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Arya-Dharma, l'héritage indo-européen

La bibliothèque numérique consacrée aux traditions primordiales et indo-européennes

Corpus thématique de prières polythéistes - LES HÉROS

Hymnes en l'honneur d'Indra

Rig-Véda

Par rishi Gritsamada, Rig-Véda, 2, 6, 4

C’est Indra, le dieu qui est né en premier, celui qui a embelli les autres divinités par ses œuvres et dont la force et la grandeur infinies font trembler le Ciel et la Terre.

C’est Indra, qui a consolidé la terre et le ciel, qui a déchiré les nuages orageux et agrandie la plaine des airs.

C’est par Indra que vivent tous les êtres, c'est lui qui a refoulé les démons dans des grottes ténébreuses et s’est emparé de leurs dépouilles comme un chasseur de sa proie.

Car Indra est celui qui n’emploie sa puissance qu’à frapper sans cesse le Mal et le Faux.

Il est celui qui immole les monstres et qui jamais ne pardonne l’impertinence.

 

Par Madhoutchhandas, Rig-Véda, 1, 1, 4

Il est celui qui met l’ordre dans la confusion et donne la forme au chaos.

Accompagné des Maroutes, qui brisent tout obstacle et transportent avec eux les nuées orageuses, Indra est allé au plus profond de la caverne pour en délivrer les vaches célestes.

Soit d’ici-bas, soit de l’air qui enveloppe la terre, soit du vaste séjour de la lumière, ô libéral Indra, puisses-tu nous entendre !

C'est lui qui règne sur le soleil et l’aurore et c'est à lui qu'obéissent les eaux. Il est le modèle de l’univers, la source qui anime les êtres inanimés.

Devant Indra, dont le bras est armé de la foudre, s’inclinent avec vénération le ciel et la terre et frémissent les montagnes !

Pour élargir l’horizon, il a élevé le soleil dans le ciel et pour nous offrir la prospérité, au milieu des vaches célestes, il a lancé sa foudre.

C’est à Indra qu'appartiennent les chevaux rapides, les campagnes fertiles, les génisses, les villes, les chars remplis de richesses.

C’est alors Indra que sollicite en priant le riche ou le pauvre, à qui s’adressent les invocations du prêtre et le chant du poète.

C’est lui que prient les peuples victorieux et c'est lui qu'au combat les guerriers appellent à leur secours.

Tous l’appellent à leurs secours, comme le fermier appelle sa vache nourricière.

Ainsi, se rendent vers lui comme les marchands vers la mer, comme les femmes vont à la montagne pour y cueillir des fleurs, les prêtres-chanteurs, avides de tes faveurs entourent ton autel.

Ô Indra, approche donc de notre sacrifice et toi qui aimes les libations, bois celles que nous t’offrons.

Si tu es satisfait, toi qui possèdes toutes les richesses, accorde-nous des troupeaux de vaches.

Riche d’or, et protégés par toi, nous pouvons repousser nos ennemis à pied comme à cheval.

Ainsi, dans les grandes comme dans les petites affaires, c’est Indra que nous invoquons ; Indra, qui s’unit à nous, et frappe nos ennemis de sa foudre.

Dans les combats fertiles en butin, c'est Indra qui nous protège ; sois pour nous un allié terrible !

 

Par rishi Savya, Rig-Véda, 1, 4, 5

Pour prendre part à nos rituels, Indra accourt avec l’impétuosité du taureau, toujours prêt à prouver sa force dans le combat pour montrer qu'il mérite nos louanges.

Indra est plus étendu que le ciel, plus grand que la terre.

Terrible et puissant, c'est en faveur des hommes qu'il s’enflamme, et, tel que le taureau aiguise ses cornes, il affûte pour nous son éclair foudroyant.

Ni la ruse, ni la violence ne sauraient triompher de lui.

Océan aérien, il est comme la mer et reçoit dans son sein les vastes torrents du ciel.

Au milieu des guerres suscitées par nos fautes, ne nous abandonne pas.

Ta puissance ne connaît point de rivale et le bruit terrible qui résonne dans les rivières et les vagues vient de toi.

Comment les mondes ne trembleraient-ils pas de crainte devant toi ?

En te célébrant Indra, fais que nous puissions dire à nos adversaires : « Allez-vous-en ! Vous n'avez pas votre place ici ! »

Fais que nos ennemis eux-mêmes reconnaissent la chance d'être placés sous ta protection.

Ô Indra, viens à notre secours ! Donne-nous l’or qui procure l’opulence, offre-nous la victoire, dote-nous d'une force constante et durable.

Tel qu’un taureau qui s’approche avec amour de ses compagnes, ô Indra, vient visiter les hommes de ta puissance.

C'est protégés par toi, ô Indra, que nous prenons nos armes, auxquelles tu donnes la force de ta foudre.

Avec nos champions armés de flèches, de pieux et de lances, mais surtout avec ton aide, ô Indra, nous résisterons à la foule de nos adversaires et nous en serons victorieux.

Cependant, il n'y a pas que le guerrier qui obtienne la faveur d'Indra dans la mêlée, mais aussi l’homme qui désire un fils ou le sage qui s’attache à la prière.

Offrons donc à Indra un sacrifice aussi ardent qu'il l'est lui-même, afin qu'il puisse, après avoir bu nos libations, triompher de Vritra, le dragon de la sécheresse.

Se distinguant comme se distingue de la plaine la cime d'une colline, couvert d’une cuirasse de fer, enivré de nos libations, Indra est donc allé, chevauchant au milieu de ses troupes, vers le lieu où sont enchaînés les nuages pour les en libérer.

Autour des sombres flancs de Vritra s’étendait une montagne noire qui arrêtait la course des eaux. C'est Indra qui délivra ces ondes prisonnières, en les précipitant en torrents sur les versants de la montagne.

Adressons donc notre prière au puissant Sakra, à l’époux de Satchi. Louons et glorifions celui qui écoute, donne la pluie et comble nos désirs.

C’est pour toi, Indra, que sont préparées ces libations copieuses qui ont jailli dans le mortier sous les coups du pilon, et qui reposent dans les vases ici présents.

Viens te désaltérer, satisfais ton désir, et comble ensuite nos vœux en nous accordant la richesse, toi qui ne délaces jamais tes chaussures et qui ne connais aucun repos dans la lutte.

Le soma, l’enivrante boisson qui garantit aux dieux l'immortalité, doit toujours remplir ton corps, comme une mer toujours gonflée d’eau, comme une langue toujours humectée de salive.

Ces boissons enivrantes, ces holocaustes qui augmentent ta force, ces libations offertes pour la mort de Vritra, ô maître de la vertu, t'ont toujours flatté et l’on t’a vu, facilement vainqueur, détourner des milliers de malheurs loin de l’homme qui t’offre un digne sacrifice et jette pour toi des poignées d'herbes kusha dans le feu sacrificiel.

Quand la divine puissance émanant des offrandes s’unit à lui, comme le Soleil à l’Aurore, alors sa force devient indomptable et elle dissipe les ténèbres, soulevant de sinistres clameurs dans les rangs des ennemis, qui aussitôt se retrouvent précipités dans la poussière.

Puissant et victorieux, la Foudre comme compagne, tu vas de combats en combats, détruisant successivement les villes des Asuras.

Tu es le glorieux meurtrier du démon Namoutchi, des asuras Carandja et Parnaya et ton bras seul a suffi pour briser les cent villes construites par l'asura Vangrida.

Vingt rois, suivis de plus de cent mille soldats, étaient venus attaquer Susravas, qui n’avait d’autre allié que toi qui, pour le défendre, a écrasé tous ses ennemis sous les roues de ton char.

Non moins chanceux, Tourvayana a lui aussi obtenu ta protection alors qu'encore enfant, grâce à toi, les rishis Coutsa, Atithigwa et le prince Ayou le reconnurent pour maharaja.

Ainsi, il travaille au bonheur de sa nation, le prince ami de la vertu qui, en l’honneur d’Indra, présente l’holocauste, fait chanter les hymnes sacrés et accompagne la prière de riches offrandes. Pour lui, et sur son royaume, le généreux Indra fera tomber la pluie du plus haut des cieux.

 

Par rishi Vasoucra, Rig-Véda, 7, 7, 9

Attachée à l’arbre, la Vache mugit. La flèche ailée de la foudre traverse l’air pour aller frapper l’homme. Le monde entier est dans la crainte.

Allons donc honorer Indra, le chef des dieux.

Indra répondit aux prières des rishis :

« Ô chantres, prêtres et poètes, si je suis prompt à récompenser les libations de mes serviteurs, c'est sans faillir que je donne la mort à celui qui marche de côté ou qui abuse de sa grandeur pour blesser la justice. Rien ne peut m’arrêter dans ce que j'entreprends, ni mes ennemis, ni leurs montagnes. Chaque jour le Soleil tremble de peur et en m’entendant accourir, le sourd lui aussi frémit.

Cependant, je ne suis pas du nombre de ces vantards, qui même s'ils n'entreprennent rien se vantent tout de même d'une fausse gloire. C'est quand arrive le moment terrible de la bataille, qu'on peut alors voir mes prouesses. Lorsque je m’engage dans l’obscurité de la mêlée, les Grands Rishis sont à mes côtés pour m’encourager. C'est ainsi que j'entre dans la caverne du démon qui dort tranquille et que je l'attrape par le pied pour le rejeter au loin.

Chantres, prêtres et poètes, c'est à vous que je veux vous distribuer les richesses du lâche qui, entouré de femmes, ose attaquer le héros. Entendez donc de moi la vérité : je veux que, bipèdes et quadrupèdes, tous de moi tiennent la vie. »

Ces paroles terminées, Indra saisit un Nuage par sa brume et l’attire jusqu'à lui, mais plutôt que de le dévorer, il enveloppe sa lumineuse tête avec, puis, du haut de son trône, il le soulève, le brise, puis enfin, suivant les ondes qui s'en échappent, il descend avec lui jusqu'à nous, sur la surface de la terre.

C'est alors qu'Indra se change en un gros bélier, que les sacrificateurs immolent lors de la cérémonie rituelle.

Ses membres sont ensuite jetés de toute part, comme l'on jette des dés sur une table de jeux.

Alors que se déroule la cérémonie, passent à travers la voûte céleste le Vent et le Soleil, occupés à purifier l'univers.

La vie d’Indra est la nôtre, à nous de ne pas oublier cette vérité.

Glorifions donc Indra par nos sacrifices.

Par lui se manifeste la lumière, par lui se dissipe l’obscurité.

 

Hymne en l'honneur de Verethraghna

Avesta, Bahram yesht, 14e yesht

Constamment sur les contrées aryennes s’abattaient à cette époque de violentes calamités ainsi que de très nombreuses et féroces armées.

Nos guerriers périssaient en grand nombre. C'est alors que Verethragna prononça ces paroles :

« Que tout cela cesse ! Puisque les dévas sont violents, et que leurs adorateurs répandent le sang et exercent de nombreuses violences, l'âme du taureau créé par le créateur ne doit plus être l'objet de culte ou d'hommages de la part des hommes ! À cause des dévas et de leurs partisans, le mauvais bois s'est enflammé. À présent les violents dévas et les hommes qui les adorent, lancent l'attaque, faisant entrer dans le combat le gros de leurs troupes : que celui qui frappe tombe et ne frappe plus, que celui qui tue tombe et ne tue plus. Puisqu'ils s'obstinent à se tenir écarté de la vraie doctrine, qu'un génie détourne leurs regards ! »

Verethragna frappe les ennemis en rang pour combattre et plein d'ardeur, il couvre leurs yeux d'un voile, il enlève l'ouïe à leurs oreilles, il ne soutient plus leurs pieds.

Nous honorons Verethragna car il forme les rangs des armées, puis les brise, les disperse, les réunit encore et fait s'entrechoquer avec violence les rangs des dévas et des hommes, des démons et démones, des princes et des prêtres.

Nous honorons Verethraghna, la source de virilité, le distributeur de la mort, le destructeur, car il est aussi celui qui opère le renouvellement.

C'est à lui que sacrifia le pur Zarathoustra, que Verethraghna rendit fort, sain et heureux. Il lui donna le pouvoir de la carpe, qui voit clair même dans l'eau trouble, du cheval qui peut apercevoir une paille dans la plus sombre des nuits, et du vautour qui depuis le plus haut du ciel aperçoit le moindre bout de viande.

Nous honorons Verethraghna.

Qu'il fasse resplendir notre demeure, qu'il fasse sur elle descendre l'immense oiseau divin, comme les nuages gonflés d'eau s'abattent sur les montagnes.

« Ahura-Mazda, esprit très saint, quand doit-on invoquer le nom de Verethraghna et quand doit être faite sa louange ? Comment lui sacrifier en conformité avec la sainte loi »

Il faut mener les rituels à Verethraghna lorsque les armées s'entrechoquent, afin que les justes ne soient pas blessés par les pointes des méchants et pour que Verethraghna passe à son aise entre les rangs des armées, en semant la désolation parmi ses ennemis.

Là où a été invoqué la première fois Verethraghna, là sera la victoire.

Avant les combats, tout en jetant dans le vent les plumes sacrées qui s’envoleront vers les deux armées, il faut que les prêtres récitent ce mantra magique :

« Je bénis la Force et Verethraghna, les deux maîtres, les deux défenseurs, les deux soutiens, qui tous deux écrasent, qui tous deux écartent, qui tous deux mettent en fuite, qui tous deux arrachent, qui tous deux effacent. »

Zarathoustra, ne fais connaître ce mantra à personne d'autre qu'au père, au fils ou au frère né du même sein ou au prêtre de famille.

Voilà des paroles qui seront pour toi puissantes et de ferme soutien.

Elles t'assureront la victoire comme la guérison.

Ce sont ces paroles qui purifieront la tête criminelle et feront siffler la flèche lancée depuis l'arrière et scintiller l'arme levée pour frapper.

Si les hommes honorent Verethraghna, qu'ils lui offrent ce qu'il y a de meilleur à offrir pour les sacrifices et qu'ils lui envoient les plus belles louanges.

Ainsi, sur les contrées aryennes ne fonderont ni armées, ni maux qui puissent entraver son bien-être, ni lèpre, ni sortilège, ni char, ni bannière ennemie.

Que depuis toutes les contrées aryennes lui sont portées des offrandes.

Que vers lui s'étende la baguette sacrée du rituel.

Qu'on rôtisse pour lui la tête d'un bovin, pourvu que la tête de l'animal sacrifié soit de la même couleur, ou d'une couleur ressemblant à celle du homa, c’est-à-dire blanche ou jaune.

Cette nourriture sacrée, qui ne devra être consommée ni par les criminels, ni par les femmes de mauvaise vie, devra aussi être tenue à l'écart des mazdéens qui désolent le monde en combattant la loi ma loi et la tienne.

De toute manière, si un criminel, une femme de mauvaise vie, un mauvais mazdéen ou un adversaire de notre loi prend part à ce sacrifice, alors Verethraghna ne le soignera pas.

 

Verethraghna apparut alors à Zarathoustra une première fois.

S'avançant vers lui sous la forme du vent puissant, il lui apportait la splendeur et la majesté, la guérison et la force.

Scintillant d'une aura divine, il dit lui alors :

« Ma force est la plus puissante, mes victoires sont les plus nombreuses, mon éclat est le plus vif, ma générosité la plus grande, mon utilité absolument essentielle, et je suis le remède le plus efficace. Pourtant, c'est bien moi qui détruirais la nuisance de tous ceux qui nuisent, qu'ils soient démons, sectateurs des démons, hommes et soldats des légions d'Angra Mainyu, sorciers ou sorcières, dirigeant ou gouverneurs corrompus. »

Verethraghna apparut à Zarathoustra une seconde fois. Il s'avança vers lui sous la forme d'un beau taureau virile aux oreilles d'or et aux sabots d'or.

Debout sur de tels sabots, ce grand et bel animal représentait la force bien contenue et bien faite.

 

Verethraghna apparut à Zarathoustra une troisième fois.

Cette fois-ci, il s'avança vers lui sous la forme d'un beau cheval blanc luminescent, aux oreilles d'or, aux poils et à la crinière dorés, sur le front duquel reposait la force bien contenue et bien faite.

 

Verethraghna apparut à Zarathoustra une quatrième fois.

Cette fois-ci, il s'avança vers lui sous la forme d'un chameau.

Cet animal était mordeur et se débattait avec force, alors qu'il était revêtu d'un vaste caparaçon.

Bien domestiqué et agissait en familier, il désirait avant tout se trouver au milieu des femelles et répandre par sa présence la force et l'adresse parmi les mâles.

Cependant les femelles étaient gardées au mieux, protégées par un autre chameau, grand et puissant, aux bosses vigoureuses, au long poil, à l’œil vif et qui avait la tête auréolée d'une aura brillante.

Malgré tout, au cœur de la nuit, les femelles entendirent les appels de Verethraghna, lequel se tenait debout dans l'obscurité, en alerte, tel un chef, un maître et un roi.

 

Verethraghna apparut à Zarathoustra une cinquième fois.

Cette fois-ci, il s'avança vers lui sous la forme d'un sanglier chargeant son ennemi.

Il avait les dents aiguisées, les sabots pointus et tandis qu'il allait, gros et gras, colérique et belliqueux, un seul de ses coups était fatal.

 

Verethraghna apparut à Zarathoustra une sixième fois.

Cette fois-ci, il s'avança vers lui sous la forme d'un bel adolescent de quinze ans, lumineux, à l’œil vif, et au talon mince.

 

Verethraghna apparut alors à Zarathoustra pour la septième fois, sous la forme de l'oiseau Varagna, le plus rapide des oiseaux, le plus léger de tous les êtres, capable d'aller où même le meilleur des attelages ne va pas.

Plein de joie, désirant que la nuit soit sans ténèbres et la première faible lueur du jour, brillante comme l'aurore, il arrive aux premiers rayons de l'aurore qui se lève.

Il frôle les flancs des collines, les sommets des montagnes, les gorges des vallées, les têtes des arbres, désirant faire entendre la voix des oiseaux.

 

Ahura-Mazda dit alors à Zarathoustra :

« Si tu es accablé par les imprécations, par les malédictions tes nombreux ennemis, procure-toi, ô saint Zarathoustra, une plume de Varagna l'oiseau de paix. Tu t'en frotteras ensuite le corps, et ainsi tu conjureras ton adversaire. Sache que la Terre qui nous porte n'est autre que le corps de ce rapide oiseau, dont tu devras prélever la plume. Sache aussi que l'ensemble des plumes de tous les oiseaux du monde assure le secours de cet oiseau suprême. Un homme en possession de la véritable puissance, ne le frappera pas, ne le repoussera pas, mais il lui fera de nombreux et riches hommages. Même le roi des oppresseurs, même le champion des criminels, même le plus fatal des tueurs de héros, aussi malfaisants soient-ils, ne peuvent même pas lui porter leurs coups… Et quand bien même ils réussissaient à en placer ne serait-ce qu'un seul, l'oiseau causera aussitôt leur perte. Ainsi, tous les héros craignent pour l'oiseau comme pour leur propre vie, et tous les méchants en craignent la force et la victorieuse puissance, car cet oiseau est l'intelligence établie dans le corps pour diriger ce corps. C'est cet oiseau que doivent implorer les chefs ainsi que leurs alliés et les hommes de bonne renommée. »

 

Verethraghna apparut à Zarathoustra une huitième fois. Cette fois-ci, il s'avança vers lui sous la forme d'un beau bélier sauvage aux cornes abaissées.

 

Verethraghna apparut à Zarathoustra une neuvième fois.

Cette fois-ci, il s'avança vers lui sous la forme d'un magnifique cerf aux cornes pointues.

 

Verethraghna apparut à Zarathoustra une dixième fois.

Cette fois-ci, il s'avança vers lui sous la forme d'un bel homme qui tenait un glaive à poignée d'or finement décoré et qui était revêtu de toute sorte de parures.

Il venait apporter à l'humanité la juste lumière, celle qui fut créée par Ahura-Mazda, mais la guérison et la force.

 

Hommages à Héraclès

À Héraclès Cœur-de-Lion

Hymne homérique

Je chanterai Héraclès, le plus brave des hommes marchant sur la Terre

Le fils de Zeus, le ressemeleur des nuages, et d'Alcmène la Thébaine.

Il erra d’abord, par les ordres du Roi Eurysthée, sur la terre immense et la mer.

Il accomplit beaucoup de travaux terribles et subit beaucoup de maux.

À présent, il se réjouit, habitant la belle demeure de l'Olympe neigeux,

Uni pour l'éternité à Hébé aux beaux talons, la déesse de la jeunesse.

Salut, Roi, fils de Zeus ! Donne-moi la vertu et la félicité.

 

Parfum d'Héraclès

11e hymne orphique. Associé à l'encens

Salut, père Titan, courageux Héraclès à la force prodigieuse ;

Dieu invincible aux larges bras, habile aux combats les plus terribles,

Père du Temps, éternel et bienveillant, dieu aux formes changeantes,

Invoqué par d’innombrables prières, divinité de bon augure, bienveillante,

Célèbre dieu sauvage, dominateur tout-puissant, généreux, fort, procréateur,

Maître de toutes choses et dompteur de monstres féroces,

Né de ton propre génie, animé par la flamme éternellement primitive,

Tu portes sur ta tête le matin et la nuit couverte d’épaisses ténèbres,

Depuis la naissance jusqu’à la mort, tu as mené douze célèbres combats.

Toi qui d'abord su te passer des immortels, puis qui t'es assis parmi eux,

Sois-nous propice, apporte-nous les remèdes qui charment les maladies,

Donne-nous de favorables augures, éloigne de tes mains sacrées les fièvres

Et chasse les maladies mortelles à l’aide de tes flèches rapides.

Corpus thématique de prières polythéistes - LES HÉROS

Titre

Traducteur

Date

Origine

Tradition

Hymnes en l'honneur d'Indra

Adapté de Langlois

v. -1700 à -800

Nord du sous-continent indien

védisme

Hymne en l'honneur de Verethraghna

De Harlez

v. -500

Perse

mazdéisme

À Héraclès Cœur-de-Lion

Adapté de la trad. Leconte de  Lisle

v. 400

Grèce

polythéisme grec

Parfum d'Héraclès

Falconnet

v. -600 à 300

Grande Grèce

orphisme

Corpus thématique de prières polythéistes - LES HÉROS

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