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Arya-Dharma, l'héritage indo-européen

La bibliothèque numérique consacrée aux traditions primordiales et indo-européennes

HOUCHANG, roi ancestral de la Perse

Houchang prit la tête des légions terrestres d'Ahura-Mazda et succéda à Yima, le premier homme, en tant que roi du monde. Sous son règne la Terre et ceux qui l'habitaient prospérèrent.

C'est lui qui découvrit le fer et la technique pour le travailler. Il inventa des méthodes d'agricultures performantes ainsi que d’efficaces systèmes d'irrigation pour les champs. C'est lui qui apprit aux hommes à domestiquer les animaux et à se servir de certains pour le travail des champs. C'est lui aussi qui apprit aux hommes à se couvrir des peaux des bêtes sauvages.

« Dès qu'il fut couronné, il se mit à civiliser le monde et à répandre la justice sur toute la terre. D'abord il découvrit un minéral, et sut par son art séparer le fer de la pierre ; il se procura pour matière le fer brillant, qu’il tira ainsi de la pierre dure ; et lorsqu'il eut connu ce métal, il inventa l'art du forgeron pour fabriquer des haches, des scies et des houes. Ensuite il s'occupa de distribuer les eaux ; il les amena des rivières, et en fertilisa les plaines ; il ouvrit aux eaux des courants et des canaux, et acheva en peu de temps ce travail par sa puissance royale. Lorsque les hommes eurent acquis de nouvelles connaissances, celles de semer, de planter et de moissonner, alors chacun prépara son pain, sema son champ et en marqua les limites. Avant que ces travaux fussent entrepris, on n’avait que les fruits pour se nourrir. Mais la condition des hommes n'était pas encore bien avancée, ils n’avaient que des feuilles pour se couvrir. » Ferdowsi, Le Livre des rois.

Le plus bel apport de Houchang à la civilisation est certainement la maîtrise du feu, obtenu grâce au frottement d'un silex. S'il découvrit le secret du feu, ce fut selon la volonté d'Ahura-Mazda mais aussi par simple chance ; voulant chasser un serpent noir et venimeux, Houchang jeta une pierre au sol. Celle-ci fit une étincelle en heurtant non pas le serpent, qui s'était échappé, mais une pierre adjacente.

En l'honneur de cette découverte majeure, qu'il s'était empressé de partager avec son peuple, Houchang ordonna que se tiennent des réjouissances. Depuis, se déroule Sadeh, le festival du feu.

Selon le Livre des rois, voici comment débuta cette tradition ancestrale :

« Un jour, le roi de la terre parcourait la montagne avec quelques hommes de son peuple. Ils virent de loin quelque chose de long et d'obscur, un corps noir qui se mouvait avec rapidité. Sur sa tête brillaient deux yeux, comme deux fontaines de sang ; le monde devint noir par la fumée de sa gueule. Houchang le regarda avec prudence et attention, il prit une pierre et s'avança pour le combattre. Il lança la pierre de sa force de héros, et le serpent qui brûlait le monde s'enfuit devant le roi, qui cherchait la possession de la terre. La petite pierre frappa sur une grande, l'une et l'autre furent brisées, mais une étincelle jaillit du choc, et son éclat rougit le cœur de la pierre. Le serpent ne fut pas tué, mais le feu était sorti de la pierre où il était caché ; et aussi souvent que quelqu'un frappait une pierre avec du fer, il en jaillissait une étincelle. Le roi du monde fit des prières devant le Créateur et chanta ses louanges, parce que Dieu lui avait ainsi donné l’étincelle, et il ordonna que dans les prières on se dirige vers le feu en disant : C'est l’étincelle donnée de Dieu ; adore-le, si tu es sage. Et lorsque la nuit vint, il alluma un feu haut comme la montagne, le roi avec son peuple l'entourèrent, et firent une fête de cette nuit, en buvant du vin. Sadeh est le nom qu'il donna à cette fête brillante, et elle reste encore comme un souvenir de Houchang. Puisse-t-il y avoir beaucoup de rois tels que lui ! Il se plaisait à civiliser les hommes, et sa mémoire est restée chérie parmi eux. Avec le pouvoir que Dieu lui avait donné, et avec sa puissance royale, il se mit à séparer les bœufs, les ânes et les moutons, des onagres et des élans indomptables, et mit à profit tout ce qui pouvait être utile. Le sage Houchang ordonna de les réunir par paire ; il s'en servit pour cultiver la terre, pour faire des échanges et pour entretenir la splendeur de son trône. Il tua et dépouilla de leurs fourrures les animaux errants dont le poil était bon, comme les hermines, les martres et le renard à la fourrure chaude, enfin la zibeline aux poils soyeux, et il fit ainsi avec les peaux des animaux des vêtements pour le corps des hommes. Il avait donné et répandu, il avait joui et confié ; il mourut et n’emporta avec lui qu'un nom honoré. » Ferdowsi, Le Livre des rois.

Après un règne de quarante ans, Houchang laissa sa couronne de roi du monde à son fils Tahmuras.

C'est sous le règne de Tahmuras que les hommes apprirent à domestiquer la poule et à entreposer le foin pour le donner à manger plus tard aux vaches au lieu de simplement les laisser paître. Le bétail, rentré en hiver dans les étables, ne craignait plus la rude saison. Protecteur de l'agriculture comme de la chasse, Tahmuras fut le premier à domestiquer le faucon et le chien, ces valeureux compagnons des chasseurs.

Tahmuras est crédité des fondations des villes de Shiraz et Merv, futures capitales respectives de la Perse et de la Margiane, qui seront les berceaux des traditions aryennes, mazdéennes et zoroastriennes.

 

HOUCHANG, roi ancestral de la Perse

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