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Arya-Dharma, l'héritage indo-européen

La bibliothèque numérique consacrée aux traditions primordiales et indo-européennes

Le recrutement des VESTALES (coutume romaine)

Dans la cité d'Albe, se trouvait un temple dédié à la déesse du foyer domestique. Cette déesse s'appelait Vesta ; dans son temple, le feu devait brûler jour et nuit et quatre jeunes filles choisies parmi les plus nobles de la ville, le gardaient à tour de rôle, afin que la flamme ne s’éteignît jamais.

L. Orvieto, Contes et légendes de la naissance de Rome

« Les auteurs qui ont traité des règles observées pour la consécration des vestales, entre autres Labéon Antistius, dont les recherches sur cette matière méritent le plus de confiance, nous apprennent que la jeune fille qu'on appelait à ce sacerdoce devait avoir atteint l'âge de six ans, et ne pouvait avoir passé celui de dix ;  qu'il était nécessaire qu'elle eût encore son père et sa mère ; qu'elle devait n'avoir ni défaut de prononciation, ni faiblesse d'oreilles, ni aucune infirmité physique. En outre il fallait que ni elle, ni son père, n'eussent été émancipés, quand même elle eût été sous la dépendance de son aïeul, du vivant de son père. Il fallait aussi que son père et sa mère n'eussent point été esclaves, qu'aucun des deux séparément ne l'eût été, qu'ils ne fussent point livrés à l'exercice d'une profession vile. Il y avait exemption pour celle dont la sœur avait été déjà appelée à ce sacerdoce, pour celle dont le père était un flamine. ou un augure, ou un quindécemvir préposé aux sacrifices, ou un septemvir chargé des festins religieux, ou un prêtre Salien. La fiancée d'un pontife, la fille d'un joueur de flûte des sacrifices, étaient également exemptées. Capiton Attéius nous apprend en outre qu'on ne pouvait choisir la fille d'un citoyen qui n'avait pas son domicile en Italie, ni celle d'un père de famille ayant trois enfants. Aussitôt que la vestale a été prise, qu'elle a touché le seuil du temple de Vesta, qu'elle a été remise entre les mains des pontifes, elle est, sans émancipation ni changement d'état, affranchie du pouvoir paternel, et acquiert le droit de tester. D'après quelles formes et quels rites les vestales étaient-elles prises ? Les plus anciens monuments ne nous apprennent rien là-dessus, si ce n'est que la première vestale fut prise par le roi Numa lui-même. Mais nous avons la loi Papia, qui ordonne qu'on choisisse, d'après l'indication du grand pontife, vingt filles parmi la jeunesse de Rome ; qu'au milieu de l'assemblée publique, on tire au sort parmi elles ; et que celle qui aura été désignée par le sort soit prise aussitôt par le grand pontife, et devienne prêtresse de Vesta. Mais aujourd'hui, cette élection par le sort que prescrit la loi Papia n'est pas toujours indispensable ; car, si un citoyen de noble naissance vient trouver le grand pontife, et offre lui- même sa fille à ce sacerdoce, pourvu que toutes les conditions que la religion exige soient d'ailleurs remplies, il est dispensé par le sénat de l'observation de la loi. On dit qu'on prend une vestale, parce, que le grand prêtre saisit la jeune fille avec la main, et l'enlève à celui qu'elle avait pour père et pour maître, comme une captive faite à la guerre. On voit, au premier livre de Fabius Pictor, les paroles que doit prononcer le grand prêtre en prenant la vestale : « Mata, je te prends, conformément aux lois ; je te fais vestale, et te charge de t'acquitter de tout ce qu'une vestale doit faire pour le peuple romain. » Beaucoup pensent que ce mot de prendre ne doit s'employer que pour les vestales ; cependant ce mot servait aussi à la consécration des flamines de Jupiter, et à celle des pontifes et des augures. » Aulu-Gele, Nuits Attiques, 1, 12.

Le recrutement des VESTALES (coutume romaine)

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