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Arya-Dharma, l'héritage indo-européen

La bibliothèque numérique consacrée aux traditions primordiales et indo-européennes

Les GALÉOTES (devins italiques)

Les devins galéotes

Les galéotes sont des devins Siciliens et Africains que la généalogie légendaire fait descendre d'un fils d’Apollon. Une telle origine et une telle association de peuples ne manquent pas d'évoquer les « Peuples de la mer », constitués d'Indo-Européens et de tribus autochtones europoïdes libyennes, étrusques et siciliennes.

L'inspiration indo-européenne des galiéotes est d'ailleurs indéniable : en Inde védique aussi le soleil est présenté comme l'ancêtre par excellence. Fils du dieu créateur Brahma, le Soleil est un déva, il est le père de Yama, Yami et Manu, les premiers êtres humains. Il est aussi le père de nombreux protagonistes du Ramayana et du Mahabharata.

L'ancêtre revendiqué des galéotes serait plus particulièrement Galéos (« le lézard »), dont le père serait le Soleil lui-même, tandis que la mère était une mortelle : Thémisto, la fille du roi des Hyperboréens Zabius. C'est ce Zabius, personnage probablement purement mythologique, qui importa en Méditerranée la tradition dont se réclamaient les Galiotes. C'est en effet après avoir consulté un oracle dans sa patrie, que celui-ci se rendit en Grande Grèce pour y élever un temple solaire.

Cicéron, qui reprend Philistus (v. -432 à -356) est notre source concernant les Galéotes. « Philistus, écrit-il, nous apprend que la mère de Denys [-432 à -367], tyran de Syracuse, rêva, pendant qu'elle portait cet enfant dans son sein, qu'elle accouchait d'un petit satyre. Suivant Philistus, les galéotes, comme on appelait alors en Sicile les interprètes des présages, déclarèrent que l'enfant qu'elle mettrait au monde serait longtemps l'homme le plus célèbre et le plus heureux de la Grèce » (De la divination, 1, 20).

En outre, parmis les rares mentions de Denys, Louis de Jaucourt (principal collaborateur à L’Encyclopédie de D'Alembert et Diderot) mentionne une légende qui rattache la tradition galéote à l'ascétisme orphico-hyperboréen. Denys, écrit-il, « habitait pendant les dernières années de sa vie, une maison souterraine, où personne, pas même sa femme et son fils, ne pouvait entrer sans avoir quitté leurs habits [...] »

Sans compter le très célèbre mythe platonicien de la caverne, le thème de la grotte mystique est évoqué d'un bout à l'autre de l'aire culturelle indo-européenne : Zalmoxis, Zarathoustra, Pythagore, Parashurama, les tirthankaras du jaïnisme... Très nombreux sont les maîtres spirituels dont la légende raconte qu'ils se retirèrent du monde en choisissant une grotte comme dernier repaire. Dans l'hindouisme plus particulièrement, la grotte est le foyer de Shiva, mais surtout de Dévi, la déesse maternelle et chthonienne. Par ailleurs, en montagne, la caverne est l'endroit le plus haut permettant de camper en sécurité. C'est un lieu à la fois inaccessible au commun, mais accessible aux initiés. C'est un lieu avant tout propice à l'inspiration divine.

Les GALÉOTES (devins italiques)

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