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Arya-Dharma, l'héritage indo-européen

La bibliothèque numérique consacrée aux traditions primordiales et indo-européennes

L'Inde moderne dans son aire culturelle

Le sous-continent indien

Le sous-continent indien

L'Inde dans son aire culturelle

Pour comprendre l'Inde d'aujourd'hui, il convient de la replacer dans un contexte, si ce n'est mondial, tout du moins régional :

L'Inde est une république démocratique à suffrage universel direct et indirect. Sa constitution laïque assure la liberté de culte, de penser et d'entreprendre. Pour les populations musulmanes, la liberté est laissée d'appliquer la charia à titre privé et communautaire.

Le Népal est une ancienne monarchie constituante, devenue une république fédérale de type assemblée constituante. Si l'hindouisme est la religion de 80 % des Népalais, la constitution d'inspiration républicaine du pays ne reconnaît pas de religion d'État. La liberté de culte est assurée, mais il est interdit de convertir ou d'évangéliser.

Le Bhoutan est une monarchie constitutionnelle. Le bouddhisme tantrique est la religion d'État. S'ils ne s'acquittent d'un onéreux permis de séjour, les touristes et étrangers sont interdits dans le pays.

La Birmanie est une jeune démocratie encadrée par une junte militaire. L'État birman est le protecteur du bouddhisme. Si la liberté de culte est assurée, l'État réprime l'évangélisme chrétien et l’expansion musulmane.

Le Sri Lanka est une république démocratique. Sa constitution est inspirée du socialisme mais n'est pas laïque. Le patronage du culte est un devoir régalien. L'État est le garant des pratiques religieuses, quelles qu'elles soient, cependant le bouddhisme est accepté comme religion d'État. À titre communautaire, il est donné aux communautés musulmanes la liberté d'appliquer la charia.

Le Bangladesh est une république dont la constitution est laïque mais tout de même inspirée par la loi islamique. La charia s'applique sur la population musulmane (90 %) du pays.

Le Pakistan est une démocratie parlementaire souvent dirigée d'une main de fer par une junte militaire. Une partie du pays est sous influence et domination talibane. L'islam étant religion d'État, la constitution ainsi que les instances judiciaires du pays sont inspirées par la charia.

Jusqu'à la reprise du pays par les Talibans en 2011, l'Afghanistan était une jeune république déstabilisée par une permanente pression talibane et américaine. La devise de la nation afghane est : « il n'y a de dieu que Allah et Mahomet est son prophète. » Aucune loi civile ne peut contrevenir à l'islam. L'islam étant religion d'État, la charia s'applique dans les territoires sous contrôle républicain comme taliban. La taxe des dhimmis (non-musulmans) s'applique en territoire taliban.

Le Tibet est une région autonome colonisée par la Chine depuis bientôt un siècle. Le parti unique inspiré du marxisme et du maoïsme, est imposé au Tibet depuis Pékin.

Enfin, la Chine est une dictature d'un parti unique pseudo-communiste. Sa constitution est de type révolutionnaire marxiste et maoïste et son économie de type protectionniste et capitaliste. De nombreuses exceptions culturelles et politiques concernent les minorités musulmanes et tribales du pays, tandis qu'une sévère répression en concerne d'autres (Ouïgours du Xin-Yang).

 

La démographie

Trois des quatre principaux foyers de la population mondiale sont situés en Asie. 20 % des habitants de cette planète résident dans le sous-continent indien, formé d'une guirlande de pays accolés à la chaîne de montagnes de l'Himalaya : le Pakistan, l'Inde, le Népal représentant un nombre total d'habitants de plus d'un milliard et demi de personnes, qui passeraient à deux milliards si on y ajoutait les populations afghanes, bangladaises et birmanes.

Projection 2050 des pays les plus peuplés

Classement

Pays

Population en millions

1

Inde

1656

2

Chine

1382

3

USA

396

4

Nigeria

383

5

Indonésie

322

6

Pakistan

307

7

Brésil

233

8

Bangladesh

202

Source : ONU 2017

Dans le futur proche, trois pays sur les dix plus peuplés du monde feront partie du sous-continent indien. Si l'Inde a tenté depuis les années 1970 d'infléchir sa courbe des naissances, les pays musulmans du Pakistan et du Bangladesh n'ont pas entrepris de telles politiques et à présent, alors même que la démographie chinoise régresse, la population du sous-continent indien continue d'augmenter d'une manière incontrôlée.

Pour autant, seul un pays du sous-continent (l'Inde) fait partie des dix plus grands pays du monde, et en comparaison à la Chine, à la Russie ou aux États-Unis, le territoire de l'Inde est bien plus petit. Plus petit même que celui de l'Union européenne, qui est pourtant trois fois moins peuplée (513 millions d'habitants contre 1,3 milliard).

De fait, la densité de population est plus de trois fois supérieure en Inde qu'en France. Dans certaines régions de la vallée du Gange ou du Bengale-Bangladesh, la surpopulation peut même atteindre les milliers d'habitants au km carré, avec une moyenne de 1265 personnes au Bangladesh. De tels chiffres permettent de comprendre les mouvements de migration des musulmans bangladais qui quittent leur pays pour coloniser les collines reculées et les jungles des pays voisins comme l'Arakan birman, l'Assam, le Nagaland ou le Bodoland indien.

Toutes les projections démographiques disponibles proposent l'Inde comme pays le plus peuplé du monde en 2050. De même, les projections démographiques des villes et métropoles annoncent elles aussi la puissance démographique du sous-continent et de l'Inde qui deviendra dans le siècle à venir un protagoniste essentiel des rapports internationaux.

Prévisions 2050 des 20 villes les plus peuplées du monde

 

Villes

Pays

Zone géographique

Habitants en millions

1

Bombay

Inde

Sous-continent indien

42

2

Delhi

Inde

Sous-continent indien

36

3

Dhaka

Bangladesh

Sous-continent indien

35,2

4

Kinshasa

Congo

Afrique Centrale

35

5

Calcutta

Inde

Sous-continent indien

33

6

Lagos

Nigeria

Afrique Centrale

32,63

7

Tokyo

Japon

Extrême Orient

32,62

8

Karachi

Pakistan

Sous-continent indien

32

9

New York

USA

Amérique du Nord

24,7

10

Mexico

Mexique

Amérique Centrale

24,3

11

Le Caire

Égypte

Moyen-Orient

24

12

Manille

Philippines

Asie du sud-est

23,5

13

Sao Polo

Brésil

Amérique du Sud

23

14

Shanghai

Chine

Extrême Orient

21

15

Lahore

Pakistan

Sous-continent indien

18

16

Kaboul

Afghanistan

Sous-continent indien

17

17

Los Angeles

USA

Amérique du Nord

16,4

18

Chiennai

Inde

Sous-continent indien

16,3

19

Khartoum

Soudan

Afrique de l'Est

16

20

Dar es Salam

Tanzanie

Afrique de l'Est

15,9

40

Paris

France

Europe

11

Source : Projection 2050 Gobal Cities Institut, Wikipedia

Huit des 20 villes les plus peuplées au monde en 2050 seront situées entre l'Afghanistan et le Bangladesh, ce qui veut dire que près d'une métropole sur deux sera habitée par un peuple hindiphone. À l'échelle de l'Asie, 30 % des 20 plus grandes villes du continent sont déjà implantées dans le bassin qui part de l'Indus (Karachi, Lahore, Islamabad) pour rejoindre l'embouchure du Gange et du Brahmapoutre (Calcutta, Dhaka).

Face au défi de la démographie, la république indienne a promu une politique de contrôle des naissances. Elle fut bien acceptée dans les castes les plus hautes de la société, qui concentraient alors leurs efforts économiques sur un fils ou deux et le financement de leurs études. Mais dans les classes les plus humbles de la société, ainsi que dans les communautés musulmanes, en quête de suprématie démographique dans des régions où elles sont minoritaires, la portée de ces politiques fut sévèrement limitée. En 2018, pour une femme brahmine, la fécondité était de moins de deux enfants, tandis que dans certaines communautés musulmanes, ce taux pouvait monter à plus de quatre enfants.

Tout en promouvant la famille rapprochée, l'administration indienne permet en effet à ses citoyens musulmans d'avoir jusqu'à quatre femmes, ce qui alimente la peur hindoue de voir leur pays submergé par une croissance démographique musulmane exponentielle.

Il serait difficile de dénier aux hindous le fondement de leur peur, car avec une population musulmane approchant les 200 millions, il ne faudra pas longtemps avant que la fragile balance démographique, ethnique et religieuse du pays ne se bouleverse. Si le taux de fécondité des hindoues est identique à celui des Françaises, avec un taux de 2,1 enfants par femme (ce qui est un chiffre juste suffisant pour renouveler la démographie d'un pays), les musulmanes ont quant à elles 2,6 enfants, avec un taux semblable à celui du Pakistan (2,8) et du Bangladesh (2,4) deux pays qui connaissent une telle pression démographique que leur propre population doit migrer pour s'installer illégalement dans les pays limitrophes (Birmanie, Inde, Iran) ou européens (Allemagne, Royaume-Uni, France).

Depuis l'Indépendance, pour endiguer la paupérisation grandissante du pays, le gouvernement indien a pourtant favorisé une politique de faible natalité. La famille nucléaire à l'occidentale s'est depuis imposée dans les métropoles et chez les castes supérieures. Selon les chiffres de 2018, les classes supérieures auraient en moyenne 1,9 enfant par femme, et seulement 1,5 pour le cinquième le plus riche de la population. Les classes défavorisées ont quant à elles plus de trois enfants (3,2). L'absence de système de retraite oblige en effet les plus humbles à compter sur l'aide de leurs enfants pour ne pas finir leurs jours dans le dénuement.

Du fait de toutes ces raisons, l'Inde connaissait jusqu'en 2017 un taux de fécondité plutôt élevé, avec 2,5 enfants par femme, alors qu'il n'était que de 1,6 en Union européenne et en Chine.

L'Inde moderne dans son aire culturelle

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