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Arya-Dharma, l'héritage indo-européen

La bibliothèque numérique consacrée aux traditions primordiales et indo-européennes

Glossaire INDIEN

 

Glossaire indien

 

Abhirami Pattar (v. 1720) : Décrit comme un prêtre lunatique, Subramaniya Iyer, dit Abhirami Pattar est l'auteur du Chant de la déesse Abhirami (Abhirami Andathi). La composition de ce poème inspira un mythe, celui de la déesse apparaissant devant le poète pour le sauver.

 

Aditi : Aditi, qui veut dire en sanskrit « sans limite » est la mère des dieux védiques et des corps célestes. Elle les engendra avec le rishi Kashyapa, le savoir. Aditi représente l'espace infini qui s'étend sans rencontrer d'obstacle. Elle est l'origine de toute chose.

 

Adityas (Dévas) : Dans le Rig-Véda, les Adityas sont les sept fils d'Aditi, l'espace primordial d'où toute planète provient. Les Adityas sont les dieux protecteurs de l'existence. Il s'agit des principaux dieux du védisme : Varouna, l'eau, Mitra, la justice, Surya, le soleil, Chandra, la lune, Kamadéva, le désir, Agni le feu et Indra le ciel. Le Yajur-Véda mentionne, lui, neuf Adityas, incorporant à la liste Martanda, mort-né mais ressuscité en tant que Vivasvan, la lumière. Dans la tradition bien plus tardive de la Bhagavata Purana, les Adityas incarnent les douze mois de l'année. Leur liste est différente, se composant alors de Vishnou, Aryaman, Indra, Tvastar, Varuna, Dhata, Bhaga, Parjanya, Vivasvan, Amshuman, Mithra et Pushya.

 

Agastya : Gourou légendaire auquel on attribue des hymnes védiques, Agastya est aussi un personnage du Ramayana et du Mahabarata. N'ayant pas grandi dans une famille de brahmanes, Agastya est tout de même qualifié de brahmane grâce à sa sagesse et à sa pratique assidue du yoga. Agastya est particulièrement populaire dans le sud de l'Inde, où il est considéré comme le premier des siddhars, la lignée d'intellectuels, poètes, philosophes et théologiens de langues dravidiennes.

 

Agni : Agni est l'une des figures principales du panthéon védique. Il est le dieu du feu et à ce titre, il est le gardien des foyers et maisons. Agni est invoqué lors des rituels sacrificiels par le feu.

 

Aghoreshwar Bhagvan Ram (1937-1992) est un réformateur des pratiques aghoris, considéré comme une incarnation de Shiva. Fondateur d'un hôpital et de diverses œuvres caritatives aidant les plus démunis.

 

Ahalya : Ahalya est une des quatre Panchakanyas, les femmes modèles de l'hindouisme. Personnage récurent des contes populaires, Ahalya est la fille de Brahma, qui l'a faite plus belle femme du monde, plus belle encore qu'Ourvashi, la plus belle des nymphes. Mariée à un des rishis rédacteurs des Védas, bien plus âgé qu'elle, elle succomba aux avances d'Indra, qui l'avait approchée en prenant l'apparence de son mari. Maudite par ce dernier, qui la changera en pierre, elle devra attendre des milliers d'années que Rama ne la polisse pour retrouver sa forme humaine. Réciter le nom d'Ahalya absout des péchés.

 

Alakshmi : Alakshmi est une asuri, c’est-à-dire une sorte d'anti-dieu. Elle est présentée dans les Puranas comme la sœur de Lakshmi, la déesse du savoir et de la prospérité. Comme son nom l'indique, Alakshmi est la déesse contraire de Lakshmi. Alakshmi est la déification personnification des pensées suicidaires et meurtrières mais aussi de la rancœur et de la pauvreté. Provoquant la jalousie et les mauvaises énergies dans son sillage, elle est envoyée par les dieux pour semer la discorde entre les hommes.

 

Aleya : Au Bengale, Aleya est un phénomène lumineux que la croyance populaire attribue aux fantômes. Au Gujarat, le phénomène des feux follets est appelé Chir Batti, « lumières fantômes ».

 

Aman : Amman est la déesse mère dravidienne. Ce terme est aussi utilisé comme adjectif à d'autres déesses, comme Mariamman ou Chelamma.

 

Andal (v. 600 à 700 apr. J.-C.) : Andal est une poétesse et une sainte de l'hindouisme tamoule. Elle est la seule femme faisant partie des douze Alvars du Vishnavisme. Elle est l'auteur de recueils de chants encore utilisés dans les temples du sud de l'Inde : le Thiruppavai, des prières adressées à Vishnou-Perumal et le Nachiar Tirumozhi, qui sont des chants d'amour adressés à Krishna. Divinisée, elle est l'incarnation de Bhumi, la déesse terre. Un temple lui est dédié à Thiruvilliputhur, dans le Tamil Nadu.

 

Apam Napat : Apam Napat est la dénomination théologique védique et zoroastrienne qui symbolise l'élément eau. Dans les Védas comme dans l'Avestan, Apam Napat est considéré comme le créateur de toute chose.

 

Apsaras : Créatures féeriques et féminines, à rapprocher des nymphes gréco-romaines. Dotées d'une beauté irrésistible, maîtresses dans le charme sensuel est la danse, elles sont envoyées par les dieux pour perturber les ascètes hindous dans leur quête de l'absolu.

 

Aranyani : Aranyani est une déesse védique mineure. Elle est la gardienne des forêts et de ses animaux. Les hymnes du Rig-Véda qui lui sont consacrés la présente comme une femme timide et calme, fuyant la société le plus loin possible et satisfaite de vivre seule et de manière sauvage.

 

Arjuna : Arjuna est un des protagonistes du Mahabarata et le personnage central de la Bagavad Gita qui en est extrait. Fils d'Indra le dieu de la guerre, Arjuna est un maharathi, c’est-à-dire un super guerrier qui maîtrise parfaitement toutes les techniques de guerre, toutes les armes et qui est doté d'une force surhumaine, pouvant terrasser à lui seul 720 000 adversaires. Cependant, dans la guerre qui l'oppose aux ennemis de sa famille, Arjuna peine à se résoudre au combat. Doté d'un caractère doux et pacifique, Arjuna aura besoin de tous les efforts de persuasion de Krishna pour se résoudre à accepter ses responsabilités de roi et de guerrier. Une fois engagé dans la bataille, Arjuna terrassera la plupart des champions du camp opposé, dont les puissants Bishma et Karna.

 

Aruna : Divinité védique mineure, personnification des premiers rayons du soleil, il conduit le char de Surya, le dieu-soleil.

 

Arya : Mot sanskrit signifiant homme de valeur, noble d'âme.

 

Aryabhata (476 – 550) : Mathématicien et astronome indien, il expliqua, entre autres, les éclipses solaires et lunaires, la rotation de la Terre sur son axe et calcula la valeur de Pi à quatre décimales près, le diamètre de la Terre et la durée d'une année solaire.

 

Aryaman : Aryaman est un dieu d'origine indo-iranienne qui appartient aux panthéons védiques et avestiques. Il est le protecteur des Aryens et il est invoqué lors des mariages, dont il est considéré comme le témoin. Il est le dieu de la parole donnée et des serments. Il est associé à la voie lactée et est le protecteur des marées.

 

Aryana : Capitale du peuple aryen, située au nord de la Perse et détruite par les troupes d'Alexandre-le-Grand à la fin du IVe siècle av. J.-C. Orthographié Haryana, il s'agit d'une région administrative nord indienne faisant référence à l'Arya-Varta, le légendaire « domaine des Aryens », aussi appelé Brahma-Varta, « le pays de Brahma », en référence au dieu créateur des hindous.

 

Arya-Varta : Légendaire « domaine des Aryens », aussi appelé Brahma-Varta, « le pays de Brahma », en référence au dieu créateur des hindous. Localisé entre l'Indus, l'Himalaya et le Gange.

 

Aryens : Les Aryens sont un des peuples premiers du groupe linguistique et culturel indo-européen. Leur trace remonte au début du second millénaire avant J.-C. et leur civilisation est largement documentée par des œuvres magistrales telles que les Védas ou l'Avesta, dont la composition composite s'étend du second millénaire avant J.-C. jusqu'au débit de notre ère. Originaires de Bactriane et de Margiane, des alentours de la vallée de l'Oxus, les Aryens trouveraient leur origine dans la culture néolithique sud-sibérienne de Yamna. Vers 1800 à 1500 av. J.-C., après avoir prospéré dans ce qui constitue de nos jours le Turkestan, le groupe ethnique aryen se subdivisa en deux groupes : les Aryens occidentaux suivirent l'enseignement monothéiste de Zarathoustra, puis colonisèrent démographiquement et militairement ce qui allait devenir la Perse, tandis qu’un autre groupe refusa la doctrine anti-védique de Zarathoustra et fut contraint de s'exiler de l'autre côté des cols de l'Hindu Kush. Les Aryens orientaux s'installèrent d'abord le long de la vallée du Gange, prenant possession d'un vaste territoire qui était voué à la sécheresse depuis de longs siècles, à la dépopulation et à la paupérisation. La glorieuse civilisation de l’Indus n'était déjà plus qu'un lointain souvenir lorsque les Aryens s'établirent le long du Sindh, le fleuve Indus qui donnera son nom au peuple qui vit sur ses rives : les Sindhus. Son peuple et ses soldats massacrés par les troupes d'Alexandre le Grande, la capitale de l'Aryana détruite, la race des authentiques Aryens perses disparut de Perse, sans pour autant cesser d'inspirer sa culture et ses traditions. Le zoroastrisme, religion fondée par le prophète aryen Zarrathoustra, continuera d'être pratiqué en Iran jusqu'à l'avènement de l'islam. En Inde, les Aryens cessèrent de dominer la scène politique et religieuse à la fin de la période brahmanique, tandis que le bouddhisme et le jainisme remettaient en question l'hégémonie religieuse du védisme et que fleurirent les traditions non védiques tels que les Agama ou les Purana. Plus qu'un peuple, les Aryens sont aussi une caste : celle de gens pures pratiquant un culte raffiné et véridique. Ainsi, les plus fervents du zoroastrisme se considèrent comme Aryens, de même que les plus fervents du védisme traditionnel. Un Aryen est donc, avant tout, un idéal d'existence, c'est un être pur qui considère son corps et son esprit comme un sanctuaire ou réside la plus ultime des divinités : Ahura Mazda et sa lumière ou le Brahman et son éternité. La notion d'Aryen peut donc alternativement faire référence à une origine ethnique ou bien à un régime de vie particulièrement stricte et en accord avec les règles dharmiques ou mazdéennes.

 

Ashtavakra : Auteur mythique de l'Ashtavakra Gita.

 

Ashvins : Les frères Ashvins sont les dieux jumeaux de la médecine. Le Rig-Véda les présente comme des hommes à tête de cheval. Ils sont les fils de Vivasvant-Surya, le soleil et ses rayons, et de Saranyu la déesse des nuages. Ils sont maîtres en médecine ayurvédique et sont les docteurs des dieux.

 

Assamais : Les Assamais sont l'un des peuples indo-européens les plus orientaux, occupant les hauts plateaux du Bhramapoutre situé entre l'actuel Bouhtan, Chine et Bagladesh. Leur langue fait partie de la branche nord-indienne des langues indo-européennes. Au plus fort de la pression musulmane dans la vallée du Gange, les Assamais s'allièrent aux Birmans pour faire barrage à l’envahisseur monothéiste et durant quelques siècles furent les derniers royaumes et refuges de l'hindouisme en Asie continentale. Sivasagar était alors la capitale de l'Assam. Fervents vishnavistes, les assamais vénèrent aussi Kali. Région autonome de la république indienne, l'Assam est un des états les plus pauvres de l'Inde moderne, régulièrement en proie au terrorisme indépendantiste.

 

Asuras : Le concept d'Asuras est difficile à définir car il a évolué à travers les époques. Dans les traditions les plus anciennes, les Asuras sont des créatures célestes et parfois divines. Dans les traditions plus récentes, ils sont des créatures titanesques semblables à des démons. C'est cette dernière définition qui prévaut en général. Les Asuras s'opposent aux Dévas.

 

Asvaghosa (v. 80 – v. 150) : Contemporain de la rédaction du Ramayana, gourou, philosophe, dramaturge et poète indien, Asvaghosa est considéré comme le plus grand poète indien antérieur à Kalidasa et comme le premier à avoir écrit des pièces de théâtre en sanskrit. Asvaghosa fut un propagateur du bouddhisme, sa « Vie du Bouddha » étant de son vivant lu à travers l'Inde jusqu'en Indonésie.

 

Atri (v. 1500 à 1200 av. J.C) : Auteur historique et légendaire des Védas, personnage du Mahabarata et du Ramayana, membre des Saptarishis, Atri et son école sont les auteurs de plusieurs hymnes védiques.

 

Aurobindo (Sri) : Né en 1872 à Calcutta et mort en 1950 dans son ashram d'Auroville, Aurobindo Ghose est un intellectuel indien, philosophe, poète et maître de yoga. Militant activiste de l'Indépendance, mêlé à des actes terroristes, il est emprisonné en 1909. Durant cette année en prison, il vivra une série d'illuminations qui le mèneront, dès sa sortie, à se réfugier à Pondichéry, territoire sous contrôle français, pour y fonder un ashram, qui connut un franc succès dans les années 1920 puis 1960. Son enseignement repose sur le Védanta et la pratique séculaire du yoga. Sa compagne, la française Mirra Alfassa, maîtresse spirituelle appelée « la Mère » reprendra en 1926 la direction de son ashram, Sri Aurobindo commençant alors, dans l'isolement et la solitude, sa retraite spirituelle, en se préparant à la mort. Le territoire de son ashram fut petit à petit augmenté, pour être aujourd'hui une véritable communauté, appelée Auroville. Il s'agit d'une utopie transnationale, peuplée pour moitié de riches occidentaux, pour la plupart retraités, et pour l'autre moitié d'Indiens servant de main-d’œuvre et d'artisans.

 

Ayainar : Ayainar est une divinité dravidienne dont le culte était déjà célébré à l'époque prévédique. Dans le sud de l'Inde, il est la divinité gardienne des villages. Un temple, ou des statues, le représentant avec sa, ou ses femmes, sont érigées en son honneur au centre des villages. Ayainar est souvent considéré comme l'ancêtre légendaire des kulas, les lignées généalogiques des familles indiennes.

 

Ayapan : Ayapan est une divinité dravidienne. Il est le fils de Shiva et de Vishnou, ce dernier s'étant incarné sous la forme de la femme fatale Mohini. Il est parfois rapproché d'une autre divinité populaire dravidienne, Ayainar, le garant de la prospérité des villages. Attirant plus de 50 millions de visiteurs chaque année, son lieu de pèlerinage est à Sabarimala, dans le Kérala. Ayapan est considéré par les bouddhistes comme un bouddha, c’est-à-dire un être éveillé, et comme une réincarnation du Bouddha historique, Siddhartha Gotama Shakyamouni. Dans la tradition musulmane du Kérala, Ayapan est respecté et considéré comme un allié de Vavar, un saint de l'islam dont la mosquée érigée en hommage est aussi située à Sabarimala, juste à côté du temple d'Ayapan. Il s'agit là d'un symbole du désir de cohabitation pacifique entre les deux principales religions de cette État, composé à 55 % d'hindous et 27 % de musulmans.

 

Balarama : Frère de Krishna, avatar de Vishnou, Balarama, ou Baladeva chez les jaïns, est le dieu de l'agriculture et le gardien du bétail.

 

Bengalis, Bangladais : Peuple locuteur d'une langue indo-aryenne orientale, proche de l'Assamais et de l'orissais. On distinguera depuis la sanglante partition de l'Inde les bengalis, majoritairement hindous et installés sur les rives occidentales du Gange et du Brahmapoutre, citoyens de la République Indienne, et les Bangladais majoritairement musulmans et résidant sur les rives orientales des deux fleuves, dans le pays éponyme du Bangladesh, « le pays des Bengalis ».

 

Besant, Annie (1847-1933) : Écrivaine, journaliste et femme politique née à Londres et morte à Madras. Activiste de l'indépendance, elle sera présidente du parti du Congrès Indien. Proche de Krishnamurti, elle est la directrice de la Société Théologique à partir de 1907.

 

Bhaga : Bhaga est le dieu védique de la richesse, de la propriété et de la prospérité. Ushas, la déesse de l'aube est sa sœur. Dieu solaire, il est la personnification du matin.

 

Bhartrihari (v. 400 à 500 apr. J.C) : Bhartrihari est un écrivain de langue sanskrite dont l’œuvre connue concerne la grammaire de cette langue, ainsi que de la philosophie hindoue.

 

Bhave, Vishnudas (?-1901) : Auteur dramatique du Maharashtra.

 

Bhramari : Bhramari est un avatar de Durga, sous la forme de la reine des abeilles et des frelons.

 

Bishma : Bishma est le fils de Ganga. Il est le chef de la tribu des Kauravas, qui, dans le Mahabarata, s'oppose à la famille des Pandavas, menée par Arjuna. Doté d'une force surhumaine, il est maharathi, c’est-à-dire super-guerrier, mais c'est aussi un sage qui a fait vœu de chasteté et qui, comme Arjuna, refuse le combat fratricide. Forcé par sa cour à prendre part au combat, Bishma était sur le point de tuer Arjuna, si Krishna n'était pas intervenu pour le protéger. Bishma, finalement terrassé par les flèches d'Arjuna, attendra 58 nuits avant de rendre l'âme, demeurant durant ce temps allongé sur le lit de flèches qui lui transperçaient le corps. Il tenta, même après être tombé au champ de bataille, de réconcilier les deux camps, s'entretenant jusqu'au dernier moment avec ses disciples. Dans l'hindouisme, le fait de décider du jour de sa mort, malgré la maladie ou la souffrance est une expression de la sagesse et du haut degré spirituel atteint dans une vie. Bishma incarne donc aux yeux des hindous à la foi un roi exemplaire, le guerrier le plus puissant de son temps, et un sage à la dévotion exemplaire.

 

Blavatsky (1831 – 1891) : Héléna Petrovna Von Hahn, connue sous le nom d’Héléna Blavatsky est née en 1831 en Ukraine et morte en 1891 à Londres. Elle est la fondatrice du mouvement théosophique, qui s'inspire du savoir ancestral de toutes les religions, ainsi que du spiritisme, pour fonder une gnose ésotérique. Le cycle des réincarnations, le cycle temporel et cosmique des yugas, les dessins magiques, les mantras, ainsi que la méditation transcendantale comme moyen d'élévation spirituelle, sont autant de concepts hindous repris dans la théosophie.

 

Brahma : Brahma est le dieu principal à la fois du védisme et de l'hindouisme moderne. Il est le créateur, par le verbe, de toute chose. C'est un dieu observateur, absent, solitaire et passif. Il n'intervient pas dans le déroulement des existences qu'il a créées. Il vit seul, aux confins de l'univers, en compagnie de celle qu'il a créée par la pensée et qui est sa fille et sa femme à la fois, la déesse de l'intelligence, Sarasvati.

 

Brahmane : Caste supérieure du système hindou des Varnas (castes). Les brahmanes sont traditionnellement les prêtres, les enseignements et les lettrés. Dans le culte védique, ils sont les seuls à pouvoir correctement chanter les hymnes et à pouvoir se faire initier complètement à la sagesse védique. Gardiens des Védas sur terre, descendant de Brahma, les brahmanes sont l'espèce humaine la plus prince qui soit du divin incarner sur terre. Leur régime alimentaire est cependant des plus stricte et ils ne peuvent exercer d'activité militaire ou violente, ni ne sont autorisés à s'enrichir.

 

Brahmanique (âge) : Période historique qui commence par l'arrivée des Aryens en Inde et prend fin avec l'avènement des doctrines bouddhistes et agamiques, c’est-à-dire de -1500 à -500. C'est durant cette période que durent composer les Védas, mais aussi leurs commentaires les brâhmanas.

 

Brahmanda (ou Hiranyagarbha) : Brahmanda est l’œuf cosmique à l'origine de la vie.

 

Brahmavarta, ou Aryen-varta : Territoire mythologique et historique constituant l'espace vital des Aryens d'Inde et s'étendant des rives de l'Indus à celles de la Yamouna et du Gange (correspondant à la région administrative indienne actuelle de l'Haryana, dont l’étymologie renvoie directement au terme sanscrit d'Aryen-varta, (le pays des Aryens).

 

Brihaspati : Brihaspati est le conseiller des dieux. Il est apparu en même temps que les premiers rayons de lumière qui éclairèrent l'Univers. Les dieux le considèrent comme leur gourou. Brihaspati est associé à la planète Jupiter et à Tara, la déesse des étoiles.

 

Budha : Dieu mineur du védisme, Budha représente la planète Mercure. Il est le fils de Chandra-Soma, le dieu-lune et de Tara, la déesse des étoiles.

 

Burnouf, Émile-Louis (1801-1852) : Linguiste et indianiste français, cofondateur de la Société Asiatique en 1822. Maîtrisant aussi le pali et l’avestique, Eugène Burnouf est considéré comme l'un des plus grands indianistes français et le père des études bouddhiques modernes en Occident. Il est à l'origine du mouvement d’études védiques scientifiques en France. Il était professeur de grammaire générale à l'École Normale Supérieure, titulaire de la chaire de langue et de littérature sanskrites au professeur au Collège de France. Élève d'Antoine-Léonard Chézy, il sera le professeur de philologie et de philosophie d'Ernest Renan. Membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-lettres. Traducteur du Bhagavata Purana (1840-1847). Il est l’auteur d'une traduction de référence de La Bhagavad-Gita (1861) simple, claire, précise et accessible, encore inégalée depuis, et du Sutra du Lotus (1852). C'est son Introduction à l'histoire du Bouddhisme indien (1844) qui fera découvrir cette doctrine orientale (alors inédite en Europe) à Richard Wagner. Autres œuvres notables et significatives : Essai sur le Pali (1826), Vendidad Sade, l'un des livres de Zoroastre (1829-1843), Commentaire sur le Yaçna, l'un des livres liturgiques des Parses (1833-1835), Introduction à l'histoire du Bouddhisme indien (1844 à 1876) et Le Lotus de la bonne loi, traduit du sanskrit, accompagné d'un commentaire et de vingt et un mémoires relatifs au bouddhisme (1852).

 

Cachemiris : Peuple résidant dans les hautes vallées isolées de la contrée éponyme du Cachemire. Historiquement, son peuple fut hindou, le Cachemire étant un des lieux supposés de rédaction des Védas, tout comme d'un grand nombre de tantra shivaïtes. Depuis son islamisation entreprise vers 1300, sa population est devenue majoritairement musulmane, avec une minorité hindoue ne cessant depuis de diminuer. La langue cachemirie est la plus parlée des langues de type dardique, un groupe linguistique appartenant à la branche indo-aryenne.

 

Charvaka (v. 7e et 6e siècle av. J.-C.) : philosophe matérialiste, sceptique, athée et hédoniste. Il remit en cause le brahmanisme et la pratique des sacrifices.

 

Chandra - Chandra est le dieu védique de la lune. L'eau est son élément, il préside aux pluies et il est le garant de la fertilité. L'amrita, le nectar d'immortalité, le soma, la liqueur des dieux, mais aussi les plantes médicinales lui sont attribués.

 

Chelamma - Chelamma est une déesse dravidienne affiliée au scorpion. Lui rendre un culte, lui offrir des offrandes, permet de se prémunir des piqûres de cet animal.

 

 

Daikinis : Les daikinis sont des divinités secondaires du panthéon védique, hindou et bouddhiste. Leur culte est particulièrement important dans le tantrisme. Elles sont des sortes de nymphes, sorcières et femmes fatales, parfois vampires, dépeintes dans l'imagerie populaire comme de très jolies jeunes filles, à la fois rusées et sauvages. La silhouette de la daikini, avec son corps nu, dansant, et ses cheveux ébouriffés, rappelle les déesses Kali et Durga, qui en sont probablement inspirées. Dans les légendes populaires, les dieux et les démons s'incarnent occasionnellement en daikinis pour divertir de leur méditation les sages et les ascètes qui voudraient connaître la moksha, l'illumination.

 

Daksha : Présent dans de nombreuses légendes hindoues et à l'origine de nombreuses divinités, le roi Daksha est le fils de Brahma, le dieu créateur, le frère de Dharma, le dieu de la loi cosmique, de Kamadéva, le dieu du désir et d'Agni, le dieu du foyer. Il est le père de Sita, le premier avatar humain de Parvati, la compagne de Shiva.

 

Danielou, Alain (1907-1994) : Musicologue, écrivain et photographe. Il vécut longtemps en Inde et se convertit à l'hindouisme shivaïte. Il fut aussi professeur à l’Université de Varanasi, ville dans laquelle il résidait. Son approche de la spiritualité indienne n'est pas académique, mais elle est une des plus pertinentes. Ses ouvrages principaux sont Shiva et Dionysos, la religion de la Nature et de l’Éros (1979) et Mythes et dieux de l'Inde : le polythéisme hindou (1992).

 

Danu : Danu, qui veut dire rivière en sanskrit, est une divinité védique qui représente les eaux primordiales. C'est une asura, elle est la mère du serpent Vritra, le démon de la sécheresse. Dans les traditions plus tardives de l'hindouisme, elle est la femme du roi Daksha et la mère de la lignée des Danavas.

 

Dattatreya : Dattatreya est une divinité qui prend la forme d'un moine ascétique à trois têtes et six bras. Il incarne la Trimurti, c’est-à-dire l'union des trois principes de vie : le Brahma, la création, le Vishnou, la préservation et le Shiva, la destruction créatrice. Dattatreya est révéré comme un des pères fondateurs du yoga et de la tradition des sadhus Nath. Dattatreya est l'auteur mythique de l'Avadhuta Gita.

 

David-Néel, Alexandra (1868-1969) : Locutrice du tibétain et spécialiste du bouddhisme, première Occidentale à pénétrer au Tibet.

 

Déva : Un Déva est un dieu védique. Indra est le chef des Dévas. Le rishi Kashyapa et la déesse Aditi sont leurs parents.

 

Dhanvantari : Dans les Puranas, Dhanvantari est le dieu de la médecine ayurvédique.

 

Dipankara : Dipankara est le bouddha du passé. Il aurait vécu sur Terre il y a 100 000 ans. Il fait partie de l'infinité de bouddhas légendaires qui ont précédé le passage sur terre du Bouddha historique, Siddhartha Gotama Shakyamouni. Présenté sous la forme d'un sage qui dispense son savoir, il est associé à la charité.

 

Dix rois (bataille des) : Bataille historco-légendaire mentionnée dans le Rig-Véda ayant opposé entre elles les tribus aryennes védiques en Inde. Le camp des Bharata remporta la bataille face au clan des Puru. Cet événement, qui se déroula dans la seconde moitié du second millénaire avant notre ère, est considéré comme le noyau littéraire du Mahabarata, racontant la guerre du Kurishetra.

 

Dharmiques : Religions du sous-continent indien acceptant comme base de leur doctrine l'héritage védique de concepts comme le karma (le poids des actions), le dharma (la loi juste et stable) de l'univers, donnant à chaque chose une place qui lui correspond), la transmigration (réincarnation et immortalité de l'âme, temporalité cyclique). Sont qualifiées de dhramiques les traductions hindoues, jains, bouddhistes et sikhes. Les adeptes de ces religions sont de nos jours environ un milliard 600 millions, ce qui représente près d'un quart de la population mondiale.

 

Draupadi : Draupadi est le personnage féminin le plus important du Mahabarata. Elle est une des cinq Panchakanyas, qui sont les figures féminines exemplaires de l'hindouisme. Incarnation terrestre de la déesse Lakshmi pour être l'épouse idéale des Pandavas, dont fait partie Arjuna, Yudhishthira, et Bhima, Draupadi est une femme rebelle, intelligente et très dévouée à ses maris, qu'elle suivra en exil. La coutume des femmes indiennes se teignant le sommet du crâne et l’arrête du cuir chevelu en rouge provient d'un épisode de la vie de Draupadi. Après avoir été insultée lors d'une partie de jeu de dés qui coûta aux Pandavas leur royaume, elle se vengera plus tard en lavant ses cheveux dans le sang de celui qui avait tenté de la dénuder. Devant une assemblée d'hommes, seul un miracle de Krishna avait pu empêcher l'affront : son sari s'était alors déroulé sans fin afin que son corps ne soit pas dévoilé. Suivant ses maris jusqu'au bout de leurs aventures, elle chutera et décédera la première lors de leur ascension finale de l’Himalaya, afin de rejoindre la demeure des dieux, le Brahmaloka, situé au sommet du mont Kailash.

 

Dravidiens : Désignation védique concernant les habitants autochtones du sous-continent indien, à la peau noire et au culte non-védique. On a voulu opposer culture aryenne conquérante et dominatrice et culture dravidienne colonisée et acculturée. En vérité les deux traditions ethniques cohabitèrent, échangèrent et au début de notre ère, le brahmanisme aryen avait largement infiltré, sans heurt, le sud de la péninsule, et les divinités dravidiennes, tels Shiva ou la Grande déesse, avait partout en Inde pris le pas sur leur version aryenne Rudra et Ushas. La mythologique védique, loin de faire des Dravidiens des ennemis, en fait même des alliés, dans le sens ou cette race serait née d'une partie du corps de Kamadenyu, la vache sacrée. La divine vache mit donc au monde les Dravidiens afin qu'ils prennent part au combat que menait le rishi vashishte, son maître légitime, pour la libérer du joug du lunatique gourou Vishvamitra.

 

Dubois, Jean-Antoine dit abbé Dubois (1766-1848) : J-A. Dubois est un prêtre missionnaire en Inde où il résida 32 ans. D'abord à Pondichéry, puis Mysore. Après cette même durée de travail en Inde du Sud, il retourne en Europe convaincu que la conversion des hindous est une tâche impossible. Il compose ensuite un ouvrage traduit et publié à Londres en 1816 sous le titre de Description of the Character, Manners and Customs of the People of India, and of their Institutions, religious and civil. Ce travail est considéré comme le premier ouvrage de recherche indianiste. Reprenant un manuscrit rédigé en 1800 par François-Pierre Gaudart, ancien agent de la Compagnie des Indes, J.A Dubois publie une édition augmentée intitulée Mœurs, institutions et cérémonies des peuples de l'Inde (1825). Cet écrit est considéré comme le meilleur et le plus complet des travaux de l'époque sur la vie en Inde. L'abbé Dubois est à l'origine de la théorie de l'invasion aryenne. Nous avons largement exploité son Exposé de quelques-uns des principaux articles de la théologie des Brahmes (1825), qui contient des extraits du Varaha Purana, du Kurma Purana, du Matsya Purana ainsi qu'une description de l'ashvaméda, le sacrifice royal du cheval. Il est aussi l'auteur du Pantcha-Tantra ou les cinq ruses, fables du Brahme Vichnou-Sarma (1826).

 

Durga : Durga est une déesse du panthéon hindou moderne. Son culte est particulièrement actif au Bengale et en Assam, sous la forme de Kali. Durga est présentée comme la plus redoutable des divinités. Durga possède autant de bras que les dieux lui ont confiés d'armes pour combattre les forces du mal. Son célèbre combat contre le démon Mahishasura est le sujet d'une abondante œuvre picturale. Incarnant une puissance sans limite, Durga arbore donc le disque cosmique de Vishnou, la lance de Kumara, dieu de la guerre, l'arc de Surya, dieu solaire, les flèches de Vayou, le vent, la hache de Chandra, dieu lunaire, la conque de Varuna et le trident de Shiva. Pour compléter sa panoplie d'invincibilité, Airavata, l'éléphant d'Indra lui a donné une cloche, afin de mener à bien les rites purificateurs. De Yama, le gardien des enfers, elle a reçu un bouclier et une épée et de Vishnakarman, le dieu architecte, elle a reçu une autre hache et une autre armure. Enfin, Himavat, le dieu des montagnes, lui offrit des bijoux et comme monture un lion doté du troisième œil.

 

Dyaus : Aussi appelé Dyaus Pitar, ce qui veut dire littéralement « le père du ciel » il est le dieu védique de la voûte céleste. Ses attributs sont les éclairs et le tonnerre. C'est suite à sa séparation d'avec Prithvi, la déesse terre, que la vie a pu commencer sur terre. Dieu primordial du védisme ancien, il va disparaître au profit d'Indra dans les traditions védiques classiques.

Fanus (né à Arles, v. 90 – v. 160) : Philosophe sceptique appartenant à la Nouvelle Académie. « On le considère comme l'un des représentants de la seconde sophistique. Surnommé l'Hermaphrodite d'Arles à cause de sa particularité congénital, Fanus a profondément influencé le monde romain en se présentant comme l'incarnation du paradoxe » (Wikipedia). Disciple d'Épictète, il fut le maître d'Aulu-Gelle et l'ami de Plutarque. Après avoir été condamné à l'exil à cause d'un adultère, Fanus rentre à Rome et y fonde son école d'éloquence. Il enseigna aussi la rhétorique à Athènes et à Rome et jouit quelque temps de la faveur de l'empereur Hadrien. Il fut pourtant de nouveau chassé de Rome.

 

Ganas : Guerriers vivant dans les lieux funéraires, comme les cimetières et les bûchers, les Ganas sont les serviteurs de Shiva. Son fils Ganesh est leur chef.

 

Gandharis : Peuple installé sur la rive occidentale de l'Indus, dans la très prospère région éponyme du Gandhara. Le gandhari est une langue proche du prakrit et qui se situe donc dans l'héritage du sanscrit. D'abord peuplé par des peuples aryens, dravidiens, perses ou élamites, le Gandhara fut colonisé si ce n'est démographiquement tout du moins culturellement par les Gréco-Macédoniens, qui y développèrent l'art et la philosophie gréco-bouddhiste. C'est depuis le Gandhara que les textes bouddhistes furent transmis en Asie centrale, puis en Chine, cette région étant une des portes d'entrée du carrefour himalayen des routes des épices et de la soie. Depuis Taxila, une des cités capitales du Gandhara, des émissaires grecques étaient envoyés jusqu'en Europe, bien sûr, mais aussi jusque dans la vallée du Gange (tels qu'en témoignent les voyages du diplomate Mégasthène).

 

Gandhi (1869 – 1948) : Mohandas Karamchand Gandhi est un leader politique, nationaliste indien et guide spirituel hindou de tradition séculaire. Il est un des pères de la nation indienne.

 

Ganesh : Ganesh est le dieu à tête d'éléphant. Il est le fils de Parvati et le fils adoptif de Shiva. Défenseur des Védas, il est le dieu du savoir, des études intellectuelles et de la prudence, mais aussi de la chance et de la réussite, comme l'indiquent les noms de ses trois épouses, qui sont Siddhi (le succès), Buddhi (l'intellect) et Riddhi (la richesse). Ganesh est sans aucun doute l'une des divinités les plus populaires de l'hindouisme et sa présence, en tant que culte ou légende populaire, est attestée en Chine, au Japon et jusqu'en Indonésie.

 

Ganga : Fille de Shiva, elle est la déesse qui représente le fleuve du Gange, aussi important pour les Indiens qu'a pu l'être le Nil pour les anciens Égyptiens. Le Gange est donc un fleuve sacré, doté de nombreuses vertus miraculeuses, dont la principale consiste à purifier l'âme de celui qui se baigne dedans. Le pèlerinage du Gange est celui qui dans l'hindouisme est le plus réputé. Il consiste à suivre le cours du Gange depuis le delta du Bengale jusqu'à sa source au glacier de Gaumukh, 2 500 km plus loin, au sommet de l’Himalaya, puis de revenir par le même chemin jusqu'à la mer. Tout au long du Gange, marquant les étapes du pèlerinage, des villes sacrées comme Varanasi, Haridwar, Richikesh ou Gangotri, ont Ganga comme figure tutélaire, dont le culte est directement lié à celui de Shiva.

 

Gangines : Dans la mythologie grecque et romaine, ainsi que décrits par les premiers historiens de ces cultures, les Gangines, appelés aussi Astomi, sont le peuple légendaire qui habite la région des sources du Gange. Les Gangines n'ont pas de bouche car ils n'ont pas besoin de manger pour survivre, car ils ne font que sentir. Il leur suffit donc de sentir un fruit, une fleur ou une racine pour s'en nourrir. Inversement, une trop mauvaise odeur peut les tuer.

 

Garuda : Garuda est le roi des oiseaux et le fidèle compagnon de Vishnou. C'est un dieu qui, comme Nandi, le bœuf meilleur ami de Shiva, a le pouvoir d'omniscience et de métamorphose.

 

Goga (v. 1200 apr. J.-C.) : Goga est un guerrier historique et légendaire, demi-dieu et vénéré particulièrement au Rajasthan, en Himachal et sous le nom de Gugga au Penjab. Goga fut un élève du sadhus nath Gorakhnath. La légende raconte qu'il trouva l'Illumination à Gogamedi, une ville qui porte aujourd’hui son nom et qui accueille une foire annuelle qui lui est dédiée parmi les plus gigantesques de la région. La tradition naga le considère comme le dieu serpent et son culte permet de se prémunir contre les morsures.

 

Goloka : Goloka « le domaine de la vache » aussi appelé Krishnaloka, est le domaine céleste de Krishna et de sa compagne Radha. Ils y vivent entourés de centaines de milliers d'adorateurs qui les servent avec zèle et révérence. Goloka est situé au cœur de Vaikunda, le domaine céleste de Vishnou. Si Vaikunda est composé de nombreux univers peuplés et de plus de 10 000 palais, Goloka est un lieu naturel composé de vergers et de nombreuses sources. Goloka est aussi la demeure de Kamadhenu la vache sacrée. Pour les adorateurs de Krishna, rejoindre Goloka est l’ultime enjeu de leur vie spirituelle. C'est très difficile mais cela demeure toutefois possible, en chantant, en dansant et ne cessant jamais de prier Krishna, Rama ou Vishnou.

 

Gorakhnath (v. 1000 à 1300 apr. J.-C.) : Gorakhnath est yogi et un maître spirituel hindou de la tradition des sadhus. Il est considéré comme celui qui donna de l'envergure à la tradition ascétique des Naths. Sous sa guidance, elle connut un certain succès, en particulier dans les campagnes. Un temple lui est consacré à Gorakhpur, ville nommée en son hommage.

 

Gotama (v. 566 à 452 av. J.-C.) : Le prince Siddhartha Gotama, dit Shakyamouni, dit Bouddha « l'éveillé » est le fondateur du bouddhisme. Attristé par la souffrance, le vice et la maladie qui accablent ses sujets, il quitte son palais et sa famille pour devenir moine errant. Après six ans d'une vie ascétique et d'une pratique quotidienne intensive de la méditation, il connaît l'Illumination, c’est-à-dire qu'il comprend tout ce qu'il y a à comprendre de la vie. Devenu maître spirituel, il enseigna sa doctrine à Varanasi, et aussi à travers le nord de l'Inde. À sa mort, une large communauté de disciples s'est construite autour de lui. La vie du Bouddha étant à la fois historique et légendaire, chacune des étapes de sa vie est donc devenue des paraboles mystico-religieuses qui sont reprises différemment, selon les traditions bouddhistes, chinoises, grecques ou hindoues. Plus qu'un personnage historique, Siddhartha Gotama est le média par lequel s'exprime la sagesse tibétaine et bouddhiste ; il est la figure bienveillante permettant de mettre en scène de manière codifiée, n'importe quelle leçon de vie, morale ou parabole.

 

Gréco-bouddhisme : Courant artistique ayant prospéré à travers l'Asie centrale depuis la Bactriane et le Gandhara, à la suite de la colonisation gréco-macédonienne entreprise par Alexandre le Grand et ses successeurs à la fin du premier millénaire avant notre ère. Le gréco-bouddhisme est responsable des premières représentations idolâtres et statuaires du Bouddha. Le bouddhisme ayant été avant cela un culte sans image ni représentation du divin.

 

Gudjarat : Région administrative parmi les plus puissantes (culture, politique, économie) de la République Indienne située au sud du Rajasthan et frontalier du sud-Pakistan. Le gudhjarati est une langue indo-aryenne. Historiquement le Gudjarat est une terre de commerçants et de marchands, et son aire d'influence s'étendait des côtes somaliennes au golfe Persique.

 

Gymnosophiste : Terme grec correspondant à un sage indien adepte de la pratique du yoga. Proche du terme sanscrit « sadhu. »

 

Hanouman : Hanouman est un dieu anthropomorphe qui a l'apparence d'un singe et qui se retrouve dans la plupart des cultures asiatiques, qu'elles soient d'influences chinoises ou indiennes. Il est le roi, ou le chef, des primates dont il dirige l'armée. Doté d'une force surnaturelle et de pouvoirs magiques, il est un des personnages principaux du Ramayana, récit épique et théologique qui en fait l'allié principal et déterminant de Rama dans son combat contre le démon Ravana. Hanouman est aussi présenté comme un des nombreux avatars de Shiva.

 

Hari : Hari est la forme suprême du divin. C'est un synonyme du Brahman, l'âme cosmique et universelle. Afin que Hari soit glorifié le plus souvent possible, « Hare Ôm » qui pourrait se traduire par « salutation à l'Univers » est une expression qu'emploient traditionnellement les hindous avant de commencer une prière ou une récitation des textes sacrés, ainsi que pour se saluer dans la rue. Dans le sikhisme, Hari est la forme ultime, unificatrice et unique de Dieu. Selon cette tradition, inspirée de l'islam et donc du judaïsme, il n'est donc pas permis de représenter Hari. Pour eux, cette divinité est si glorieuse et si puissante qu'il n'est pas possible de s'en faire une idée juste et donc de la représenter sans la déprécier.

 

Haryana : Région administrative nord-indienne faisant référence à l'Arya-Varta, le légendaire « domaine des Aryens », aussi appelé Brahma-Varta, « le pays de Brahma », en référence au dieu créateur des Hindous.

 

Hindous : Peuples adeptes d'un des nombreux courants religieux dharmiques issu de la base culturelle védique, et dont les plus populaires sont depuis deux mille ans, par ordre d'importance démographique : le vishnavisme (fédérant les adeptes de Vishnou, Rama et Krishna), le shivaïsme (Shiva), le shaktisme (Dévi, Parvati Durga, Kali) et le tantrisme (Shiva, Shakti, Ganesh). L'immense majorité des hindous vivent de nos jours en Inde, mais avant l'islamisation de l'Asie centrale, ce culte comprenait des adeptes et des temples d'Anatolie en Sibérie. L'hindouisme est un terme anglophone auquel les Indiens eux-mêmes préfèrent celui de Dsanatam dhrama, que l'on pourrait traduire comme « la tradition éternelle ». Quel que soit son courant doctrinaire, l'hindouisme n'est pas une religion prosélyte. Contrairement aux traditions catholiques ou musulmanes qui leur accordent une place prépondérante, les notions d'universalité ou de baptême n'ont pas cours dans l'hindouisme, qui préfère à ces concepts trop souvent hypocrites les notions de devoir, de race, de castes et de famille. Le plus important pour hindou n'étant pas de correspondre à un idéal illusoire de justice ou de bonté, mais plutôt d'être pleinement conscient de la place qu'il doit occuper sur Terre, et ainsi remplir sa tâche existentielle correctement.

 

Hiranyagarbha : Dans le Rig-Véda, Hiranyagarbha est l’œuf cosmique, aussi appelé « le joyau de l'Univers » ou « l'utérus, la matrice d'or ». Il est apparenté à Prajapati, le dieu suprême qui est au commencement de toute chose. Il flottait seul dans la non-existence et l'obscurité la plus totale avant de se briser en deux parties : l'espace infini, le Svarga, le domaine du divin, et la matérialité, la Terre, la déesse Prithvi. Les traditions plus tardives présentent Hiranyagarbha comme à l'origine de la naissance de Brahma, le dieu créateur de l'Univers.

 

Indiens : Peuple du sous-continent indien, lequel se délimite par l'Indus à l'ouest, l'Himalaya au nord et le littoral de l'océan Indien qui, de la mer d'Arabie au golfe du Bengale, longe la presqu’île sud indienne. Les Indiens sont majoritairement hindous (Inde), musulmans (Pakistan, Bangladesh) ou bouddhistes (Sri Lanka). Ethniquement, les Indiens peuvent se classer en deux groupes : les Indo-Européens (Aryens) et les Dravidiens (Tamouls).

 

Indo-Européens : Ensemble des peuples qui parlent une langue de la famille linguistique indo-européenne. Plus encore qu'une langue originelle en commun, appelé le proto indo-européen et depuis reconstruite scrupuleusement par les scientifiques, ces peuples partageaient aussi une mythologie et une théologie commune. Les Indo-Européens comprennent ce que le grand public connaît sous le nom de Celtes, Vikings, Romains, Grecs, mais aussi Perses, Aryens et Hittites. L'étude des similitudes indo-européenne permet de comprendre les mystérieux dieux gaulois ou slaves à la lumière des très documentés dieux indiens, tout comme de comprendre le Shiva des hindous à la lumière du Dionysos grec.

 

Indo-Iraniens : Synonyme d'Aryens, dans le sens où ce peuple originaire du nord de l'Oxus, s'est divisé en deux groupes, dont l'un s'installa en Perse, l'autre en Inde. La branche indo-iranienne des langues indo-européennes concerne donc les langues indo-européennes orientales et comprend le perse, le sanscrit et leurs dérivés, ainsi que les dialectes scythes.

 

Indra : Indra est un des dieux les plus importants du panthéon védique. Il est le chef des dieux, surnommé le dieu des dieux. Il est le dieu de la guerre dont les attributs sont le tonnerre et la foudre et l'animal véhicule un éléphant. Maître des nuages qui le suivent, il est celui qui libère les eaux qui tombent en pluie sur la terre. Figure centrale du panthéon védique, son importance faiblira ensuite, pour ne plus incarner dans les contes et légendes du Moyen-Âge indien qu'un dieu colérique, alcoolique, incestueux et hédoniste, qui a peur de se voir dépasser par les hommes et qui tente par tous les moyens de déranger les ascètes qui souhaitent accéder à l'Illumination.

 

Jaïns : Membres d'un courant religieux dharmique dissident du védisme qui trouve son origine dans la vie historico-légendaire et l'enseignement du gourou Mahavira, comptemporain du Bouddha (v. 600 av. J.-C.). Mahavira prétendait cependant être le transmetteur d'une doctrine bien plus ancienne. Les jains s'astreignent à un strict régime végétalien et respectent très scrupuleusement l'Ahisma, la non-violence absolue envers le vivant (prêtant en cela une attention extrême aux insectes qu'ils côtoient et qu'ils se refusent de déranger). Leur clergé jaïn peut être divisé en deux communautés indépendantes : les svetembaras et els digambaras. Les premiers revêtant en tout temps la tunique blanche et les seconds préférant se promener nus en tous lieux et toutes occasions.

 

Jayadeva (v. 1200 apr. J.-C.) : Jayadeva est un poète de langue sanskrite connu pour son poème épique Gita Govinda, « le livre du protecteur des vaches », dédié aux amours de Krishna et Radha. Il est celui qui a popularisé la scène de Krishna jouant de la flûte, ainsi que le concept qui ferait de Radha une divinité plus importante que Krishna lui-même. Des hymnes de Jayadeva, dont Guru Nanak appréciait particulièrement la poésie, font partie du Guru Granth Sahib, le livre saint des sikhs.

 

Kabir (v. 1450 apr. J.-C.) : Kabir est poète indien de langue hindi. Né dans une famille de tisserands convertis à l'islam mais suivant tout de même les traditions hindoues, dont celle du yoga nath, Kabir se démarqua des deux religions, critiquant à la fois les superstitions brahmaniques et musulmanes. Son œuvre est d'inspiration mystique, proposant une vision du divin libéré du carcan des religions et prônant un détachement par rapport aux choses matérielles. Pour Kabir, Dieu sera toujours du côté de celui qui agit justement, quelle que soit sa religion revendiquée. Kabir influença le mouvement de la Bhakti et certains de ses poèmes font partie du Guru Granth Sahib, le livre saint des sikhs.

 

Kailash : Montagne située juste de l'autre côté de la muraille himalayenne, sur le plateau tibétain, le mont Kailash, est la demeure du couple Shiva et Parvati.

 

Kala ou Kall : Kala est le mot sanskrit qui veut dire à la fois le temps et la couleur noire. Kala est donc le dieu du temps et de ses ravages. Il est effrayant et dévore tout ce qui l'approche. Les traditions en font à la fois un avatar de Yama, le dieu de la mort, mais aussi une divinité dont est originaire la furieuse Kali, parfois présentée comme sa compagne. Kala est aussi le maître des contrées abyssales et impénétrables de l'espace. Kala a inspiré Kirtimukha, un monstre ornemental qui est souvent sculpté sur les temples. En Chine, cette créature effrayante est connue comme le démon de l'avidité et est disposée à l'entrée des bâtiments.

 

Kalashas : Peuples des Himalayas Occidentales (Pakistan), pratiquant encore de nos jours une forme de polythéisme perpétué des rites encore inspirés des temps immémoriaux pré-védiques. Culture et peuple en extrême danger de disparition, il n'était en 2020 plus que 4 000. La ville légendaire et sacrée de Nysa, que les chroniqueurs assurent qu'Alexandre le Grand visita en pèlerinage, et attribuée à Dionysos, serait située non loin du territoire historique des kailashas, jadis bien plus imposant. Ces mêmes commentateurs qualifiaient alors les kaialshas de valeureux et puissants au combat, de sorte qu'Alexandre préféra s'en faire des alliés plutôt que de les combattre. La vigne est encore cultivée et la vinification est une des fiertés des derniers kailasha, qui considèrent le vin comme un nectar sacré, semblable pour eux au soma des Aryens.

 

Kali : Kali, dont le culte ne remonte pas avant le début du premier millénaire, est l'une des déesses les plus populaires de l'hindouisme moderne.

 

Kalidasa (v. 300 à 400 apr. J.-C.) : Kalidasa est un écrivain du nord de l'Inde, vraisemblablement du Cachemire, qui a composé une œuvre théâtrale et poétique d'inspiration théologique et philosophique, basée sur le védisme et l'hindouisme. Il est considéré comme le plus grand poète et dramaturge en langue sanskrite, mais on ne sait que très peu de choses sur sa vie. Il se pourrait même, que, à l'instar de Vyasa, Kalidasa soit une appellation impersonnelle plutôt qu'individuelle, qui fut reprise par plusieurs écrivains anonymes. Son théâtre est une des premières œuvres indiennes à avoir été traduite en anglais et reconnue à l'étranger.

 

Kamadeva (Kama) : Kamadeva est le pendant hindou du Éros grec. Il est le dieu du désir (Kama), qu'il soit amoureux, sexuel et du plaisir, qu'il soit esthétique ou sensoriel. Symbole du désir, la monture de Kamadeva est un perroquet, qui lui permet de voler et de se déplacer rapidement, tout en papillonnant comme le font les oiseaux à la recherche de quelques graines à manger, de quelques désirs à satisfaire. Kama est représenté avec un arc, prêt à tirer ses flèches, faisant de lui une des sources évidentes d'inspiration du chérubin de la Renaissance européenne. Cependant, son arc est en canne à sucre et ses flèches sont des fleurs. Une légende raconte que seul le fils de Shiva pouvait terrasser un monstre qui menaçait l'existence de l'Univers. Or, Shiva n'avait pas encore de descendance. Indra, le roi des dieux, envoya donc Kamadeva provoquer le désir de Shiva pour sa compagne Parvati. Arrivé au Kailash, la demeure de Shiva, Kamadeva le trouva comme à son habitude en pleine méditation. Dérangé par Kamadeva, Shiva ouvrit son troisième œil et foudroya le dieu du désir, qui se consuma en un instant. Sur les instances de Parvati, à laquelle Rati, la veuve éplorée de Kamadeva avait adressé ses pénitences, Shiva ressuscita Kamadeva puis s'unit enfin à sa compagne pour donner naissance à Skanda (Kartikeya), le dieu de la guerre. Cette légende nous apprend que le véritable amour ne naît pas d'un désir passionnel mais plutôt d'un élan compassionnel. La femme de Kamadeva est Rati, la divinité de l'amour, du désir charnel et du plaisir sexuel. Kama et Rati sont habituellement adorés et présentés ensemble dans les temples qui leur sont consacrés. Le fils de Krishna est considéré par certaines traditions comme une incarnation de Kamadeva.

 

Kamadhenyu : Kamadhenyu est la mère de toutes les vaches. Il s'agit d'une déesse zoomorphique composée du corps d'une vache, de la tête et des seins d'une femme, des ailes d'un oiseau et de la queue d'un paon. Elle est parfois présentée comme étant à l'origine des brahmanes et de l'amrita, l'elixir d'immortalité. Elle vit à Goloka, le domaine céleste de Krishna. Si aucun temple n'est dédié à Kamadhenyu, son adoration est assurée par l'interdiction hindoue de consommer sa chair ou de l'exploiter comme un vulgaire animal.

 

Kannagi : Kannagi est l’héroïne du poème épique tamoul Silapathikaram, composé par Ilango Adigal, au début du premier millénaire. Dans le sud de l'Inde et au Sri Lanka, elle est divinisée comme la déesse de la chasteté et comme un avatar de Durga. Le Silapathikaram raconte l'histoire de Kovalan et Kannagi, mari et femme. Kovalan trompa sa femme avec une danseuse, qui lui fit dépenser tout son argent. Une fois ruiné, il comprit son erreur et retourna auprès de Kannagi, mais le couple fut forcé de déménager pour fuir la honte et la réprobation. Une fois à Madurai, pour commencer une affaire, Kovalan vendit le collier en pierres précieuses de Kannagi. Intrigué qu'il détienne un tel bijou, les marchands l'amenèrent au roi qui pensa le bijou appartenir à la reine. Kovalan fut considéré, sans procès, comme voleur et fut mis à mort. Apprenant la nouvelle, Kannagi plaida l'innocence de son mari devant le roi de Madurai, qui accepta son erreur, puis se suicida car il avait trop honte d'avoir à ce point mal rendu la justice. Cela n’apaisa pas la colère de Kannagi qui, se révélant être un avatar de Durga, la déesse de la destruction, détruisit en partie la ville de Madurai. Ainsi, selon l'exemple de Kannagi, une femme même trompée ou déçue par son mari se doit de se tenir à ses côtés et sauvegarder son honneur car le sien en dépend.

 

Karna : Karna est un des personnages principaux du Mahabarata. Il est le fils du dieu soleil Surya et de Kunti, la future reine des Pandavas, qui, encore adolescente, tomba illégitimement enceinte en faisant l'amour à l'astre solaire. Après avoir caché sa grossesse, Kunti abandonna Karna dans un panier qui dériva le long du Gange. Karna fut adopté par un couple d'humbles serviteurs de la cour du roi des Kauravas, Dhritarashtra. Kunti ayant accepté de faire l'amour à Surya en échange de la promesse que le fils qui naîtrait de leur union serait un guerrier héroïque et valeureux, Karna devint un jeune homme puissant, parfaitement aguerri dans les techniques d'arts martiaux. Ses prouesses militaires lui valurent d'être appointé roi du Bengale par le prince des Kauravas, Duryodhana. Combattant aux côtés des Kauravas durant la bataille de Kurukshetra, Karna réalisera enfin la vérité sur ses origines et sa fraternité avec les chefs ennemis des Pandavas : Arjuna, Bhima et Yudhishthira. L’ultime combat fratricide du Maharashtra, qu'il perdra, l'opposera d'ailleurs à Arjuna. Karna est un personnage qui malgré sa valeur, son éthique et son courage, est rejeté de ceux qui devraient l'aimer et l'accepter. En tant que Kauravas, Karna est au mieux un allié, au pire un bâtard, tandis que du côté des Pandavas, Karna est un traître, dévoré par la vengeance et le ressentiment. Les cas de conscience de Karna, la motivation de ses actions, mais aussi sa raison d'être sur terre, ont été une source d'inspiration majeure de la littérature indienne.

 

Kartikeya : Divinité védique tardive Kartikeya est le fils de Shiva et Parvati, frère de Ganesh. Il est le dieu de la guerre et des victoires militaires, apparenté dans le sud de l'Inde à Murugane, dans le Nord à Skanda ou encore Kumar. Il est représenté sous la forme d'un jeune adolescent armé.

 

Kashi : Fondée vers l'an 1 000 av. J.-C., Kashi est la capitale du royaume éponyme de la vallée du Gange, situé dans la région actuelle du Bihar. Aussi orthographié Kazi, Kashi, « la fontaine », sera aussi baptisé Banaras (Bénarès) et plus récemment Varanasi. Ville la plus sacrée d'Inde, Varanasi est encore de nos jours le plus grand centre de pèlerinage et de formation des courants shivaiste, vishnavite, jain et bouddhiste (Sarnath, situé à quelque 10 km de Varanasi étant le lieu du premier prêche du bouddha.) C'est à quelques dizaines de kilomètres de Varanasi que se déroule depuis des millénaires la cérémonie de la Kumba Méla, qui voit se rassembler des millions d'hindous tous les 12 ans, au confluent de la Yamuna et du Gange, les deux fleuves les plus sacrés d'Inde du nord.

 

Kashiapa : Kashiapa est un des sept rishis légendaires, les maharishis, auxquels la composition des Védas est attribuée. Dans les Védas, il est le père des dévas.

 

Kosala : Nation historique indo-aryenne de la vallée du Gange, mais aussi patrie légendaire du roi Rama, avatar du dieu Vishnou. C'est depuis le Kosala et sa capitale Ayodhya que le roi Bharata, le demi-frère de Rama, entreprendra la conquête et l'unification de ce qui devindra l'Inde brahmanqiue et védique.

 

Krishna : Un des avatars les plus populaires de Vishnou.

 

Krishna Dharma (1955) : Krishna Dharma, né Kenneth Anderson, est un écrivain et maître spirituel anglais. Officier de la marine marchande, il se convertit avant ses trente ans au vishnavisme. De 1979 à 2001, il fut le dirigeant du temple de la Krishna Consciousness à Manchester. Krishna Dharma est l'auteur de l’adaptation du Mahabarata et du Ramayana pour le grand public, qui connaîtront un important succès à travers le monde.

 

Krittika : Krttika, Krittika ou Kartika est la déesse de la constellation d'étoiles de la Pléiade. Elle est la station par laquelle commence le zodiac indien, le Naksatra.

 

Kshatrya : Caste noble et guerrière traditionnellement en charge de la gestion des royaumes hindous. Seconde verna (caste), terme de prestige après celle des Brahmanes.

 

Kubera : Dans les Védas, Kubera est le chef des Yakshas, les esprits maléfiques. Dans les traditions plus récentes Kubera est considéré comme le dieu de la santé, de la richesse et de la prospérité. Il est dépeint sous la forme d'un être bedonnant couvert de bijoux (bracelets, colliers, couronne).

 

Kumar : Divinité dravidienne apparentée à Skanda et Murugane, dieu de la guerre.

 

Kumaras : Les quatre Kumaras sont les fils de Brahma, ils sont les premières créations issues de l'esprit du dieu créateur. Contrairement au vœu de leur père, qui désirait voir se peupler l'Univers, les Kumaras firent vœu de célibat et depuis ils errent, sous une forme enfantine, dans le cosmos. Bien que prépubères, les Kumaras sont les rishis les plus savants de toute la création et leur rôle est d'enseigner les Védas à quiconque croise leur route dans l'espace infini. Libérés d'une incarnation terrestre, en dehors du Samsara, les Kumaras sont tout de même les serviteurs de Vishnou, dont ils croisèrent un jour la céleste demeure du Vaikunta et qu'ils reconnurent comme leur gourou.

 

Kumari : Pré-pubères et vierges, les Kumaris népalaises sont les représentantes sur terre de la déesse Kali. Considérées comme des déesses et traitées comme des reines, les Kumaris vivent dans des temples qui leur sont consacrés et dont elles ne sortent que rarement et seulement dans un contexte rituel. Une fois menstruée, la Kumari revient à une vie séculaire tandis qu'une autre fillette est choisie pour lui succéder.

 

Kurus : Peuple indo-aryen de la vallée du Gange régulièrement cité dans les Védas. C'est sur leur territoire que ce serait déroulé la légendaire bataille de Kurukshetra dont les rebondissements sont narrés dans le Mahabarata, l'épopée sacrée des hindous.

 

Kushan : Peuple d’origine du Gansu chinois, connu d'abord sous le nom de Yuezhi. Chassés par les Wusuns aux débuts de notre ère, ils s'installèrent dans le bassin du Tarim, puis prirent le contrôle d'une grande partie des Empires indiens et perses, fondant l'Empire kushana (v. 375 apr. J.-C.). Protecteur des religions, l'Empire kushan toléra que perdurent les cultes mazdéens, manichéens mais aussi bouddhistes ou hindous. Begram, Peshawar, Taxila et Mathura furent dès lors des capitales kouchanes.

 

Kurukshetra : Bataille opposant les mauvais Kauravas aux bons Pandavas, élément central de l'épopée indienne du Mahabarata.

 

Lakshman : Protagoniste du Ramayana, Lakshman est le frère et le fidèle compagnon du roi Rama, qu'il suivra tout au long de ses aventures pour retrouver puis délivrer Sita, sa belle-sœur. Guerrier redoutable, qui manie parfaitement l'arc et les arts martiaux, Lakshman est un avatar de Sesha, le serpent cosmique qui accompagne Vishnou, dont Rama est lui-même une incarnation. Lakshman représente bien sûr l'amitié et la fidélité à une juste cause. Lakshman est célébré dans le petit village de Lakshman Jula, au nord de Richikesh, sur les rives du Gange. Il est censé y avoir construit un pont au-dessus du Gange.

 

Lakshmi : Lakshmi est l'épouse de Vishnou. C'est une des figures féminines principales de l'hindouisme moderne. Elle est la déesse de la bonne santé, de la prospérité, de l'abondance, tant matérielle que spirituelle.

 

Magadha : Royaume indo-aryen prospère situé à l'est de la vallée du Gange et au sud du Bengale.

 

Mahishasura : Mahishasura est le démon buffle terrassé par Durga ou Bhramari. Certaines traditions indigènes ou dalits font de Mahishasura un roi naga qui se serait rebellé contre les brahmanes et qui pour cela aurait été assassiné.

 

Maitreya : Maitreya est le bouddha du futur. Il viendra sur Terre quand le message du Bouddha historique aura disparu. Dans la tradition hindoue, Maitreya est Kalki, le guerrier de la fin des temps, l’ultime avatar de Vishnou.

 

Mandodari : Fille du démon architecte illusionniste Mayasura, Mandadori est l'épouse du démon Ravana qui est maître de l'île de Lanka et qui, dans le Ramayana, a kidnappé Sita, la femme de Rama. Sita est présentée parfois comme la propre fille de Mandodari. Malgré son environnement et les tragédies qu'elle traverse, Mandadori est une femme exemplaire et pieuse, et toujours fidèle et amoureuse de son mari, qu'elle tente sans cesse de raisonner. Avec Ahalaya, Draupati, Sita et Tara, elle est une des cinq Panchakanyas, les femmes chastes et exemplaires de l'hindouisme, qui détruisent les vices et les péchés. Elles sont citées en exemple pour l'éducation des jeunes filles et sont priées avec dévouement par les plus âgées. Les Panchakanyas sont priées avant le lever du soleil.

 

Marathes : Peuple de guerriers et d'agriculteurs du centre de l'Inde, locuteur d'une langue indo-aryenne et fondatrice durant le second millénaire d'un empire qui s'opposa sérieusement à l'hégémonie du sultanat de Delhi.

 

Mariamman : Mari, Mariaai ou encore Mariamma, littéralement « Mère Mari » est la déesse dravidienne de la pluie. Elle est la Déesse mère principale du sud de l'Inde et sa figure est à rapprocher de celles de Durga, Kali et Parvati. Son culte est censé faire tomber la pluie et protéger des maladies infectieuses comme le choléra, la variole ou la varicelle.

 

Maroutes : Les Maroutes sont les divinités védiques des orages. Fils de Rudra, compagnons dévoués d'Indra, ils sont parfois affiliés aux Rudras. Les Maroutes sont des guerriers belliqueux dont les dents sont en fer, les armes et les armures en or. Ils attaquent les nuages, qu'ils tranchent en deux de leurs épées, ce qui les rend responsables de la pluie, des feux de forêt et des tremblements de terre.

 

Matura : Ville du nord de l'Inde où Krishna est supposé être né. Rattaché au Gandhara sous la domination grecque et scythe, Matura est un des grands centres du gréco-bouddhisme.

 

Maya : Maya est un personnage du Mahabharata et du Ramayana. Aussi appelé Mayasura, littéralement « le démon de l'illusion », il est l'ami des serpents et le maître architecte des mondes souterrains. Son domaine est la forêt Khandava, où se retireront en exil les Pandavas une fois leur royaume perdu. Voulant tuer son ami le serpent Takshaka, Arjuna mit feu à la forêt tout entière, ce qui attrista beaucoup Maya, car de nombreux animaux allaient mourir. Se prosternant aux pieds de Krishna pour arrêter le massacre, Krishna lui proposera alors de construire un palais pour les Pandavas, le Mayamahal, aussi appelé Indraprastha. Maya est aussi l'architecte des trois villes volantes appelé Tripura, dont la prospérité, la richesse et l'impiété furent la cause de la colère de Shiva qui les détruisit. Maya fut pourtant épargnée car il est un dévot de Shiva tout autant que de Vishnou-Krishna.

 

Mégasthène (v. 350 à 290 av. J.-C.) : Diplomate, historien et géographe grec ionien. Il est l'auteur d'une des plus anciennes descriptions de l'Inde réalisées par un Européen. Il est envoyé en ambassade par Séleucos Ier auprès du roi Chandragupta Maurya dont la cour se tient à Pataliputra (actuelle Patna, Bihar). Lors de sa visite de l'Inde, il rédigea l'Indica, aujourd’hui perdu, mais connu par des citations d’auteurs grecs et latins. Il visita l'Inde et crut reconnaître Héraclès et Dionysos, en Krishna et Shiva.

 

Mérou : Aussi appelé Suméru, c'est la montagne mythique qui est centre du monde selon la tradition védique.

 

Mitanni : Royaume indépendant du Moyen-Orient si ce n'est dirigé par une élite aryenne, tout du moins défendu par une caste de guerrier cavalier aryen sûrement venu de Bactriane ou moins probablement de l'ancienne aristocratie hittite (Nésilims). Les sceaux du Royaume de Mitanni, comprenant de nombreuses références aux dieux védiques, ancrent cependant cette ethnie au groupe linguistique indo-aryen plutôt qu'irano-aryen. La mention des divinités védiques comme Indra ou Varuna en Mésopotamie occidentale demeure encore de nos jours une des plus fameuses énigmes de l'archéologie.

 

Mithra : Mithra est un dieu aryen solaire. Il est à rapprocher, mais non à identifier, avec le dieu perse et méditerranéen Mitra.

 

Murugan : Dieu dravidien et pré-védique de la guerre, considéré comme le dieu dont Indra serait inspiré, Murugan, ou Mourougane, est une des divinités les plus anciennes dont on peut encore attester le culte, remontant certainement à plus de 5 000 ans. Il est apparenté à Kumar et Skanda. Murugan est encore une divinité très populaire dans toute l'ère d'influence tamoule, y compris dans la péninsule malaise, où est installée la diaspora tamoule. Un lieu de pèlerinage important, les caves de Batu, est situé en Malaisie, non loin de Kuala Lumpur.

 

Nammalvar : Poète mystique, philosophe et théologien, est le plus connu des Alvars. Le Periya Thiruvandhadhi est son œuvre maîtresse. La légende raconte qu'il serait né dans un tronc d'arbre en possédant la science infuse. Il connaissait par cœur les Védas dès ses premières années. Il vécut vers la fin du premier millénaire de notre ère.

 

Nanak (1469 – 1539) : Maître spirituel penjabi, fondateur du sikhisme. Les paroles de Guru Nanak sont compilées et rapportées dans le livre saint des sikhs, le Guru Grant Sahib.

 

Nandi : Nandi est le meilleur ami et fidèle complice de Shiva, il vit à Kailasha avec lui. Il prend habituellement la forme d'un bœuf qui possède le troisième œil. Comme son maître, il peut se métamorphoser en d'autres créatures.

 

Naraka : Naraka est le royaume souterrain de Yama, le dieu de la mort. Il s'agit de l'enfer hindou. Comme dans l'enfer chrétien, les pécheurs sont punis par là où ils ont fauté. Naraka est composé de plusieurs dizaines d'espaces différents, réservés à des types de péchés bien particuliers, comme le meurtre, la consommation de viande, la luxure, le vol, ou la séduction des femmes qui ne sont pas libres. Dans chacun de ces lieux, des yamadoutas, les auxiliaires de Yama, les torturent selon leurs vices, les noyant, les écorchant, les sodomisant avec du fer rougi, leur sciant la tête à vif, leur roulant dessus avec un char… À la différence de l'enfer christiano-islamique, l'enfer des hindous n'est pas éternel, et même s'il peut être la demeure d'une âme pendant des centaines de milliers d'années, il n'est qu'une étape dans la transmigration, car elles doivent obligatoirement se réincarner. Après un passage aux enfers, l'âme est réincarnée dans une condition basse ou dégradante de l'existence, comme un animal, un insecte, ou un membre d'une caste défavorisée.

 

Nataraja : « Le seigneur de la guerre », il s'agit de Shiva dansant le Tandavam ou Nadanta.

 

Navagunjara : Navagunjara est un avatar de Vishnou composé de neuf différents animaux. Dans le Mahabarata, Arjuna le combat, avant de se soumettre à lui quand il comprend qui est véritablement le monstre.

 

Nayanars : Les Nayanars sont 63 saints et poètes historiques du shivaïsme tamoul. Sundarar, maître spirituel, compilateur et poète du VIIIè siècle, est le plus connu des Nayanars.

 

Népalais : Peuple relativement récent apparu à la suite de la fondation d'un royaume regroupant des ethnies sino-tibétaines, sino-birmans et indo-européennes. Le népalais est une langue appartenant à la branche indo-aryenne.

 

Nirti : Nirti, ou Nrrti est la déesse védique du foyer funéraire. Elle vit au royaume des morts et elle est priée pour faciliter le passage des âmes d'une vie à l'autre. Elle est une des divinités dont la figure plus récente de Kali est inspirée.

 

Nouristanis : Peuple du nord-ouest de l'Himalaya, voisin de l'Hindu Kush, dont la langue et ses très nombreux dialectes montagnards représentent le troisième groupe de langue indo-iranienne, s'ajoutant aux langues indo-aryennes et irano-aryennes. Divisés de nos jours entre l’Afghanistan et le Pakistan, ces peuples d'altitude connaissent une acculturation qui touche non seulement fatalement les dernières populations polythéistes du globe (Kailasha), mais aussi les tribus islamisées traditionnelles d'altitude, en proie à la paupérisation, à l'exode rural et au racket des terroristes talibans. Péristan, Kafiristan, sont d'autres appellations du Nuristan.

 

Pachtounes : Peuple musulman locuteur d'une langue irano-aryenne, dont l'espace culturelle se situe entre l’Afghanistan et le Pakistan.

 

Panis : Peuple mentionné par les Védas, ennemis des Aryens de la vallée du Gange, correspondant peut-être aux Scythes, ou au Dahas du nord de la Perse.

 

Parjanya : Divinité védique, Parjanya est le dieu de la pluie, qui fertilise les sols agricoles. L'Arthava-Véda fait de lui le partenaire de la déesse terre Prithvi avec laquelle il est à l'origine de toute existence. La vache sacrée lui est donc associée, le lait et la pluie étant deux phénomènes analogues permettant la vie sur terre.

 

Parsis : Iraniens zoroastriens réfugiés en Inde pour échapper aux persécutions subites dans leur propre pays suite à l'islamisation de celui-ci. Installés dans un premier temps à Bombay, ils occupèrent des métiers de bijoutier et commerçant. Communauté de nos jours extrêmement prospère en Inde.

 

Parvati : Un des avatars les plus populaires de la déesse-mère.

 

Pashupati : Populaire dans le nord de l'Inde et divinité nationale au Népal, Pashupati est la forme de Shiva en tant que seigneur des animaux. Il est le pendant masculin de Shakti.

 

Pataliputra : Capitale historique de la vallée du Gange, dont le site est habité depuis le premier millénaire avant notre ère. La ville moderne se nomme Patna. Les Grecs d'Asie connaissaient bien la ville et y envoyèrent de nombreux diplomates, dont le célèbre Mégasthène.

 

Pattini : Pattini est une divinité du Sri Lanka, à la fois adorée dans le bouddhisme et l'hindouisme. Priée pour se protéger ou guérir des maladies enfantines et infectieuses comme la variole et la rougeole. Elle est la déesse de la fertilité et de la santé. Elle s'incarne en Kannagi, le personnage principal et féminin de l'épopée tamoule Silapathikaram.

 

Pitrs : Les pitrs, ou piters, sont les esprits des morts. Ils peuvent être d'origine divine et être l'objet d'un culte, ou d'origine humaine et n'être qu'un état dans la transmigration des âmes.

 

Poisson arc-en-ciel : Le poisson arc-en-ciel, dont les couleurs représentent les différents éléments de la vie, que sont la terre, la glace, les éclairs, l'air et le feu, est un poisson gros comme une baleine qui, dans une légende bouddhiste, avala Bouddha. Manger, l'avatar de Vishnou lui porta préjudice et quelques jours après, il fut pris par des pêcheurs qui libérèrent Bouddha de son estomac. Le poisson arc-en-ciel est un signe d'abondance, car sa pêche a suffi à nourrir une année complète toute la nation des pêcheurs. Une splendide fresque murale ayant cet événement pour sujet peut être admirée dans la pagode thaïlandaise du centre-ville de Bodhgaya, qui est tout entière dédicacée à cette scène légendaire de la vie du Bouddha : son naufrage puis son errance en haute mer.

 

Prajapati : Prajapati est un dieu hindou de la création. Il peut être unique, ou sept, ou dix et assiste alors Brahma dans son œuvre de création. Il peut être présenté comme un dieu à part entière, né de la pensée de Brahma et créateur des autres dieux, ou bien, dans d'autres traditions, il peut se confondre avec d'autres dieux tutélaires, comme Indra, Brahma, Vishnou, Shiva, Agni et bien d'autres.

 

Prithvi (ou Bhumi) : Prithvi ou Bhumi, est la déesse qui représente la Terre, elle est la femme de Dyaus, le dieu ciel et dans certaines traditions, la mère d'Indra. Elle est associée à la vache, un animal en lequel Prithvi s'est incarnée dans une célèbre légende. Celle-ci raconte comment elle fut chassée par Prithu, un avatar de Vishnou, pour finalement se résoudre à se laisser traire et donc à laisser profiter à l'humanité de ses nombreux bienfaits en tant que mère nourricière. Prithvi est à l'origine de la sacralité de la vache, et l'hindouisme interdit la consommation, la maltraitance ou l'utilisation à des fins commerciales de cet animal, qui est le symbole de la planète Terre tout entière.

 

Proto-Indo-Européens : Il s'agit des locuteurs de la langue racine dont serait originaire l'ensemble des langues indo-européennes. Cette langue a été reconstituée par les linguistes européanistes, ce qui laisse à penser qu'elle fut un jour parlée, dans une aire géographique que l'archéologie nous propose en Asie centrale, entre l'Ukraine et le Kazachtsna actuels. La période associée aux Proto-Indo-Européens trouve son origine au paléolithique et se termine au début du néolithique, alors que les tribus indo-européennes se séparent et commencent leurs nombreuses migrations dans des directions différentes, en quête d’une terre à cultiver.

 

Purusha : Dans les Védas, Purushan est l'être cosmique qui fut sacrifié par les dieux pour créer la vie. Chaque partie de son corps incarne une différente partie de l'Univers. Tout ce qui compose la vie fait donc partie de Purushan : la Terre, l'humanité, les animaux, les corps célestes, l'air, le ciel, les différents domaines divins (lokas) et les quatre directions. Les Védas sont des hymnes spéculatifs présentant les différents cheminements philosophiques que peut emprunter un sage, Purushan est donc une théorie et non un catéchisme. En somme, Purushan est un point de vue philosophique concernant la création de l'Univers et non une vérité religieuse indubitable. Dans le 10e chant du Rig-Véda, Purushan est aussi présenté comme à l'origine des castes, les varnas, qui s'incarnent dans ses différentes parties du corps : les prêtres (brahmanes) sont la tête, qui pense et s'élève spirituellement, les guerriers (kshatriyas) sont les bras, qui défendent le corps, les commerçants (vaishyas) sont le ventre, qui ingère la nourriture permettant d'être en vie, et les travailleurs (shudras) sont les jambes, dont les efforts soutiennent le corps tout entier. Ce Véda est cependant apocryphe aux Védas originaux et il semblerait qu'il s'agisse d'un ajout tardif, plus de 1 000 ans après la rédaction des Védas originaux afin de justifier le système rigoureux des castes en vogue au Moyen-Âge indien. Sans cela, il n'y aurait aucune mention des castes dans le Rig-Véda. Dans la tradition des Upanishads, les commentaires postérieurs aux Védas, Purushan n'est plus un être cosmique mais un concept, celui de la conscience et de l'impermanence, qui s'oppose au principe féminin de Prakriti, la stabilité et la permanence. Dans l'Univers, ce qui évolue, se transforme est donc Purushan, ce qui demeure invariable est donc Prakriti.

 

Pushan : Pushan est le dieu védique des rencontres et des mariages. Pushan est un dieu psychopompe qui amène les âmes d'une existence à l'autre. À ce titre, il est aussi le dieu des routes et le protecteur des voyageurs, veillant à ce que ni les pèlerins ni les commerçants ne soient attaqués par les bêtes sauvages ni dévalisés ou réduits en esclavage durant leur trajet.

 

Rohingyas : Peuple musulman locuteur d'une langue proche du Bangladais et appartenant à la branche indo-aryenne. Installés sur les territoires bangladais et birmans, situés à quelque 9 000 kilomètres de l'Islande, les Rohingyas sont avec les Assamais l'ethnie indo-européenne la plus orientale mais aussi la plus méridionale.

 

Raja : Mot signifiant « roi » en sanskrit. En ajoutant le préfixe « maha », qui signifie « méga » en sanskrit, on obtient « maharaja », un titre qui est donc l'équivalent de celui d'un empereur, ou d'un « roi des rois ». En 1996, le linguiste et paléographe Hubert La Marle reconnut le vocable « raja » dans des inscriptions minoennes, ce qui indiquerait une affiliation du linéaire à la famille des langues indo-européenne. Cette théorie demeure cependant extrêmement discutée.

 

Rajpoutes : Membres d'une caste de guerriers née en réaction aux invasions islamiques du second millénaire. Originaires du Rajasthan, les Rajoutes se revendiquent de la caste des kchatriyas et contrôlèrent les places fortes de Jaipur, Jodhpur ou encore Jaisalmer. L'opium occupait une place très importante dans leur rituel de préparation au combat, tout comme dans les processus de diplomatie.

 

Rama : Symbole du nationalisme hindou et principal avatar de Vishnou.

 

Ramakrishna (1836 – 1886) : Maître spirituel hindou parmi les plus populaires de l'Histoire. Dévot de Kali, pratiquant de la bhakti (dévotion) et enseignant de l'Advaita védanta, il s’intéressa au christianisme et à l'islam et compta comme disciple Vivekananda (qui poursuivit son œuvre en créant la « Mission Ramakrishna »).

 

Ramananda (1400-1470) : Saint du mouvement Bakhti, auteur de l'Adhyatma Ramayana, une relecture philosophique du Ramayana.

 

Ramanuja (v. 1017 à 1137 apr. J.-C.) : Maître spirituel du vishnavisme, Ramanuja est un philosophe et théologien originaire du sud de l'Inde.

 

Ranna (949-1020) est un des plus grands poètes de langue kannada. De confession jaïne, il composa l'Ajitha Purana (993), l'hagiographie du tirthankara Ajitanatha.

 

Ratri : Ratri est une déesse védique, personnification de la nuit. Elle est la femme de Surya, le dieu soleil et la sœur de Ushas, la déesse de l'aube.

 

Revanta : Revanta ou Raivata est une divinité védique mineure. Fils de Surya le dieu soleil et frère des Ashvins, il est le chef des esprits de la forêt et le patron des chasseurs et guerriers. Il est le protecteur des chevaux et de ceux qui voyagent à travers les forêts. Son culte est associé à celui du soleil.

 

Ribhus : Les ribhus sont trois dieux artisans qui ont gagné leur statut divin grâce à leur intelligence, à leur maîtrise des techniques et à leur créativité. Ils créent des outils et des armes pour les dieux, et s’incarnent aussi sous forme humaine pour délivrer à l'humanité leur savoir-faire. Selon une légende qui rappelle celle de Prométhée, un jour de retour au paradis du Svarga, les ribhus s'en sont vus refuser l'accès par les autres dieux qui leur reprochèrent leur complicité avec les êtres humains. Dans le védisme ancien, Ribhu est quant à lui une divinité élémentaire, associée au soleil et au vent.

 

Roms : Peuple nomade originaire du Rajasthan indien et ayant durant de long siècle, successivement traversé la Mésopotamie, puis l'Anatolie et l'Egypte et enfin l'Europe de l'est pour enfin s'établir entre l'Espagne et le bassin du Danube. Aussi appelé Gitans, Romanichels, Bohémiens ou Tziganes, ils sont souvent locuteurs du romani, une langue indo-aryenne. Nation sans territoire se revendiquant d'un héritage nomade et bien que résident en immense majorité en Europe, les Roms actuels ont choisi la roue indienne du karma pour figurer sur leur récent drapeau officiel.

 

Route de la soie : Depuis la fin du paléolithique, axe commerciale et culturelle qui relie l'Europe à l'extrême Orient. Nous distinguerons deux grandes voies principales : la route méridionale part de la Méditerranée, traverse le Moyen-Orient vers la Mésopotamie, rejoint l'Iran puis passe les montagnes de l'Himalaya pour rejoindre l'Inde, ou la Chine. La route septentrionale part des Balkans pour contourner la mer Noire par le nord, puis traverse les steppes eurasiennes vers le désert du Takla-Makan, et la Chine. La première route traverse donc les plus grandes civilisations antiques et historiques, la seconde traversant les grands espaces occupés par des peuples nomades et de rares comptoirs grecs ou nestoriens. De nombreux peuples indo-européens prospérèrent grâce à cette voie de communication et d'échange, dont les plus célèbres furent les Bactriens, les Sogdiens, les Tokhariens ou encore les Scythes. Outre des biens manufacturés de haute valeur, comme la soie produite en Chine, les artefacts en métaux ou les peaux de bête sauvage, la route de la soie charriait aussi les idées et les cultes, ainsi que nous le montrent les diffusions du manichéisme, mais aussi du bouddhisme à travers toute l'Eurasie. Après avoir été de longs siècles gouvernés par des nations panthéistes hellénisées ou sanscritisées, la route de la soie devint musulmane, puis mongol, enfin turque. À présent elle se veut chinoise, comme en témoigne le projet pharaonique des « Nouvelles Routes de la soie » du gouvernement chinois, qui se donne comme objectif de connecter une nouvelle fois les ports méditerranéens et arabes, à la Chine continentale, à travers le passage de goulot de l'Hindu Kush (qu'une autoroute devrait bientôt traverser).

 

Route des épices : Souvent confondue avec la Route de la soie, la route des épices est une voie maritime reliant l'Europe aux îles les plus orientale des archipels indonésiennes et philippines. Nous distinguerons deux routes des épices. La route ancestrale des épices relie la Méditerranée à l'Éthiopie, en descendant la mer Rouge, pour ensuite canoter le long du golfe persique et de la mer d'Arabie, avant de longer la côte des ghât occidentaux indiens, pour rejoindre l'île du Sri Lanka. Ensuite, remontant soit vers le Bengale ou filant directement vers le détroit de Malacca, les navigateurs-marchands entraient bientôt dans des mers qui annonçaient l'océan Pacifique, faisant ensuite le choix d'une destination en fonction des ressources qu’ils espéraient y trouver : safran en Inde, poivre aux Célèbes, cannelle, clous de girofle, etc. Ces épices rares et chères, figuraient jusqu’en Europe à la fois une monnaie de troc, mais aussi un agrément que recherchaient les nobles et les puissants afin d'agrémenter leur table, mais aussi leur vie sexuelle ou spirituelle. L'opium, mais aussi le musc, la poudre de corne de cervidés aux propriétés aphrodisiaques, à peu près tout ce qui pouvait exister la curiosité d'un puissant, d'Européens en Chine, se trouvait donc quelque part sur la Route des épices, si ce n'est sur celle de la soie. Pas plus que les Arabes n’empruntaient la route de la soie d'un bout à l'autre, les navigateurs ne faisaient pas le voyage d'orient en occident, ni d’occident en orient. Les mers étaient en effet des territoires maritimes jalousement et vainement défendu, et les taxes portuaires empêchant un transport direct des marchandises d'un continent à l'autre. L'autre route des épices est plus récente et concerne le passage trouvé par les Européens vers l'Inde en contournant l'empire islamique et ses taxes, en prenant le chemin qui mène de la péninsule ibérique et des îles canariennes vers le cap sud-africain puis l'océan indien. Les découvertes scientifiques que furent le sextant et la boussole, permirent de tels voyages, qui enrichirent l’Europe au détriment du monde arabo-musulman. Ce dernier était en effet maître des terres de Marrakech à Kashgar, mais ne maîtrisait pas les mers, un domaine de prédilection des peuples européens possédant de larges côtes, tels les Espagnols, les Français ou les Britanniques.

 

Rudra : Rudra, « le Rustre » est le dieu védique de la nature sauvage et des animaux. Patron du bétail et chasseur du gibier, il est aussi l’ami des serpents. Il est aussi le dieu de la médecine, des poisons et de la mort. Ses territoires sont les lieux reculés et les bûchers funéraires. Rudra est un dieu colérique. Dans le Véda, Rudra peut être Shiva, c’est-à-dire « gentil » ou Ghora, « terrible ». À l'inverse des autres dieux, il ne fut pas invité à la célébration du roi Daksha. Alors, fou de rage, il perturbera la célébration et mutilera les divins invités. Durant les périodes postvédiques, Rudra s'est syncrétisé à Shiva.

 

Sadhu : « Saint homme » en Inde, moine errant d'un âge avancé. Le terme grec correspondant à sadhu ou yogi, est gymnosophiste. Durant sa conquête des Indes, Alexandre le Grand rencontra un sadhu et s'en fit un ami : Kalanos. Cet homme qui vivait nu était probablement bouddhiste ou jain, et ce fut grâce à lui que le roi macédonien put rencontrer le vénérable gourou Mandanes, aussi nommé Dandamis. Mandanes vivait dans une forêt, à la manière des Rishis védiques et Alexandre s'assit humblement face à lui.

 

Saket-Loka : Aussi appelé l'ayodhya éternel, Saket-Loka est le domaine céleste de Rama. Il est situé au sommet du cosmos, plus haut encore que Vaikunda, la paradisiaque demeure de Vishnou. Saket-Loka est un lieu si fantastique et si parfait qu'il ne peut être ni perçu, ni compris, ni envisagé par l'entendement humain.

 

Sanskrit : Langue des Aryens d'Inde. Langue sacrée des textes védiques et d'une grande partie des textes hindous. Réputé être la langue des dieux. Avec l'avestan et le hittite, il s'agit d'une des langues indo-européennes les plus anciennement documentées.

 

Saptarishis : Les Saptarishis sont les sept rishis légendaires qui s'incarnent sur terre à chaque nouveau yuga, c’est-à-dire à chaque nouvelle ère. Ils sont les êtres les plus intelligents qui puissent exister et les seuls à vraiment comprendre les Védas, dont ils sont les ultimes gardiens et passeurs. Leurs noms varient selon les traditions et changent à chaque yuga.

 

Satya Sai Baba (1926-2011) : un des gourous indiens les plus populaires du 20e siècle.

 

Sarasvati : Représentée tenant dans ses mains une vina et les Védas, Sarasvati est la déesse de la connaissance, de la sagesse et des arts. Elle est alternativement présentée comme la Shakti, la fille ou la femme de Brahma.

 

Sati : Dans l'épopée du Maharashtra, Sati est une jeune femme qui avait décidé de dédicacer sa vie à l'adoration du dieu Shiva, avec lequel elle voulait se marier. Son père lui refusant cette destinée de dévotion, elle entra dans une profonde méditation, qui fit jaillir en elle un feu qui l’immola en quelques instants, lui permettant ainsi de rejoindre Shiva et de prendre place à ses côtés, en tant que Parvati, sa compagne.

 

Sekkizhar (12e siècle) : Poète de cour. À la suite d'une commande royale, il devient le compilateur des Nayanars et compose le Periya Puranam, « la vie des 63 Nayanars ».

 

Sesha : Sesha, ou Shesha, aussi appelé Ananta, est le serpent cosmique à mille têtes sur lequel est endormi Vishnou tandis qu'il crée les univers en rêvant. Son corps entoure l'Univers. Sesha est le gardien des eaux primordiales de qui précèdent toute forme de vie sur Terre, ainsi que de l'espace infini du cosmos, que les astrologues indiens pensaient composé d'eau.

 

Shakti : Shakti est alternativement une déesse ou un principe actif dans n'importe quelle forme d'existence, y compris divine. La shakti est l’énergie motrice, de type féminin, qui anime chaque existence d'une force qui lui est propre. Le principe de la shakti est particulièrement important dans le tantrisme, dont Adi Parashakti est la forme divine suprême et unificatrice de toutes les autres facettes du divin.

 

Shankara (788 – 820) : Philosophe et théologien, il est l'unificateur des différentes doctrines religieuses inspirées des Védas qui donnèrent naissance à l'hindouisme moderne. Il réforma l'hindouisme et ses pratiques. Opposé à la trop grande importance des rituels du brahmanisme, il préconise plutôt une vie ascétique et monastique. Fondateur de la secte shivaite des brahmanes Smartava. Son impacte se fait encore sentir de nos jours.

 

Shitala : Shitala est la déesse nord-indienne protectrice des maladies. Elle guérit les blessures, les véroles et les pustules. Ses armes divines sont un broc d'eau et un éventail.

 

Shiva : Avec Brahma et Vishnou, Shiva fait partie de la Trimurti. Il est un des dieux les plus importants de l'hindouisme post-védique. En opposition à Vishnou et Brahma, Shiva représente les forces destructrices mais nécessaires au processus créatif. Maître du yoga ascétique et transcendantal, Shiva combat les forces du mal en détruisant les illusions de la trompeuse réalité grâce à son troisième œil. Il est la divinité protectrice des sadhus, des yogis, et de tous ceux qui font du dépassement de soi un mode de vie. La déesse yogini Parvati est sa compagne. Tous les deux habitent le mont Kailash, une montagne à la fois métaphorique et réelle, située dans les Himalayas tibétains.

 

Shudras : En Inde, membre des castes inférieures, occupant traditionnellement les tâches manuelles fatigantes et dégradantes. Dernière des varnas (castes) et seule varna qui ne soit pas noble. Cette caste domine encore celle des Intouchables et autres parias.

 

Shri Amar Muni Maharaj (1902-1992) : Gourou très respecté du jaïnisme. Il est l'auteur de Vies des tirthankaras.

 

Sikhs : Membres de la communauté religieuse sikhe née au Penjab au cours du XVIe siècle et se basant sur l'enseignement de Baba Nanak et des neuf autres gourous qui lui succédèrent.

 

Sindhus : Peuple des rives du fleuve Indus, dont la prononciation initiale est « sindou » et dont l'étymologie veut dire en sanscrit « la pluie, l'eau, l'élément liquide ». Une même étymologie est proposée pour le dieu tutélaire des Indo-Aryens : Indra, le maître du tonnerre, le libérateur des eaux retenues dans le ventre du dragon de la sécheresse, Vritra. Les sindhus ne désignent cependant pas les habitants de ce que l'on nomme « la civilisation de la vallée de l'Indus », qui est antérieure de plus d'un millénaire. Les Sindhus furent parmi les peuples indiens à subir le plus tôt et le plus violemment les razzias arabo-musulmanes et l'islamisation qui leur succéda. Les Sindhus donnèrent leur nom au sous-continent indien, l'Hindustan des géographes perses et britanniques.

 

Sita : Protagoniste du Ramayana, Sita est la femme du roi Rama. Enlevée par le démon Ravana, elle fut retenue captive sur l'île du Sri Lanka. Une fois sauvée, Rama la répudiera sur les conseils de sa cour, dont certains membres ne pouvaient supporter d'avoir pour reine, une femme, qu'ils considéraient comme souillée. Elle finira sa vie dans l'ermitage du sage Valmiki, élevant seule les deux fils de Rama. A leur puberté, Rama les acceptera comme fils légitimes. Sita considérant son devoir accomplit, souhaita que sa vie se termine et c'est alors que la terre s'ouvrit pour l'engloutir, ce qui lui permit alors de reprendre sa forme originale, celle de la déesse Parvati dont elle était l'avatar.

 

Sivananda (ou Shivananda, 1887–1963) : fondateur de la Divine Life Society et auteur d'une Rama Gita.

 

Skanda : Skanda, ou Kumar, ou Kartikeya, affiliés au Murugane tamoul, est le dieu dravidien de la guerre. Il est le fils de Shiva et Parvati.

 

Soma : Semblable à l'ambroisie gréco-romaine, aussi appelé amrita quand il n'est qu'un breuvage, le soma est la liqueur que consomment les divinités hindoues et qui leur permet l'immortalité. Les secrets de sa préparation sont inconnus des mortels, qui ont l'interdiction d'y goûter. Soma peut être présenté comme une divinité à part entière, comme une boisson sacrée, ou comme un avatar de Shiva, Vishnou, Yama ou Chandra.

 

Sri Lankais : Peuple composite locuteur d'une langue indo-européenne appartenant à la branche indo-aryenne, mais que la génétique et la culture rattachent par ailleurs tout à fait au monde dravidien et tamoul.

 

Sudharmaswami (607 à 506 av. J.-C.) : Successeur spirituel de Gautama, lui-même disciple de Mahavira, le réformateur du jaïnisme.

 

Suras : Les Suras sont les dieux pré-védiques que vénéraient les populations autochtones de l'Inde avant l'arrivée des Indo-Aryens. Dans leur combat contre les dieux védiques, les Suras seront affiliés aux Asuras, les démons titanesques de la mythologie hindoue.

 

Surdas (v. 1480 à 1570) : Surdas est un poète et chanteur religieux hindou appartenant au mouvement de la Bhakti. Certains de ses chants sont inclus dans le Guru Granth Sahib, la compilation de textes religieux sikhs. Son œuvre la plus célèbre est le Sur Sagar, un recueil de chants en l'honneur de Krishna et de sa compagne Radha, composé du point de vue de leurs fidèles et dévoués garçons vachers, les Gopis. Surdas éleva un dialecte de l'hindi, le braj bhasha, une langue populaire, au rang de langue noble. Avant Surdas, les écrits théologiques, philosophiques ou poétiques étaient uniquement écrits dans les langues sacrées qu'étaient le sanskrit ou le perse, après lui la littérature s'écrira en langues vernaculaires avec moins de complexes.

 

Surya : Surya est le dieu védique associé au soleil. Il est le père de Manou, le premier homme, de Yama, le dieu de la mort et de Yamouna, la déesse fleuve. Il se déplace sur un char, tiré par sept chevaux, représentant les sept jours de la semaine.

 

Tagore (1861 – 1941) : Rabindranath Thakur dit Tagore, aussi appelé Gurudev, est un écrivain indien originaire du Bengale et couronné du prix Nobel de littérature en 1913. Sa production artistique fut très importante et comporte des œuvres philosophiques, théâtrales, romanesques et poétiques, mais aussi picturales et même musicales, avec à son actif la composition de plus de 2 000 ragas.

 

Tara : « Mère de tous les bouddhas », Tara est une déesse présente dans le tantrisme et le bouddhisme chinois, japonais et surtout tibétain. Se rapprochant de la figure conceptuelle et divine de « Devi » dans l'hindouisme, Tara revêt plusieurs aspects et apparences : simple bodhisattvi ou déesse matricielle, elle est celle qui permet l'Illumination, qui écoute les souffrances et fait preuve de compassion envers les prisonniers du samsara. Elle symbolise le succès et la réussite matérielle ou spirituelle. Dans l'hindouisme, Tara est aussi la déesse des étoiles.

 

Thirumal : Thirumal ou Perumal est la divinité suprême des Tamouls. Il est associé à Vishnou. La tradition tamoule le présente comme le seul dieu à s'être uni avec le Brahman, qui est l'absolue harmonie qui se cache derrière l'apparent chaos de l'univers.

 

Tirumular : Saint shivaïte tamoul. Il est le plus célèbre des Nayanars. Il vécut vers la fin du premier millénaire de notre ère. Son Tirumantiram, « l'hymne au 3 000 vers », est un des plus célèbres agamas shivaïtes.

 

Thiruvalluvar (v. 300 av. J.-C. à 500 apr.) : Poète et philosophe tamoul, auteur du Tirukkural, un recueil d'aphorisme qui connut une gloire internationale. Cet écrit est encore populaire de nos jours.

 

Tulsidas (1532 – 1623) : Goswami Tulsidas est un écrivain et poète indien, auteur du Ramcharitmanas, une version personnelle du Ramayana, un texte sanskrit qu'il a adapté et commenté en hindi. Il est considéré comme le plus grand écrivain indien en langues hindiphones modernes. La tradition hindoue en fait parfois la réincarnation de Valmiki, l'auteur légendaire du Ramayana original. Ayant vécu à Varanasi, un ghât de cette ville lui est consacré. On lui attribue le mantra Hanouman Chalisa.

 

Transoxiane : Région du Turkestan actuel apparentée à la Sogdiane.

 

Tvastar : Se rapprochant de Vishnakarman, le dieu architecte, Tvastar est le dieu des artisans, il personnifie l'inspiration créatrice et manuelle. Il est l'architecte et le constructeur du palais des dieux. Les Védas le célèbrent comme une divinité de la fertilité, associée à l'utérus, que l'on honore pour avoir un enfant.

Uma : Uma est une déesse de la lumière, avatar de Parvati.

 

Urvashi : Urvashi, ou Ourvashi, est la plus connue et la plus belle des apsaras (nymphes). Elle fut créée par Nara-Narayana, un rishi avatar de Vishnou qui vivait en ascète dans les montagnes de l'Himalaya. En réponse à Indra qui avait envoyé pour le perturber dans sa méditation deux apsaras, le rishi créa de sa propre cuisse une créature si belle que les deux apsaras parurent quelconques à côté d'elle. Une fois sa méditation terminée, Nara-Narayana offrit Urvashi à Indra qui l'installa à sa cour comme une de ses principales favorites. Éternellement jeune, dotée de charmes irrésistibles, Urvashi est une femme fatale, source de plaisir comme de souffrances infinies pour ceux qui tombent amoureux d'elle. Ses amours contrariées avec le roi Pourouravas sont l'objet de nombreux chants d'amour et de désespoir dans la littérature sanskrite.

 

Ushas : Ushas est la déesse védique de l'aube. C'est la déesse la plus représentée dans le Rig-Véda, dont de nombreux hymnes lui sont adressés. C'est elle qui illumine l'obscurité, chasse les démons et permet la vie en diffusant la lumière dans l'Univers. Elle est représentée sur un char tiré par des chevaux rouges. Elle devance Surya le dieu solaire qui la suit dans sa course et dont il est l'amant.

 

Vaikunda Nadhar (v. 1809 à 1851 apr. J.-C.) : Ayya Vaikunda Nadhar est le fondateur du courant ayyavazhi de l'hindouisme moderne. De nombreux miracles lui sont attribués et ses adeptes le considèrent comme l'incarnation de Vishnou et Krishna. Il fut une figure de la lutte sociale et révolutionnaire des opprimés du sud de l'Inde, à la fois contre le régime tyrannique des rois tamouls et contre ce qu'il appelait « les diables blancs », c’est-à-dire les colons anglais. Il est à l'origine de l'Akilam, le livre saint des ayyavazhis, dont la doctrine repose sur l'unité de Dieu malgré ses différentes incarnations et sur la figure centrale et récurrente de Vishnou.

 

Vaikuntha : Vaikuntha, ou Vaikunda, est la demeure de Vishnou. Située au sommet de l'univers, elle est parfois considérée comme une planète. Vishnou y vit avec sa famille, son épouse Lakshmi, ses enfants et des dizaines de milliers de yoginis qui l'adorent et lui sont corps et âme dévoués. Pays d'abondance et peuplé d'animaux joyeux et chantant, de plantes éternellement en fleur, Vaikuntha est composé de 10 008 palais dans lesquels Vishnou s'incarne simultanément, pouvant ainsi s’adonner à des milliers d'activités différentes en même temps. Comme danser avec ses dévots, cueillir des fruits du verger de la connaissance ou encore jouer de la musique avec les plus grands musiciens que la Terre ait connu. Ceux-là, après huit vies dévouées à la pratique de leur instrument, sont devenus les musiciens attitrés de Vishnou qui improvise à la cithare avec eux. Tous les habitants de Vaikuntha vivent dans la transe, l’extase et la communion permanente, le sentiment d'amour total et infini envers Vishnou, pourvoyeur de bonheur pour chacun d'eux.

 

Vaitarna : Vaitarna est l'équivalent hindou du Styx de la mythologie grecque. C'est un fleuve situé entre la surface de la Terre et Yamaloka, le royaume infernal et souterrain. Après la mort du corps, les âmes doivent suivre cette rivière qui les mènera à Yama, qui les jugera et les enverra vers l'enfer du Naraka, ou vers la suite de leur transmigration, les conduisant vers une réincarnation. Les justes ne verront en Vaitarna qu'un fleuve remplit de nectar, tandis que les pécheurs le verront rempli de sang, de pus et de chair en putréfaction.

 

Vak : Vak est la déesse védique qui personnifie l'éloquence. Elle est une des femmes du rishi visionnaire Kashyapa, la mère de l'émotion et l'amie des musiciens. Elle est considérée comme la source d'inspiration des Védas. Dans les traditions hindoues plus récentes, Vak se syncrétise avec la déesse Sarasvati.

 

Valmiki : Valmiki est le légendaire auteur auquel est attribuée l'épopée du Ramayana. La tradition hindoue présente Valmiki comme un aborigène converti aux règles ascétiques du védisme, parfois présenté comme l'avatar de Brahma. Son existence supposée remonterait à plus de 3 000 ans, bien que les premières versions écrites du Ramayana datent plutôt du premier millénaire avant J.-C.

 

Varuna : Varuna est une divinité importante, devancée seulement par Indra au sommet du panthéon védique. À la fois dieu (déva) et démon (asura), il est le colérique et lunaire maître des océans, des pluies et du cosmos. Ses serviteurs sont les nagas, les hommes serpents et son véhicule sont un monstre marin. Une de ses compagnes est Varuni, la déesse des boissons enivrantes.

 

Vasuki : Vasuki est le roi des serpents, il est représenté enroulé autour du cou de Shiva. Il apparaît dans de nombreuses légendes, dont celle du barattage de la mer de lait. Il habite un des mondes souterrains.

 

Vayu : Vayu est le dieu hindou du vent et de l'élément air.

 

Védiques : Nous entendons par védique, tout ce qui a trait à la culture des Aryens indiens, et qui se base essentiellement sur le corpus rituel, symbolique et métaphysique des quatre Védas. La période védique s’étend des premières traces du Rig-Véda (v. 1800 av. J.-C.), composées dans un sanskrit très archaïque, jusqu'à la composition des grandes épopées hindoues populaires, rédigées dans un sanskrit classique (v. 400 av. J.-C.). Si la religion védique se distingue nettement de l'hindouisme, l'hindouisme reprend cependant l'essentiel de la tradition védique, non pas tant au niveau du panthéon, que des concepts clés, tel le Brahman, l'Atman, le Karma, la Moksha, etc. Le védisme n'est pas un culte à idoles, ni à récit, mais plutôt un culte à rituel, où les dieux ne sont que les incarnations de forces élémentaires basiques, tel le vent, le tonnerre, la pluie ou le feu. Les planètes aussi jouent un rôle important dans le Védisme, Surya, le soleil, et Chandra, la Lune, étant des divinités majeures, tandis qu'elles ne seront que très secondaires dans l'hindouisme classique. Par ailleurs, le védisme n'est pas une religion universelle, l'enseignement des Véda étant dans l'ancien temps réservé à la caste la plus noble des brahmanes. Les femmes quant à elle sont frappées de l'interdiction d'apprendre les Védas seuls. La pratique du culte védique passe en effet nécessairement par la médiation d'un brahmane, c’est-à-dire d'un prêtre maniant parfaitement la prosodie des chants védiques composés en sanskrit archaïque. Si le védisme n'est plus pratiqué de nos jours de la manière dont il l'était il y a 4 000 ans, ses rituels sont encore très largement utilisés par les courants plus récents de l'hindouisme. Ainsi, le feu, les libations, les ablutions, mais aussi les offrandes et les techniques de yoga d'adoration, toutes ces pratiques sont l'héritage du védisme. De nos jours, sur une population totale de 1,3 milliard d'Indiens, les pratiquants du strict védisme, composé des brahmanes et locuteurs du sanskrit comme première ou seconde langue, peuvent être estimés à moins de trois millions d'individus.

 

Vikramaditya : Vikramaditya est un roi légendaire qui apparaît dans les légendes indiennes. Son empire, dont la capitale est située à Ujjain, aurait recouvert l'Inde et même le monde entier. Vikramaditya est un roi idéal, courageux, généreux et protecteur de ceux qui étudient les Védas.

 

Vindhya : Chaine de petites montagnes longeant la rivière sacrée de la Narmada, ne dépassant pas les 1 100 mètres d'altitude, située au centre de l'Inde (nord du Deccan) et figurant la frontière géographique entre l'Inde aryenne septentrionale et l'Inde dravidienne méridionale.

 

Vikramaditya : Vikramaditya est un roi légendaire qui apparaît dans les légendes indiennes. Son empire, dont la capitale est située à Ujjain, aurait recouvert l'Inde et même le monde entier. Vikramaditya est un roi idéal, courageux, généreux et protecteur de ceux qui étudient les Védas.

 

Vishnakarman : Vishnakarman est l'ingénieur qui créa l'Univers. Il est le dieu védique de l'architecture, de l'artisanat et de la création. Son culte est encore massivement célébré au Bengale et en Assam, durant la semaine de fêtes et de célébrations qui lui est consacrée une fois par an et durant laquelle les garages, les usines et toutes les échoppes d'artisans se parent de décorations, fabriquées avec les outils et matériaux de travail, ils arborent des idoles représentant leurs professions.

 

Vishnou : Pourtant divinité mineure du védisme, Vishnou est l'un des trois dieux principaux de l'hindouisme brahmanique et moderne, et certainement la divinité la plus populaire en Inde depuis ces 2 000 dernières années. Incarnant avec Shiva et Brahma la Trimurti, il est le dieu qui sauve, garde, aide et préserve la vie, qu'il a lui-même créée, de concert avec Brahma. Sa compagne est Lakshmi, une des déesses de la prospérité. Parmi ses innombrables avatars, les plus populaires sont Rama et Krishna.

 

Visvedevas : Afin qu'aucun dieu ne soit oublié lors des prières, les hymnes des Védas sont adressés aux Visvedevas, qui sont l'ensemble des dieux védiques regroupés sous une même appellation. Leur nombre exact ainsi que leur dénomination dépendent des traditions.

 

Vivekananda (1863 à 1902 apr. J.-C.) : Narendranath Dutta dit Swami Vivakananda est un philosophe et maître spirituel indien originaire du Bengale. Disciple de Ramakrishna, qui le désigna comme son héritier et lui confia avant sa mort la direction de son ashram, Vivakananda est l'un des intellectuels indiens qui a le plus œuvré pour faire connaître l'hindouisme en Occident, en particulier à travers des séminaires en Amérique et la publication en anglais de ses conversations.

 

Vritra : Vritra est le serpent qui personnifie la sécheresse dans les Védas les plus anciens. Bloquant le cours des rivières, empêchant la prospérité et le bonheur de l'humanité. Il fut battu par Indra, le chef des dieux.

 

Vyasa : Vyasa, aussi appelé Ved Vyasa, « le savant des Védas », est l'auteur supposé du Mahabarata. Veda Vyasa, terme qui veut dire « compilateur des Védas » est aussi un titre honorifique réservé à ceux qui, avatars de Vishnou pour la plupart, s'incarnent à chaque nouvelle époque de l'humanité pour renouveler la doctrine védique. Au début de chaque cycle temporel, appelé yuga, le premier des Vedas Vyasa est donc Brahma lui-même, suivit des prajapatis, puis de Vishnou et de ses différentes incarnations.

 

Yadavs : Tribu indo-aryenne agricole présente depuis 4 000 ans de l'Indus à l’embouchure partagée du Gange et du Brahmapoutre.

 

Yama : Yama, est le dieu de la mort. Fils du soleil, gendre du dieu architecte Vishnakarman, frère de Yamuna et de Manu, le premier homme sur terre, Yama fut le premier homme à mourir. Il est donc considéré comme l'ancêtre de l'humanité. Trois jours après sa mort, il ressuscita et devint le maître des mondes souterrains et de Yamaloka (Naraka), le royaume infernal. Affilié au Tibet à Mara, le terrible monstre gardien de la réalité, Yama est celui qui juge les âmes des morts. Ses serviteurs sont des démons, les yamadutas, qui se saisissent des âmes et les emmènent au Naraka, le purgatoire hindou, ou dans le samsara, pour qu'elles prennent à nouveau part au cycle de la transmigration. Son arme est un lasso, avec lequel il capture la vie des mourants.

 

Yamadutas : Ce sont les messagers de Yama, le dieu de la mort. Ces monstres anthropomorphes à têtes d'animaux accompagnent les âmes d'une vie à l'autre. Figures proches des diablotins ou des orques, ils sont aussi les auxiliaires des enfers et torturent les âmes de ceux que Yama leur envoie.

 

Yamna : Foyer d'origine possible des Proto-Indo-Européens, situé au nord de la mer Noire et de la Caspienne (3600 à 2300 av. J.-C.)

 

Yamuna : La Yamuna est une rivière sacrée du nord de l'Inde, affluant du Gange. La déesse qui lui est associée est la première femme à avoir marché sur Terre, fille de Surya, dieu du soleil et sœur de Yama, le dieu de la mort. Se baigner dans ses eaux, efface les péchés.

 

Yoga : Terme sanskrit signifiant maîtrise de soie. Le yoga fut codifié par Patanjali au début du premier millénaire de notre ère.

 

Yudhishthira : Yudhishthira est le chef des Pandavas. Il est le frère aîné d'Arjuna et un des seuls protagonistes du Mahabarata à survivre à la guerre du Kurukshetra. Après avoir perdu son royaume aux dés, il vécut treize ans en exil, puis revint combattre aux côtés des Pandavas contre les Kauravas et redevint roi suite à leur victoire. À la suite de l'élévation céleste de leur ami Krishna, annonçant l'âge décadent du Kali Yuga, Yudhishthira et Arjuna entreprirent un pèlerinage au sommet des Himalayas. Seul Yudhishthira arrivera vivant au sommet, accompagné d'un chien errant qui le suivait depuis le départ. Avant de lui permettre l'entrée au paradis, Indra lui demanda alors d'abandonner son chien, ce que Yudhishthira refusa, arguant que le chien avait été fidèle et qu'il s'agissait d'un péché que de maltraiter un animal. Afin de le faire changer d'avis, Indra lui soumit une vision du paradis, où Yudhishthira vit ses ennemis, les Kauravas, puis Indra lui montra l'enfer, où se trouvaient ses amis et sa famille. Yudhishthira décida alors d'aller plutôt en enfer avec ses proches qu'au paradis avec ses ennemis. Finalement Krishna apparut à lui pour dissiper l'illusion créée par Indra, et lui dire que ses proches, tout comme ses ennemis, étaient au paradis et qu'il n'avait qu'à l'accepter pour les y rejoindre.

 

Zoroastriens : Partisans de la doctrine monothéiste de Zarathoustra (possiblement v. 1700 av. J.-C.) Jadis religion d'état en Perse, n'est plus célébré que par quelques centaines de milliers d'adeptes, chassé d'Iran suite à l'islamisation de la région et ayant pour la plupart trouvé refuge en Occident et surtout en Inde. Ce sont les Parsis.

 

Glossaire INDIEN

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