume puis l'Empire hittite.

 

Nirti : Nirti, ou Nrrti est la déesse védique du foyer funéraire. Elle vit au royaume des morts et elle est priée pour faciliter le passage des âmes d'une vie à l'autre. Elle est une des divinités dont la figure plus récente de Kali est inspirée.

 

Normands : Peuple germanique d'origine scandinave (dano-norvégien) parmi les plus célèbres du courant civilisationnel viking. Propulser par des très fortes personnalités comme Rolon ou Guillaume le Conquérant, ainsi qu'une marine militaire agile et efficace constituée par les fameux Drakkar à fond plat, les Normands pillèrent les embouchures des grands fleuves ouest européens. Ils s'installèrent à la force de l'épée dans le bassin inférieur de la Seine, et le pays de Caux et du Cotentin, contrées qu'ils dévastèrent. Le roi de France fut contraint de leur en accorder le contrôle pour pacifier la zone. Elle devint la Normandie. Ils entreprirent, puis réussirent la conquête des iles anglaises, réitérant en cela l'exploit des romains qui ne fut pas égalé depuis. Ne se limitant pas à la Manche, les Normands participèrent aussi à la Reconquista, aux Croisades et annexèrent, à l’instar des Vandales, quelques îles du bassin méditerranéens, que d'autres peuples vikings ou francs leur disputèrent durant des siècles.

 

Norvégiens : Peuple scandinave germanique ayant colonisé l'Island, le Groenland et dans une bien moindre mesure la Terre-Neuve canadienne. Un des trois Peuples vikings occidentaux, avec les Suédois et les Danois.

 

Nouristanis : Peuple du nord-ouest de l'Himalaya, voisin de l'Hindu Kush, dont la langue et ses très nombreux dialectes montagnards représentent le troisième groupe de langue indo-iranienne, s'ajoutant aux langues indo-aryennes et irano-aryennes. Divisés de nos jours entre l’Afghanistan et le Pakistan, ces peuples d'altitude connaissent une acculturation qui touche non seulement fatalement les dernières populations polythéistes du globe (Kailasha), mais aussi les tribus islamisées traditionnelles d'altitude, en proie à la paupérisation, à l'exode rural et au racket des terroristes talibans. Péristan, Kafiristan, sont d'autres appellations du Nuristan.

 

Oppidum : Colline fortifiée par un clan gaulois en vue de se défendre, mais aussi centre de commerce.

 

Orphée (v. 900 av. J.-C.) : Musicien, philosophe et prêtre thrace.

 

Ossètes : Peuple du Caucase descendant des Alains. Leurs traditions orales sont compilées dans les travaux de George Dumézil, en particulier dans Roman de Scythie et d'alentour et Le Livre des Héros, Légendes sur les Nartes.

 

Pachtounes : Peuple musulman locuteur d'une langue irano-aryenne, dont l'espace culturelle se situe entre l’Afghanistan et le Pakistan.

 

Panis : Peuple mentionné par les Védas, ennemis des Aryens de la vallée du Gange, correspondant peut-être aux Scythes, ou au Dahas du nord de la Perse.

 

Parisis : Peuple gaulois résidant sur les bords de la Seine (Sequana) et dans l'île de Lutèce, qui deviendra Paris.

 

Parjanya : Divinité védique, Parjanya est le dieu de la pluie, qui fertilise les sols agricoles. L'Arthava-Véda fait de lui le partenaire de la déesse terre Prithvi avec laquelle il est à l'origine de toute existence. La vache sacrée lui est donc associée, le lait et la pluie étant deux phénomènes analogues permettant la vie sur terre.

 

Parthes : Peuple originaire du nord de la Perse. Ennemis des romains, ils tirèrent leur richesse de la maitrise de la route de la soie, étant le principal intermédiaire entre l’Empire romain et la Chine Han. Profondément mazdéens et zoroastriens, les Mèdes sont un peuple aryen. Ils constituent avec les Mèdes le centre de l'empire Perse.

 

Parsis : Iraniens zoroastriens réfugiés en Inde pour échapper aux persécutions subites dans leur propre pays suite à l'islamisation de celui-ci. Installés dans un premier temps à Bombay, ils occupèrent des métiers de bijoutier et commerçant. Communauté de nos jours extrêmement prospère en Inde.

 

Parvati : Un des avatars les plus populaires de la déesse-mère.

 

Pashupati : Populaire dans le nord de l'Inde et divinité nationale au Népal, Pashupati est la forme de Shiva en tant que seigneur des animaux. Il est le pendant masculin de Shakti.

 

Pataliputra : Capitale historique de la vallée du Gange, dont le site est habité depuis le premier millénaire avant notre ère. La ville moderne se nomme Patna. Les Grecs d'Asie connaissaient bien la ville et y envoyèrent de nombreux diplomates, dont le célèbre Mégasthène.

 

Persépolis : Capitale de l'Empire perse fondée vers 500 av. J.-C. par Cyrus.

 

Perses : Habitants de la Perse géographique, c’est-à-dire de la contrée semi-désertique mais très prospère grâce au commerce et qui s'étend de la Mésopotamie Irakienne à la vallée de l'Indus. Premier Empire universel, au premier millénaire avant notre ère, la Perse administrative recouvrait des provinces égyptiennes, grecques, anatoliennes, élamites et indiennes, possédant même des comptoirs en Asie centrale (Sogdiane et Margiane). L'Empire perse s'étendait donc sur trois continents, précédent de quelques siècles l’Empire romain qui réalisera à son tour cet exploit réitéré depuis par la seule Couronne Britannique. L'aristocratie perse se désignait comme aryenne. La perse est la zone de naissance d'un grand nombre de spiritualités, dont bien sûr le mazdéisme et le zoroastrisme, qui fut de longs siècles religion d'Etat, mais aussi le manichéisme, le chiisme et le babisme (bahaï). Par ailleurs, c'est de la Perse mythique (Ol-mo-lung-ring) que serait originaire Tengpa Shenrab, le légendaire gourou fondateur de la tradition himalayenne bön. Malgré de très nombreux vestiges architecturaux, la civilisation perse nous demeure largement inconnue, car l'islamisation de la Mésopotamie et de l'Iran a détruit de nombreuses sources écrites. Cependant, des fidèles du zoroastrisme en ont conservé certaines, tels les hymnes rituels de l'Avestan, mais aussi quelques traités théologiques. Nous ne savons cependant que très peu de choses de la religion mazdéenne originelle et authentique, qui sans aucun doute devait posséder de nombreux points communs avec les traditions sumériennes, akkadiennes et babyloniennes.

 

Pictes : Peuple celte de l'Écosse. Combattu par les Romains, Hadrien fit construire un mur pour s'en défendre. Se livrait dans la bataille, le corps nu et peint pour effrayer leur ennemi.

 

Pitrs : Les pitrs, ou piters, sont les esprits des morts. Ils peuvent être d'origine divine et être l'objet d'un culte, ou d'origine humaine et n'être qu'un état dans la transmigration des âmes.

 

Phrygiens : Peuple hellène d'Asie Mineur, dont la langue se rapproche de la branche linguistique grecque.

 

Poisson arc-en-ciel : Le poisson arc-en-ciel, dont les couleurs représentent les différents éléments de la vie, que sont la terre, la glace, les éclairs, l'air et le feu, est un poisson gros comme une baleine qui, dans une légende bouddhiste, avala Bouddha. Manger, l'avatar de Vishnou lui porta préjudice et quelques jours après, il fut pris par des pêcheurs qui libérèrent Bouddha de son estomac. Le poisson arc-en-ciel est un signe d'abondance, car sa pêche a suffi à nourrir une année complète toute la nation des pêcheurs. Une splendide fresque murale ayant cet événement pour sujet peut être admirée dans la pagode thaïlandaise du centre-ville de Bodhgaya, qui est tout entière dédicacée à cette scène légendaire de la vie du Bouddha : son naufrage puis son errance en haute mer.

 

Poitier (bataille) : Charles Martel, à la tête d'une armée franque et aquitaine, repousse une campagne de razzia sarrasine en 732. Cette bataille marquera l'arrêt des avancées musulmanes en Europe continentale.

 

Polonais : Peuple slave occidental demeuré longtemps sans nation, et qui partagea longtemps son espace vitale avec des peuplades germaniques. Ayant hébergé une très nombreuse communauté juive, la Pologne, à l'instar des autres Nations slaves d’Europe centrale comme la Tchéquie ou la Slovaquie, ont adopté le catholicisme romain. La Pologne connaît de nos jours un certain engouement pour le néopaganisme.

 

Prajapati : Prajapati est un dieu hindou de la création. Il peut être unique, ou sept, ou dix et assiste alors Brahma dans son œuvre de création. Il peut être présenté comme un dieu à part entière, né de la pensée de Brahma et créateur des autres dieux, ou bien, dans d'autres traditions, il peut se confondre avec d'autres dieux tutélaires, comme Indra, Brahma, Vishnou, Shiva, Agni et bien d'autres.

 

Prithvi (ou Bhumi) : Prithvi ou Bhumi, est la déesse qui représente la Terre, elle est la femme de Dyaus, le dieu ciel et dans certaines traditions, la mère d'Indra. Elle est associée à la vache, un animal en lequel Prithvi s'est incarnée dans une célèbre légende. Celle-ci raconte comment elle fut chassée par Prithu, un avatar de Vishnou, pour finalement se résoudre à se laisser traire et donc à laisser profiter à l'humanité de ses nombreux bienfaits en tant que mère nourricière. Prithvi est à l'origine de la sacralité de la vache, et l'hindouisme interdit la consommation, la maltraitance ou l'utilisation à des fins commerciales de cet animal, qui est le symbole de la planète Terre tout entière.

 

Proto-Indo-Européens : Il s'agit des locuteurs de la langue racine dont serait originaire l'ensemble des langues indo-européennes. Cette langue a été reconstituée par les linguistes européanistes, ce qui laisse à penser qu'elle fut un jour parlée, dans une aire géographique que l'archéologie nous propose en Asie centrale, entre l'Ukraine et le Kazachtsna actuels. La période associée aux Proto-Indo-Européens trouve son origine au paléolithique et se termine au début du néolithique, alors que les tribus indo-européennes se séparent et commencent leurs nombreuses migrations dans des directions différentes, en quête d’une terre à cultiver.

 

Prussiens : Peuple balto-germanique occupant le nord de la Pologne et le nord-est de l'Allemagne actuelle. La langue prussienne archaïque appartient au groupe linguistique balte, le prussien récent au groupe germanique, la région ayant été germanisée par les chevaliers teutoniques qui longtemps la dirigèrent. Les Prussiens menèrent le mouvement d'union de la nation allemande, mené entreprise par Otto Von Bismarck à la fin du XIXe siècle et ayant débouché sur les successives guerres germano-françaises.

 

Ptolémées : Dynastie gréco-macédonienne fondée en Égypte à la suite des conquêtes d'Alexandre-le-Grand.

 

Purusha : Dans les Védas, Purushan est l'être cosmique qui fut sacrifié par les dieux pour créer la vie. Chaque partie de son corps incarne une différente partie de l'Univers. Tout ce qui compose la vie fait donc partie de Purushan : la Terre, l'humanité, les animaux, les corps célestes, l'air, le ciel, les différents domaines divins (lokas) et les quatre directions. Les Védas sont des hymnes spéculatifs présentant les différents cheminements philosophiques que peut emprunter un sage, Purushan est donc une théorie et non un catéchisme. En somme, Purushan est un point de vue philosophique concernant la création de l'Univers et non une vérité religieuse indubitable. Dans le 10e chant du Rig-Véda, Purushan est aussi présenté comme à l'origine des castes, les varnas, qui s'incarnent dans ses différentes parties du corps : les prêtres (brahmanes) sont la tête, qui pense et s'élève spirituellement, les guerriers (kshatriyas) sont les bras, qui défendent le corps, les commerçants (vaishyas) sont le ventre, qui ingère la nourriture permettant d'être en vie, et les travailleurs (shudras) sont les jambes, dont les efforts soutiennent le corps tout entier. Ce Véda est cependant apocryphe aux Védas originaux et il semblerait qu'il s'agisse d'un ajout tardif, plus de 1 000 ans après la rédaction des Védas originaux afin de justifier le système rigoureux des castes en vogue au Moyen-Âge indien. Sans cela, il n'y aurait aucune mention des castes dans le Rig-Véda. Dans la tradition des Upanishads, les commentaires postérieurs aux Védas, Purushan n'est plus un être cosmique mais un concept, celui de la conscience et de l'impermanence, qui s'oppose au principe féminin de Prakriti, la stabilité et la permanence. Dans l'Univers, ce qui évolue, se transforme est donc Purushan, ce qui demeure invariable est donc Prakriti.

 

Purushkhanda, ou Purushanda : Ville prospère du sud de l'Empire hittite, souvent citée comme comptoir entre les aires mésopotamiennes, égyptiennes et anatoliennes. Ville sacrée ou était célébré le dieu sémite de la fertilité Dagon. La consonance du nom de cette ville est typiquement indo-européenne, en sanscrit « purusha » signifiant « l'homme », ou l’« être céleste », et « kandha » signifiant l' « épée ». De nombreuses autres topologies ou toponymies hittites peuvent de même s'interpréter sans difficulté en sanscrit.

 

Pushan : Pushan est le dieu védique des rencontres et des mariages. Pushan est un dieu psychopompe qui amène les âmes d'une existence à l'autre. À ce titre, il est aussi le dieu des routes et le protecteur des voyageurs, veillant à ce que ni les pèlerins ni les commerçants ne soient attaqués par les bêtes sauvages ni dévalisés ou réduits en esclavage durant leur trajet.

 

Pythagore (569-475 av. J.-C.) : Mathématicien et maître spirituel grec. Il fonda des communautés en Italie. Il aurait fait des voyages initiatiques en Égypte, en Perse et en Inde.

Raja : Mot signifiant « roi » en sanskrit. En ajoutant le préfixe « maha », qui signifie « méga » en sanskrit, on obtient « maharaja », un titre qui est donc l'équivalent de celui d'un empereur, ou d'un « roi des rois ». En 1996, le linguiste et paléographe Hubert La Marle reconnut le vocable « raja » dans des inscriptions minoennes, ce qui indiquerait une affiliation du linéaire à la famille des langues indo-européenne. Cette théorie demeure cependant extrêmement discutée.

 

Rajpoutes : Membres d'une caste de guerriers née en réaction aux invasions islamiques du second millénaire. Originaires du Rajasthan, les Rajoutes se revendiquent de la caste des kchatriyas et contrôlèrent les places fortes de Jaipur, Jodhpur ou encore Jaisalmer. L'opium occupait une place très importante dans leur rituel de préparation au combat, tout comme dans les processus de diplomatie.

 

Ratri : Ratri est une déesse védique, personnification de la nuit. Elle est la femme de Surya, le dieu soleil et la sœur de Ushas, la déesse de l'aube.

 

Revanta : Revanta ou Raivata est une divinité védique mineure. Fils de Surya le dieu soleil et frère des Ashvins, il est le chef des esprits de la forêt et le patron des chasseurs et guerriers. Il est le protecteur des chevaux et de ceux qui voyagent à travers les forêts. Son culte est associé à celui du soleil.

 

Ribhus : Les ribhus sont trois dieux artisans qui ont gagné leur statut divin grâce à leur intelligence, à leur maîtrise des techniques et à leur créativité. Ils créent des outils et des armes pour les dieux, et s’incarnent aussi sous forme humaine pour délivrer à l'humanité leur savoir-faire. Selon une légende qui rappelle celle de Prométhée, un jour de retour au paradis du Svarga, les ribhus s'en sont vus refuser l'accès par les autres dieux qui leur reprochèrent leur complicité avec les êtres humains. Dans le védisme ancien, Ribhu est quant à lui une divinité élémentaire, associée au soleil et au vent.

 

Rohingyas : Peuple musulman locuteur d'une langue proche du Bangladais et appartenant à la branche indo-aryenne. Installés sur les territoires bangladais et birmans, situés à quelque 9 000 kilomètres de l'Islande, les Rohingyas sont avec les Assamais l'ethnie indo-européenne la plus orientale mais aussi la plus méridionale.

 

Romains : Peuple italique originaire de la cité-état de Rome. Après avoir éradiqué la civilisation carthaginoise, Rome affirma sa nature impérialiste, la domination commerciale et militaire des Romains ne connut en son temps aucun adversaire ne pouvant contester son hégémonie non seulement dans le bassin méditerranéen, mais aussi en Afrique et en Europe celtique et germanique. Influencés d'abord par la culture latine et la mythologie Étrusque, les Romains adoptèrent très vite les croyances et coutumes, mais aussi la philosophie et les techniques de guerre grecque. Doté d’une armée de métier nombreuse, bien payée et bien entraînée, l'empire gérait, depuis son unique capitale, habitants (plusieurs millions de citoyens) et autant d'esclaves, des territoires aussi disparates que les déserts de Cyrénaïque, les îles Britanniques ou les vastes plaines de Germanie. Continuateurs d'Epicure et de Pythagore, mais aussi de Sophocle ou Périclès, les Romains mirent au point une civilisation des plus complexe et stable qui soit (pax Romana). Ruiné par les guerres intestines ; politiquement devenu ingérable à cause de sa corruption généralisée et de la décadence de ses élites, subissant les perpétuelles attaques des tribus barbares germaniques, l'empire se disloqua en deux parties, avec la naissance en 330 de l’Empire romain d'Orient dont Byzance Constantinople sera la capitale. En 313 déjà, l'empereur Constantin avait autorisé la religion chrétienne à évangéliser et à prospérer. Quelques siècles plus tard, l'église rayonnait sur l'Europe depuis Rome et le Vatican, et chassera le polythéisme d'Italie, de Gaules, puis enfin de l'Europe tout entière.

 

Romanes : Langue dérivée d'une forme de latin vernaculaire, introduit par la présence romaine en Europe. Les principales langues romanes sont le Français, l'Espagnol, le Portugais, l’Italien et le Roumain.

 

Roms : Peuple nomade originaire du Rajasthan indien et ayant durant de long siècle, successivement traversé la Mésopotamie, puis l'Anatolie et l'Egypte et enfin l'Europe de l'est pour enfin s'établir entre l'Espagne et le bassin du Danube. Aussi appelé Gitans, Romanichels, Bohémiens ou Tziganes, ils sont souvent locuteurs du romani, une langue indo-aryenne. Nation sans territoire se revendiquant d'un héritage nomade et bien que résident en immense majorité en Europe, les Roms actuels ont choisi la roue indienne du karma pour figurer sur leur récent drapeau officiel.

 

Roumains : Peuple héritiers des civilisations balkaniques, en particulier Daces et Thraces, mais aussi de la romanisation de la région actuelle de la Roumanie, entreprise dès le début du premier millénaire. Avec les Moldaves, les Roms et les Bulgares musulmans (et autres tartares), les Roumains sont les seuls peuples non slaves d'Europe de l'est. Par ailleurs, ils ont adopté le courant orthodoxe des Slaves.

 

Route de la soie : Depuis la fin du paléolithique, axe commerciale et culturelle qui relie l'Europe à l'extrême Orient. Nous distinguerons deux grandes voies principales : la route méridionale part de la Méditerranée, traverse le Moyen-Orient vers la Mésopotamie, rejoint l'Iran puis passe les montagnes de l'Himalaya pour rejoindre l'Inde, ou la Chine. La route septentrionale part des Balkans pour contourner la mer Noire par le nord, puis traverse les steppes eurasiennes vers le désert du Takla-Makan, et la Chine. La première route traverse donc les plus grandes civilisations antiques et historiques, la seconde traversant les grands espaces occupés par des peuples nomades et de rares comptoirs grecs ou nestoriens. De nombreux peuples indo-européens prospérèrent grâce à cette voie de communication et d'échange, dont les plus célèbres furent les Bactriens, les Sogdiens, les Tokhariens ou encore les Scythes. Outre des biens manufacturés de haute valeur, comme la soie produite en Chine, les artefacts en métaux ou les peaux de bête sauvage, la route de la soie charriait aussi les idées et les cultes, ainsi que nous le montrent les diffusions du manichéisme, mais aussi du bouddhisme à travers toute l'Eurasie. Après avoir été de longs siècles gouvernés par des nations panthéistes hellénisées ou sanscritisées, la route de la soie devint musulmane, puis mongol, enfin turque. À présent elle se veut chinoise, comme en témoigne le projet pharaonique des « Nouvelles Routes de la soie » du gouvernement chinois, qui se donne comme objectif de connecter une nouvelle fois les ports méditerranéens et arabes, à la Chine continentale, à travers le passage de goulot de l'Hindu Kush (qu'une autoroute devrait bientôt traverser).

 

Route des épices : Souvent confondue avec la Route de la soie, la route des épices est une voie maritime reliant l'Europe aux îles les plus orientale des archipels indonésiennes et philippines. Nous distinguerons deux routes des épices. La route ancestrale des épices relie la Méditerranée à l'Éthiopie, en descendant la mer Rouge, pour ensuite canoter le long du golfe persique et de la mer d'Arabie, avant de longer la côte des ghât occidentaux indiens, pour rejoindre l'île du Sri Lanka. Ensuite, remontant soit vers le Bengale ou filant directement vers le détroit de Malacca, les navigateurs-marchands entraient bientôt dans des mers qui annonçaient l'océan Pacifique, faisant ensuite le choix d'une destination en fonction des ressources qu’ils espéraient y trouver : safran en Inde, poivre aux Célèbes, cannelle, clous de girofle, etc. Ces épices rares et chères, figuraient jusqu’en Europe à la fois une monnaie de troc, mais aussi un agrément que recherchaient les nobles et les puissants afin d'agrémenter leur table, mais aussi leur vie sexuelle ou spirituelle. L'opium, mais aussi le musc, la poudre de corne de cervidés aux propriétés aphrodisiaques, à peu près tout ce qui pouvait exister la curiosité d'un puissant, d'Européens en Chine, se trouvait donc quelque part sur la Route des épices, si ce n'est sur celle de la soie. Pas plus que les Arabes n’empruntaient la route de la soie d'un bout à l'autre, les navigateurs ne faisaient pas le voyage d'orient en occident, ni d’occident en orient. Les mers étaient en effet des territoires maritimes jalousement et vainement défendu, et les taxes portuaires empêchant un transport direct des marchandises d'un continent à l'autre. L'autre route des épices est plus récente et concerne le passage trouvé par les Européens vers l'Inde en contournant l'empire islamique et ses taxes, en prenant le chemin qui mène de la péninsule ibérique et des îles canariennes vers le cap sud-africain puis l'océan indien. Les découvertes scientifiques que furent le sextant et la boussole, permirent de tels voyages, qui enrichirent l’Europe au détriment du monde arabo-musulman. Ce dernier était en effet maître des terres de Marrakech à Kashgar, mais ne maîtrisait pas les mers, un domaine de prédilection des peuples européens possédant de larges côtes, tels les Espagnols, les Français ou les Britanniques.

 

Rudra : Rudra, « le Rustre » est le dieu védique de la nature sauvage et des animaux. Patron du bétail et chasseur du gibier, il est aussi l’ami des serpents. Il est aussi le dieu de la médecine, des poisons et de la mort. Ses territoires sont les lieux reculés et les bûchers funéraires. Rudra est un dieu colérique. Dans le Véda, Rudra peut être Shiva, c’est-à-dire « gentil » ou Ghora, « terrible ». À l'inverse des autres dieux, il ne fut pas invité à la célébration du roi Daksha. Alors, fou de rage, il perturbera la célébration et mutilera les divins invités. Durant les périodes postvédiques, Rudra s'est syncrétisé à Shiva.

 

Russes : Peuple le plus démographiquement important de toutes les ethnies slavophones. Loin d'être un peuple premier comme les Celtes ou les Germains, les Russes sont une création nationaliste relativement récente, issus du brassage ethnique des steppes eurasienne et des migrations varègues et slaves. Le patriarcat de Kiev et de Moscou ayant refusé l'autorité unique de Rome, les Russes et son peuple-frère ukrainien suivent donc la tradition catholique orthodoxe.

 

Ruthènes : Peuple germano-slave né du contact entre les Varègues scandinaves et les peuplades salves de Russie. Maîtres du commerce le long des fleuves qui relient la Moscovici et l'Ukraine, mais aussi pilleurs redoutables, ils sont à l'origine de la nation russe.

 

Sabins : Peuples voisins des Romains parlant un dialecte italo-celte. Ils furent une des premières composantes démographiques de Rome.

 

Sadhu : « Saint homme » en Inde, moine errant d'un âge avancé. Le terme grec correspondant à sadhu ou yogi, est gymnosophiste. Durant sa conquête des Indes, Alexandre le Grand rencontra un sadhu et s'en fit un ami : Kalanos. Cet homme qui vivait nu était probablement bouddhiste ou jain, et ce fut grâce à lui que le roi macédonien put rencontrer le vénérable gourou Mandanes, aussi nommé Dandamis. Mandanes vivait dans une forêt, à la manière des Rishis védiques et Alexandre s'assit humblement face à lui.

 

Saket-Loka : Aussi appelé l'ayodhya éternel, Saket-Loka est le domaine céleste de Rama. Il est situé au sommet du cosmos, plus haut encore que Vaikunda, la paradisiaque demeure de Vishnou. Saket-Loka est un lieu si fantastique et si parfait qu'il ne peut être ni perçu, ni compris, ni envisagé par l'entendement humain.

 

Samarcande : Capitale de Sogdiane-Transoxiane, ville parmi les plus prospères de la route de la soie. Seconde capitale du patriarcat manichéen, après que ce culte est forcé de quitter la Mésopotamie des suites de l'islamisation de la région et aux campagnes d'inquisition qui s'ensuivirent en Irak et Iran.

 

Sanskrit : Langue des Aryens d'Inde. Langue sacrée des textes védiques et d'une grande partie des textes hindous. Réputé être la langue des dieux. Avec l'avestan et le hittite, il s'agit d'une des langues indo-européennes les plus anciennement documentées.

 

Saptarishis : Les Saptarishis sont les sept rishis légendaires qui s'incarnent sur terre à chaque nouveau yuga, c’est-à-dire à chaque nouvelle ère. Ils sont les êtres les plus intelligents qui puissent exister et les seuls à vraiment comprendre les Védas, dont ils sont les ultimes gardiens et passeurs. Leurs noms varient selon les traditions et changent à chaque yuga.

 

Sarmara : Culture préhistorique (-4200 à -5800) du bassin de la Volga que l’archéologue Marija Gimbutas (1921-1994) considère comme le foyer des premiers indo-européens.

 

Sarmates, ou Saromates : Peuple nomade des steppes eurasiennes, parlant un dialecte du Scythe, langue appartenant au groupe linguistique iranien. Crédité avec les Massagètes de l'invention de la cotte de mailles et de la cuirasse pour cheval. Redoutables guerriers, ils combattirent vaillamment les Perses (Strabon) et les Romains.

 

Satrapie : Région administrative de l'Empire perse dirigée par un satrape (ministre).

 

Sarasvati : Représentée tenant dans ses mains une vina et les Védas, Sarasvati est la déesse de la connaissance, de la sagesse et des arts. Elle est alternativement présentée comme la Shakti, la fille ou la femme de Brahma.

 

Sati : Dans l'épopée du Maharashtra, Sati est une jeune femme qui avait décidé de dédicacer sa vie à l'adoration du dieu Shiva, avec lequel elle voulait se marier. Son père lui refusant cette destinée de dévotion, elle entra dans une profonde méditation, qui fit jaillir en elle un feu qui l’immola en quelques instants, lui permettant ainsi de rejoindre Shiva et de prendre place à ses côtés, en tant que Parvati, sa compagne.

 

Saxons : Peuple germanique originaire de la côte allemande de la mer du Nord. Ils colonisèrent l'Angleterre et avec les Angles, un autre peuple germanique, repoussèrent encore les tribus celtiques vers l'Écosse et l'Irlande. Le vieil anglais découle de la langue saxonne, dont les dialectes sont encore parlés en Allemagne.

 

Séleucides : Dynasties gréco-macédoniennes fondée en Perse à la suite des conquêtes d'Alexandre-le-Grand.

 

Sémites (langues) : Famille de langues comprenant par exemple l'ancien égyptien, l’hébreu, l'araméen, l'amharique (Éthiopie) et l'arabe. Les peuples sémites sont donc les habitants autochtones des aires géographiques suivantes : Palestine, Mésopotamie (Assyrie), péninsule arabique et Sahel.

 

Serbes : Peuple slave du sud, locuteur d'une langue écrite en cyrillique très proche du croate, qui lui-même s'écrit en alphabet romain. Si les Serbes sont orthodoxes, les Croates sont catholiques. De fait, le peuple serbe entretient des liens plus fort avec la Russie, elle aussi « orthodoxe, cyrillique et continentale ».

 

Sesha : Sesha, ou Shesha, aussi appelé Ananta, est le serpent cosmique à mille têtes sur lequel est endormi Vishnou tandis qu'il crée les univers en rêvant. Son corps entoure l'Univers. Sesha est le gardien des eaux primordiales de qui précèdent toute forme de vie sur Terre, ainsi que de l'espace infini du cosmos, que les astrologues indiens pensaient composé d'eau.

 

Scaldes : Poète et chanteur scandinave, souvent originaire d'Islande.

 

Scots : Peuple germanique qui donna son nom à l'Écosse, Scotland. Leur langue est très proche du vieil anglais.

 

Scythes (Saces, Sakas) : Peuples nomades des steppes eurasiennes dont la présence est attestée de Roumanie en Chine. Héritier de la culture kourgane, les Scythes brillèrent par leur armée, composé de cavaliers et d'archers, mais aussi par leur artisanat, prisé des Empires perses comme romain ou indien.

 

Shitala : Shitala est la déesse nord-indienne protectrice des maladies. Elle guérit les blessures, les véroles et les pustules. Ses armes divines sont un broc d'eau et un éventail.

 

Shiva : Avec Brahma et Vishnou, Shiva fait partie de la Trimurti. Il est un des dieux les plus importants de l'hindouisme post-védique. En opposition à Vishnou et Brahma, Shiva représente les forces destructrices mais nécessaires au processus créatif. Maître du yoga ascétique et transcendantal, Shiva combat les forces du mal en détruisant les illusions de la trompeuse réalité grâce à son troisième œil. Il est la divinité protectrice des sadhus, des yogis, et de tous ceux qui font du dépassement de soi un mode de vie. La déesse yogini Parvati est sa compagne. Tous les deux habitent le mont Kailash, une montagne à la fois métaphorique et réelle, située dans les Himalayas tibétains.

 

Shoudras : En Inde, membre des castes inférieures, occupant traditionnellement les tâches manuelles fatigantes et dégradantes. Dernière des varnas (castes) et seule varna qui ne soit pas noble. Cette caste domine encore celle des Intouchables et autres parias.

 

Sicambres : Peuple celto-germanique occupant la rive droite du Rhin (César).

 

Silésie : Territoire situé au sud-ouest de la Pologne actuelle et historiquement occupé par des ethnies germaniques et slaves. Il existe donc deux dialectes silésiens, l’un appartenant à la branche germanique, l'autre à la branche slave.

 

Sindhus : Peuple des rives du fleuve Indus, dont la prononciation initiale est « sindou » et dont l'étymologie veut dire en sanscrit « la pluie, l'eau, l'élément liquide ». Une même étymologie est proposée pour le dieu tutélaire des Indo-Aryens : Indra, le maître du tonnerre, le libérateur des eaux retenues dans le ventre du dragon de la sécheresse, Vritra. Les sindhus ne désignent cependant pas les habitants de ce que l'on nomme « la civilisation de la vallée de l'Indus », qui est antérieure de plus d'un millénaire. Les Sindhus furent parmi les peuples indiens à subir le plus tôt et le plus violemment les razzias arabo-musulmanes et l'islamisation qui leur succéda. Les Sindhus donnèrent leur nom au sous-continent indien, l'Hindustan des géographes perses et britanniques.

 

Sita : Protagoniste du Ramayana, Sita est la femme du roi Rama. Enlevée par le démon Ravana, elle fut retenue captive sur l'île du Sri Lanka. Une fois sauvée, Rama la répudiera sur les conseils de sa cour, dont certains membres ne pouvaient supporter d'avoir pour reine, une femme, qu'ils considéraient comme souillée. Elle finira sa vie dans l'ermitage du sage Valmiki, élevant seule les deux fils de Rama. A leur puberté, Rama les acceptera comme fils légitimes. Sita considérant son devoir accomplit, souhaita que sa vie se termine et c'est alors que la terre s'ouvrit pour l'engloutir, ce qui lui permit alors de reprendre sa forme originale, celle de la déesse Parvati dont elle était l'avatar.

 

Skanda : Skanda, ou Kumar, ou Kartikeya, affiliés au Murugane tamoul, est le dieu dravidien de la guerre. Il est le fils de Shiva et Parvati.

 

Slaves : Dernier groupe ethnique à avoir déferlé sur l'Europe, après les vagues celtiques, germaniques puis puniques, les Slaves sont un peuple nomade des steppes eurasiennes, installé depuis la fin du premier millénaire dans les vastes plaines germano-russes, colonisant ainsi la Bohême, la Thrace, les Balkans mais aussi toute la Russie Blanche. Les ethnies slaves se divisent en trois groupes : les Slaves du sud, les « Yougoslaves », composée des Serbes, des Bosniaques, des Croates et des Slovènes, les Slaves du nord-ouest, composé des Polonais originaires des steppes kazachs, des Slovaques et des Tchèques, et enfin des Slaves du nord-est, composés des Russes et des Ukrainiens. Si les cités russes devinrent très tôt des places fortes du catholicisme orthodoxe, les campagnes salves demeurent longtemps sensibles au paganisme ancestral, qualifié de « Védas Slaves ». Inféodé à Rome, le catholicisme orthodoxe repose sur un maillage de patriarcats plus ou moins indépendants. Si la plupart des Slaves orientaux sont orthodoxes, ainsi que les Serbes, les Occidentaux sont catholiques, ainsi que les Croates, tandis que les Bosniaques sont multiconfessionnels avec une majorité de musulmans.

 

Slavon : Langue liturgique d’église employée par les traditions orthodoxes bulgares et macédoniennes.

 

Slovaques : Membres de la nation slovaque de Bohême. La langue slovaque est tout à fait apparentée à la langue jumelle tchèque. Il s'agit de deux langues slaves. Avec les Tchèques et les Slovènes, les Slovaques sont les seuls peuples slaves à avoir adopté le catholicisme romain. L'Histoire de ces pays les rapproche en effet de pays tels que l’Allemagne, l’Italie ou l’Autriche plutôt que la Grèce ou la Russie.

 

Slovènes : Membres de la nation slovène slavophone des Alpes orientales. Contrairement aux Slaves orientaux, les Slovènes adoptèrent le catholicisme romain au contact de pays tels que l’Allemagne, l’Italie ou l’Autriche.

 

Snorri Sturluson (1179-1241) : « Homme politique, diplomate, historien et poète islandais. Auteur de nombreuses sagas et de récits mythologiques, son œuvre constitue une source essentielle pour la connaissance de la mythologie nordique ». Wikipedia.

 

Sogdiens : Peuple de marchant occupant le Turkestan actuel et la vallée de l'Oxus (Sogdiane, Transoxiane), dont les cités indépendantes de Boukhara et Samarcande furent les plus prospères de la route de la soie, cédant en prestige seulement devant Damas et Bagdad (Babylone). À l'instar des peuples voisins des Bactriens, les Sogdiens adoptèrent de nombreuses cultures, qui cohabitèrent dans la paix. Les montagnards étaient sensibles à l'hindouisme de la déesse-mère, la « Durga de Sogdiane », tandis que les élites urbaines semblaient avoir adopté le bouddhisme, qu'ils importèrent vers l'ouest et l'Ouzbékistan. Par ailleurs, colonisé de nombreuses fois par les différentes puissances perses, les Sogdiens accueillirent bien sur la religion zoroastrieme, laquelle était née à l'aube de l'humanité dans la région voisine de Bactriane.

 

Soma : Semblable à l'ambroisie gréco-romaine, aussi appelé amrita quand il n'est qu'un breuvage, le soma est la liqueur que consomment les divinités hindoues et qui leur permet l'immortalité. Les secrets de sa préparation sont inconnus des mortels, qui ont l'interdiction d'y goûter. Soma peut être présenté comme une divinité à part entière, comme une boisson sacrée, ou comme un avatar de Shiva, Vishnou, Yama ou Chandra.

 

Sparte : Puissante cité autosuffisante et tournée sur elle-même du Péloponnèse, dont l'économie reposait sur l'exploitation massive des paysans des campagnes environnantes. Sparte est l'anti-modèle à Athènes. Méprisant le confort et l'argent, chérissant la violence et la guerre, les spartiates défendirent de très longs siècles leur indépendance face aux Athéniens, mais aussi face aux Perses.

 

Sri Lankais : Peuple composite locuteur d'une langue indo-européenne appartenant à la branche indo-aryenne, mais que la génétique et la culture rattachent par ailleurs tout à fait au monde dravidien et tamoul.

 

Suèves : Peuplade germanique occupant le nord de la Gaule lors des invasions romaines.

Sumériens : Peuple que l'on a cru un temps d'origine sémite ou indo-européenne. Deux théories que les études linguistiques invalidèrent totalement depuis. La nature raciale des Sumériens nous est encore inconnue à ce jour.

 

Suras : Les Suras sont les dieux pré-védiques que vénéraient les populations autochtones de l'Inde avant l'arrivée des Indo-Aryens. Dans leur combat contre les dieux védiques, les Suras seront affiliés aux Asuras, les démons titanesques de la mythologie hindoue.

 

Surya : Surya est le dieu védique associé au soleil. Il est le père de Manou, le premier homme, de Yama, le dieu de la mort et de Yamouna, la déesse fleuve. Il se déplace sur un char, tiré par sept chevaux, représentant les sept jours de la semaine.

 

Tacite (58-120) : Historien et sénateur romain originaire d'une famille de la caste équestre résidant en Gaule narbonnaise. Son père, Cornelius Tacitus, fut procurateur de la province de Gaule belgique. Après avoir été élève de Quintilien et grâce à Vespasien, Tacite entre dans l'ordre sénatorial. Plus tard, il servit dans l'armée (probablement en Bretagne), Tacite devient grand prêtre et entre en politique. Il est alors chargé d'organiser des jeux et diverses cérémonies. Juge et consul, il est régulièrement envoyé dans les provinces de l'empire. Écrivain, il est reconnu pour avoir posé un regard d’« ethnologue » sur les peuples réputés barbares de Germanie. On lui doit La Germanie (98), La vie d'Agricola (98), Histoires (109) et l'inachevé Ab excessu diui Augusti (Les Annales, 110).

 

Tauride ou Chersonèse : Région des rives de la Mer Noire (Crimée) où s'installèrent de nombreuses colonies grecques. Les populations autochtones étaient apparentées aux Scythes ou aux Cimmériens. Le royaume du Bosphore régna dessus, puis les Goths l'annexèrent lors des invasions germaniques.

 

Tchèques : Membres de la nation tchèque de Bohême. La langue tchèque est tout à fait apparentée à la langue jumelle slovaque. Tout comme leurs voisins slavophones, les Tchèques ont adopté le catholicisme romain.

 

Teutons : Peuple germanique de la Baltique. Son ordre de chevalier jouera un rôle important durant les croisades.

 

Thraces : Peuple voisin des Grecs et des Macédoniens, occupant les actuels Bulgarie et Roumanie. Parfois associés aux Daces.

 

Tokhariens : Ce terme désigne les locuteurs de la langue tokharienne, appartenant à une branche indépendante de l'arbre généalogique indo-européen. Elle concerne les langues parlées par les populations indo-européennes qui résident depuis le début du second millénaire av. J.-C. dans la partie orientale du bassin du Tarim, soit les oasis du nord-est du désert du Taklamakan. Ses locuteurs furent parmi les plus fervents adeptes du manichéisme dont les psaumes furent recopiés et enluminés par ses scribes, qui les introduisirent ensuite en Chine, où cette doctrine finit par disparaître après avoir été un temps adopté par les peuplades turques et mongoles, mais aussi certaines communautés chinoises.

 

Transoxiane : Région du Turkestan actuel apparentée à la Sogdiane.

 

Turpan (Turufan en chinois) : Oasis réputé pour sa culture de la vigne, situé au nord-est du désert du Taklamakan, une des dernières étapes de la route de la soie avant son arrivée à Xian. Dotée d'une dépression géographique qui donne à la région une altitude plus basse que le niveau de la mer. Région voisine des Montagnes de Feu, que le singe Sunwukong éteindra avec son éventail. C'est à Turpan que certains des plus précieux manuscrits manichéens ont été retrouvés.

 

Tvastar : Se rapprochant de Vishnakarman, le dieu architecte, Tvastar est le dieu des artisans, il personnifie l'inspiration créatrice et manuelle. Il est l'architecte et le constructeur du palais des dieux. Les Védas le célèbrent comme une divinité de la fertilité, associée à l'utérus, que l'on honore pour avoir un enfant.

 

Ukrainiens : Peuple slave oriental, dont la langue est proche du Russe, ayant tout comme leur voisin adopté la fois orthodoxe.

 

Uma : Uma est une déesse de la lumière, avatar de Parvati.

 

Urvashi : Urvashi, ou Ourvashi, est la plus connue et la plus belle des apsaras (nymphes). Elle fut créée par Nara-Narayana, un rishi avatar de Vishnou qui vivait en ascète dans les montagnes de l'Himalaya. En réponse à Indra qui avait envoyé pour le perturber dans sa méditation deux apsaras, le rishi créa de sa propre cuisse une créature si belle que les deux apsaras parurent quelconques à côté d'elle. Une fois sa méditation terminée, Nara-Narayana offrit Urvashi à Indra qui l'installa à sa cour comme une de ses principales favorites. Éternellement jeune, dotée de charmes irrésistibles, Urvashi est une femme fatale, source de plaisir comme de souffrances infinies pour ceux qui tombent amoureux d'elle. Ses amours contrariées avec le roi Pourouravas sont l'objet de nombreux chants d'amour et de désespoir dans la littérature sanskrite.

 

Ushas : Ushas est la déesse védique de l'aube. C'est la déesse la plus représentée dans le Rig-Véda, dont de nombreux hymnes lui sont adressés. C'est elle qui illumine l'obscurité, chasse les démons et permet la vie en diffusant la lumière dans l'Univers. Elle est représentée sur un char tiré par des chevaux rouges. Elle devance Surya le dieu solaire qui la suit dans sa course et dont il est l'amant.

 

Vaikuntha : Vaikuntha, ou Vaikunda, est la demeure de Vishnou. Située au sommet de l'univers, elle est parfois considérée comme une planète. Vishnou y vit avec sa famille, son épouse Lakshmi, ses enfants et des dizaines de milliers de yoginis qui l'adorent et lui sont corps et âme dévoués. Pays d'abondance et peuplé d'animaux joyeux et chantant, de plantes éternellement en fleur, Vaikuntha est composé de 10 008 palais dans lesquels Vishnou s'incarne simultanément, pouvant ainsi s’adonner à des milliers d'activités différentes en même temps. Comme danser avec ses dévots, cueillir des fruits du verger de la connaissance ou encore jouer de la musique avec les plus grands musiciens que la Terre ait connu. Ceux-là, après huit vies dévouées à la pratique de leur instrument, sont devenus les musiciens attitrés de Vishnou qui improvise à la cithare avec eux. Tous les habitants de Vaikuntha vivent dans la transe, l’extase et la communion permanente, le sentiment d'amour total et infini envers Vishnou, pourvoyeur de bonheur pour chacun d'eux.

 

Vaitarna : Vaitarna est l'équivalent hindou du Styx de la mythologie grecque. C'est un fleuve situé entre la surface de la Terre et Yamaloka, le royaume infernal et souterrain. Après la mort du corps, les âmes doivent suivre cette rivière qui les mènera à Yama, qui les jugera et les enverra vers l'enfer du Naraka, ou vers la suite de leur transmigration, les conduisant vers une réincarnation. Les justes ne verront en Vaitarna qu'un fleuve remplit de nectar, tandis que les pécheurs le verront rempli de sang, de pus et de chair en putréfaction.

 

Vak : Vak est la déesse védique qui personnifie l'éloquence. Elle est une des femmes du rishi visionnaire Kashyapa, la mère de l'émotion et l'amie des musiciens. Elle est considérée comme la source d'inspiration des Védas. Dans les traditions hindoues plus récentes, Vak se syncrétise avec la déesse Sarasvati.

 

Valaques : Peuples du bassin danubien oriental (actuelle Roumanie et Moldavie) et issus de l'héritage thrace, dace et romain.

 

Vandales : Peuple germanique originaire du sud de l'actuelle Pologne et ayant pratiqué la razzia en Europe pour finir par s'installer à Carthage, en Sicile et en Sardaigne.

 

Varègues : Peuple scandinave germanique associé aux Suédois qui dominèrent les vallées des fleuves russes. Ils furent ensuite mercenaires pour le compte de Byzance et commercèrent dès lors activement avec la Mésopotamie islamique (traie des blanches).

 

Varenne, Jean (1926-1997) : Indianiste et sanskritiste. Lecteur de français à l'Université de Poona (Inde), détaché à l'École Française d'Extrême-Orient, puis maître de conférences à l'Université d'Aix-Marseille. Il fut professeur de sanskrit et de civilisation indienne à l'Université de Lyon III, au Colegio de Mexico et à l'Université de Chicago. Il sera cofondateur, avec Jean-Paul Allard et Jean Haudry, de l'Institut d'Études Indo-Européennes et Fondateur de la collection « Études indo-européennes » aux éditions des Belles Lettres. Personnalité de la Nouvelle Droite, il est le cofondateur et fut président du GRECE, membre du comité de patronage de Nouvelle École, collaborateur à Défense de l'Occident et membre du Conseil Scientifique du Front National. Ses ouvrages principaux sont : Maha-Narayana Upanisad (1960), Mantra védiques dans le « Raurava-agama » (1962), Zarathushtra et la tradition mazdéenne (1962), Le Véda (1967), Mythes et légendes, extraits des Brahmanas (1968), Grammaire du sanskrit (Que sais-je ? Numéro1416, 1971), Upanisads du Yoga (1971), Le Yoga et la tradition hindoue (1971), Célébration de la Grande Déesse (1975), Cosmogonies Védiques, (1981), Aux Sources du Yoga (1989), La Gita Govinda (1991), L'Enseignement secret de la divine Shakti (1995), Le Tantrisme : mythes, rites, métaphysique (1997), Zoroastre, le prophète de l'Iran (1996), Dictionnaire de l'hindouisme (avec Michel Delahoutre, 2002) et Vocabulaire de l'hindouisme (avec Jean Herbert, 1985).

 

Varuna : Varuna est une divinité importante, devancée seulement par Indra au sommet du panthéon védique. À la fois dieu (déva) et démon (asura), il est le colérique et lunaire maître des océans, des pluies et du cosmos. Ses serviteurs sont les nagas, les hommes serpents et son véhicule sont un monstre marin. Une de ses compagnes est Varuni, la déesse des boissons enivrantes.

 

Vasuki : Vasuki est le roi des serpents, il est représenté enroulé autour du cou de Shiva. Il apparaît dans de nombreuses légendes, dont celle du barattage de la mer de lait. Il habite un des mondes souterrains.

 

Vayu : Vayu est le dieu hindou du vent et de l'élément air.

 

Védiques : Nous entendons par védique, tout ce qui a trait à la culture des Aryens indiens, et qui se base essentiellement sur le corpus rituel, symbolique et métaphysique des quatre Védas. La période védique s’étend des premières traces du Rig-Véda (v. 1800 av. J.-C.), composées dans un sanskrit très archaïque, jusqu'à la composition des grandes épopées hindoues populaires, rédigées dans un sanskrit classique (v. 400 av. J.-C.). Si la religion védique se distingue nettement de l'hindouisme, l'hindouisme reprend cependant l'essentiel de la tradition védique, non pas tant au niveau du panthéon, que des concepts clés, tel le Brahman, l'Atman, le Karma, la Moksha, etc. Le védisme n'est pas un culte à idoles, ni à récit, mais plutôt un culte à rituel, où les dieux ne sont que les incarnations de forces élémentaires basiques, tel le vent, le tonnerre, la pluie ou le feu. Les planètes aussi jouent un rôle important dans le Védisme, Surya, le soleil, et Chandra, la Lune, étant des divinités majeures, tandis qu'elles ne seront que très secondaires dans l'hindouisme classique. Par ailleurs, le védisme n'est pas une religion universelle, l'enseignement des Véda étant dans l'ancien temps réservé à la caste la plus noble des brahmanes. Les femmes quant à elle sont frappées de l'interdiction d'apprendre les Védas seuls. La pratique du culte védique passe en effet nécessairement par la médiation d'un brahmane, c’est-à-dire d'un prêtre maniant parfaitement la prosodie des chants védiques composés en sanskrit archaïque. Si le védisme n'est plus pratiqué de nos jours de la manière dont il l'était il y a 4 000 ans, ses rituels sont encore très largement utilisés par les courants plus récents de l'hindouisme. Ainsi, le feu, les libations, les ablutions, mais aussi les offrandes et les techniques de yoga d'adoration, toutes ces pratiques sont l'héritage du védisme. De nos jours, sur une population totale de 1,3 milliard d'Indiens, les pratiquants du strict védisme, composé des brahmanes et locuteurs du sanskrit comme première ou seconde langue, peuvent être estimés à moins de trois millions d'individus.

 

Vénètes : Peuple celte présent en Gaule (ville de Vannes) et dans la région italienne éponyme de Vénétie (Venise).

 

Vikings : Terme peu académique mais très populaire désignait les clans scandinaves d'origine germanique qui pillèrent les embouchures des grands fleuves européens au début du Moyen-Âge. L'appellation de Vikings désigne donc les clans de ce qui deviendra les nations norvégiennes, suédoise et danoise. L'aire d'influence norvégienne s'étendait vers l'Islande, l'aire d'influence danoise vers l'Angleterre et la France et l'aire d'influence suédoise (Varègues) vers la Russie et Byzance. Outre des guerriers, les Vikings étaient aussi des commerçants hors pair, passer maîtres dans l'art du troc et le trafic d'esclave, dont étaient particulièrement friands les califats et sultanats. Des artefacts venus de tous les continents ont été retrouvés en Scandinavie, notamment des tissus précieux de facture islamique mais aussi une massive statue de bouddha possiblement originaire du Gandhara si ce n'est de Chine. Outre l'atlantique qu'ils traversèrent, les Vikings ne manquèrent pas d'accoster les rivages sud de la Méditerranée mais aussi de la mer Noire, annexant parfois des régions russes, des États palestiniens de Terre sainte, ou encore des Royaumes kabyles, berbères ou insulaires (Sardaigne, Sicile, Malte).

 

Vindhya : Chaine de petites montagnes longeant la rivière sacrée de la Narmada, ne dépassant pas les 1 100 mètres d'altitude, située au centre de l'Inde (nord du Deccan) et figurant la frontière géographique entre l'Inde aryenne septentrionale et l'Inde dravidienne méridionale.

 

Vinland : Territoire découvert vers l'an mil par l'islandais Leif Erikson en Amérique du Nord. Il pourrait s'agir du site archéologique scandinave de l'Anse aux Meadows, situé à Terre-Neuve, au Canada.

 

Vikramaditya : Vikramaditya est un roi légendaire qui apparaît dans les légendes indiennes. Son empire, dont la capitale est située à Ujjain, aurait recouvert l'Inde et même le monde entier. Vikramaditya est un roi idéal, courageux, généreux et protecteur de ceux qui étudient les Védas.

 

Vishnou : Pourtant divinité mineure du védisme, Vishnou est l'un des trois dieux principaux de l'hindouisme brahmanique et moderne, et certainement la divinité la plus populaire en Inde depuis ces 2 000 dernières années. Incarnant avec Shiva et Brahma la Trimurti, il est le dieu qui sauve, garde, aide et préserve la vie, qu'il a lui-même créée, de concert avec Brahma. Sa compagne est Lakshmi, une des déesses de la prospérité. Parmi ses innombrables avatars, les plus populaires sont Rama et Krishna.

 

Visvedevas : Afin qu'aucun dieu ne soit oublié lors des prières, les hymnes des Védas sont adressés aux Visvedevas, qui sont l'ensemble des dieux védiques regroupés sous une même appellation. Leur nombre exact ainsi que leur dénomination dépendent des traditions.

 

Vritra : Vritra est le serpent qui personnifie la sécheresse dans les Védas les plus anciens. Bloquant le cours des rivières, empêchant la prospérité et le bonheur de l'humanité. Il fut battu par Indra, le chef des dieux.

 

Vyasa : Vyasa, aussi appelé Ved Vyasa, « le savant des Védas », est l'auteur supposé du Mahabarata. Veda Vyasa, terme qui veut dire « compilateur des Védas » est aussi un titre honorifique réservé à ceux qui, avatars de Vishnou pour la plupart, s'incarnent à chaque nouvelle époque de l'humanité pour renouveler la doctrine védique. Au début de chaque cycle temporel, appelé yuga, le premier des Vedas Vyasa est donc Brahma lui-même, suivit des prajapatis, puis de Vishnou et de ses différentes incarnations.

 

Wisigoth : Peuple germain composant la branche occidentale et occitano-espagnol des Goths, originaires avant cela de l'actuelle Pologne. Ils régnèrent sur la péninsule ibérique avant de la céder aux arabo-musulmans.

 

Wusuns : Peuple nomade mystérieux de nature non sino-tibétaine ayant peuplé la Chine continentale (Gansu). Ils apparaissent dans les annales chinoises dès la fin du premier millénaire avant notre ère. Probablement d'origine turque ou indo-européenne, ils entrèrent en conflit avec les Hans, qui s'allièrent un temps avec eux, mais aussi avec les Yuezhis, qu'ils contribuèrent à chasser du Gansu en les poussant vers l'aride bassin du Tarim et le désert du Taklamakan.

 

Xuanzang (602-664) : Auteur des Mémoires sur les contrées occidentales. Huanzang est un des quatre plus grands traducteurs des soûtras bouddhiques de l'histoire de la Chine et le créateur de « l'école de la conscience seule ». Son récit inspirera Hoeï-Li et Yen-Thsang, pour leur Histoire de la vie de Hiouen-Thsang et de ses voyages dans l’Inde (v. 1150), mais aussi Les pérégrinations vers l'ouest, de Wu Cheng En (1500-1582). Le voyage vers l'ouest est célèbre pour avoir comme personnage principal une version chinoise d'Hanouman, le « roi-singe ». Il fut adapté d’innombrables fois au théâtre et au cinéma comme à la télévision. Mémoires sur les contrées occidentales est un précieux témoignage de ce que fut le Bassin du Tarim d'avant son islamisation. Rédigé un siècle seulement avant la prise de Samarcande et les premières razzias en Asie Centrale, ces mémoires nous présentent les principaux points de pèlerinage et les principaux royaumes bouddhistes de la route de la soie. Mais il ne faut pas s'y tromper : déjà au 7e siècle, la civilisation bouddhiste était déclinante en Asie, elle avait reflué de Transoxiane et déjà n'était plus qu'un culte ultra-minoritaire en Inde. Selon l'excellent article de Wikipedia, « Xuanzang, à la suite d’un rêve, part en pèlerinage en Inde. Il traverse ainsi le désert de Gobi à Hami, suivant la chaîne des Tian Shan vers l'Ouest, arrivant enfin à Tourfan en 630. [...] Toujours plus à l'ouest, il passe Aksou avant de prendre vers le Nord-Ouest pour entrer dans ce qui est maintenant le Kirghizstan.[...] Xuanzang continue au Sud-Ouest vers Tachkent, aujourd'hui capitale de l'Ouzbékistan. À partir de là, il poursuit au travers du désert jusqu'à Samarcande. Repartant vers le Sud, Xuanzang traverse le Pamir, atteint l'Amou-Daria (Oxus) puis la ville de Termez où il rencontre une communauté de plus de mille moines bouddhistes. Plus à l'Est, il traverse Kunduz [...] puis se dirige en direction de l'Ouest vers Balkh en Afghanistan pour y voir des sites et reliques bouddhiques. Là, Xuanzang trouve également plus de 3 000 moines theravadas parmi lesquels Prajnakara avec qui il étudie les écritures. Prajnakara accompagne alors le groupe de voyageurs vers Bamiyan, plus au Sud, où Xuanzang rencontre le roi et visite des dizaines de monastères theravadas ainsi que les deux bouddhas géants creusés dans la falaise que les Talibans détruiront en 2001. Il reprend ensuite son périple vers l'Est, passant le col du Shibar et redescendant vers la capitale régionale Kapisi, actuelle Begram, à environ soixante kilomètres au Nord de la moderne Kaboul, qui compte plus de cent monastères et 6 000 moines de l'école mahayana pour la plupart, sur la terre fameuse du Gandhara. [...] Il pousse ensuite jusqu'à Nagarahara, l'actuelle Jalalabad, où il considère enfin avoir atteint son but, l'Inde, en 630. Il revient en Chine en avril 645 ramenant un grand nombre de textes en sanskrit, augmentant ainsi considérablement la quantité de littérature bouddhique disponible en Chine. »

 

Yama : Yama, est le dieu de la mort. Fils du soleil, gendre du dieu architecte Vishnakarman, frère de Yamuna et de Manu, le premier homme sur terre, Yama fut le premier homme à mourir. Il est donc considéré comme l'ancêtre de l'humanité. Trois jours après sa mort, il ressuscita et devint le maître des mondes souterrains et de Yamaloka (Naraka), le royaume infernal. Affilié au Tibet à Mara, le terrible monstre gardien de la réalité, Yama est celui qui juge les âmes des morts. Ses serviteurs sont des démons, les yamadutas, qui se saisissent des âmes et les emmènent au Naraka, le purgatoire hindou, ou dans le samsara, pour qu'elles prennent à nouveau part au cycle de la transmigration. Son arme est un lasso, avec lequel il capture la vie des mourants.

 

Yamadutas : Ce sont les messagers de Yama, le dieu de la mort. Ces monstres anthropomorphes à têtes d'animaux accompagnent les âmes d'une vie à l'autre. Figures proches des diablotins ou des orques, ils sont aussi les auxiliaires des enfers et torturent les âmes de ceux que Yama leur envoie.

 

Yamna : Foyer d'origine possible des Proto-Indo-Européens, situé au nord de la mer Noire et de la Caspienne (3600 à 2300 av. J.-C.)

 

Yamuna : La Yamuna est une rivière sacrée du nord de l'Inde, affluant du Gange. La déesse qui lui est associée est la première femme à avoir marché sur Terre, fille de Surya, dieu du soleil et sœur de Yama, le dieu de la mort. Se baigner dans ses eaux, efface les péchés.

 

Yézidis : Peuple kurde de tradition religieuse non-abrahmanique. Seule communauté religieuse d'importance de type non abrahmanique du monde arabo-musulman, cette communauté est régulièrement victime de la barbarie islamique. Ce peuple pratique donc son culte de manière secrète, n'hésitant pas à adopter les coutumes musulmanes qui lui sont imposées, sans pour autant renoncer à la pratique d'un culte qui se réclame du passé polythéiste de l'Anatolie préislamique. La théologie yézidie est en effet fortement influencée par le mazdéisme et le manichéisme.

 

Yoga : Terme sanskrit signifiant maîtrise de soie. Le yoga fut codifié par Patanjali au début du premier millénaire de notre ère.

 

Yougoslave : Terme signifiant « Slave du sud » et regroupant les ethnies slaves, serbo-croates, bosniaques, macédoniennes et slovènes. Durant la seconde moitié du XXe siècle, une entité politique porta ce nom, fondé par le dictateur Josip Broz Tito (1892 – 1980). La Yougoslavie adopta alors une position de non-alignés et se tint à l'écart des rivalités de pouvoir américano-russe. Possédant un fort potentiel à la fois agricole et touristique, mais aussi industrielle, la Yougoslavie d'avant sa dislocation figurait parmi les nations non alignées les plus prometteuses. Depuis la fin de la dictature, la zone géographique yougoslave n'a cessé de se morceler, chaque nouvelle pièce du puzzle se détachant bien souvent dans la guerre civile et le fracas de l'ingérence atlantiste.

 

Yuezhis : Peuple assosié au groupe ethnolinguistique des Tokhariens. Peuplant à l'origine le Gansu Chinois, 2 000 ans avant notre ère, les Yuezhi émigrèrent successivement vers le Tarim, puis vers l'Inde et la Perse, formant l’Empire Kushan à la suite de leurs conquêtes.

 

Zartusht Bahram (v. 1200 à 1250) : Originaire d'une famille de hauts dignitaires zoroastriens rebelles à l'acculturation musulmane et dernier d'une longue lignée, il est le compilateur de traditions qui allaient disparaître. Son œuvre phare est le Zaratusht-nama, la vie légendaire de Zarathoustra, sorte d'« actes de Zarathoustra » à l'attention des jeunes initiés du zoroastrisme.

 

Zoroastriens : Partisans de la doctrine monothéiste de Zarathoustra (possiblement v. 1700 av. J.-C.) Jadis religion d'état en Perse, n'est plus célébré que par quelques centaines de milliers d'adeptes, chassé d'Iran suite à l'islamisation de la région et ayant pour la plupart trouvé refuge en Occident et surtout en Inde. Ce sont les Parsis.

Glossaire INDO-EUROPÉEN

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