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Arya-Dharma, l'héritage indo-européen

La bibliothèque numérique consacrée aux traditions primordiales et indo-européennes

Le poids démographique de l'Inde et du sous-continent indien

Trois des quatre principaux foyers de la population mondiale sont pourtant situés en Asie. 20 % des habitants de cette planète résident dans le sous-continent indien, formé d'une guirlande de pays accolés à la chaîne de montagnes de l'Himalaya : le Pakistan, l'Inde, le Népal représentant un nombre total d'habitants de plus d'un milliard et demi de personnes, qui passeraient à deux milliards si on y ajoutait les populations afghanes, bangladaises et birmanes.

 

Les principaux foyers de population

 

Zones géographiques

Nombre d'habitants (en millions)

Part de la population mondiale en %

1

Asie de l'est (littoral chinois, Corée, Japon)

1 600

25

2

Asie du sud (sous-continent indien, de l'Indus au Gange)

1 500

20

3

Europe

700

6

4

Asie du sud-est (Indochine, Indonésie)

300

3

5

Golfe de Guinée

150

1,5

6

Côte-est américaine

150

1,5

7

Sud du Brésil

100

1

8

Proche-Orient

90

1

Source : Wikipedia 2018

 

Malgré la démographie galopante de l'ensemble du sous-continent indien, seul l'Inde, fait partie des dix plus grands pays du monde. Cependant, en comparaison à la Russie (17 millions de km²) à la Chine (9,6) ou aux États-Unis (9,6), le territoire indien est bien plus petit (3,3) ; sa densité démographique est donc bien plus problématique. L'Inde possède une superficie comparable à celle de l'Union européenne (2,7), qui est pourtant trois fois moins peuplée (513 millions d'Européens contre 1,3 milliard d'Indiens). De fait, la densité de population est plus de trois fois supérieure en Inde (418 habitants / km²) qu'en France (118). Dans certaines régions de la vallée du Gange ou du Bengale et du Bangladesh, la surpopulation dépasse les milliers d'habitants au km², avec une moyenne de 1 265 personnes au km² au Bangladesh.

En considération de tels chiffres, témoins d'une telle réalité, on comprend plus facilement les mouvements de migration des musulmans bangladais qui quittent leur pays pour coloniser les collines isolées et les jungles des contrées voisines comme l'Arakan birman ou l'Assam, le Nagaland ou le Bodoland indien.

Si l'Inde a tenté depuis les années 1970 d'infléchir sa courbe des naissances, les pays musulmans du Pakistan et du Bangladesh, très densément peuplés (respectivement 267 et 1 251 habitants / km²), n'ont pas entrepris de telles politiques. En conséquence, alors même que la démographie chinoise régresse et que la population indienne stagne (chacune autour des 1,4 milliards d'habitants), la population totale du sous-continent indien continue d'augmenter d'une manière incontrôlée.

 

Les pays les plus peuplés à la fin des années 2010

 

Pays

Population (en millions)

1

Chine

1 415

2

Inde

1 356

-

Union Européenne

513

3

USA

328

4

Indonésie

267

5

Pakistan

208

6

Brésil

207

7

Nigeria

191

8

Bangladesh

160

9

Russie

147

10

Japon

127

20

France

68

Source : Wikipedia 2018

 

Trois pays sur les dix les plus peuplés du monde font en effet partie du sous-continent indien. Cette zone géographique est d'ailleurs bordée par un des plus longs littoraux du globe, reliant la mer de Chine au golfe Persique. Le sous-continent indien sera donc un lieu stratégique de première importance alors que commenceront les migrations des victimes climatiques de la montée des eaux (en particulier autour de la ville côtière de Karachi, poumon économique pakistanais et des embouchures partagées du Gange et du Brahmapoutre, composant une grande partie du territoire bangladais).

Toutes les projections démographiques disponibles proposent l'Inde comme pays le plus peuplé du monde en 2050. De même, les projections démographiques des villes et métropoles annoncent elles aussi la puissance démographique du sous-continent et de l'Inde qui deviendra dans le siècle à venir un protagoniste essentiel des rapports internationaux.

 

Projection démographique 2050

 

Pays

Population (en millions)

Villes

Zone géographique

Habitants (en millions)

1

Inde

1 656

Bombay

Sous-continent indien

42

2

Chine

1 382

Delhi

Sous-continent indien

36

3

USA

396

Dhaka

Sous-continent indien

35,2

4

Nigeria

383

Kinshasa

Afrique Centrale

35

5

Indonésie

322

Calcutta

Sous-continent indien

33

6

Pakistan

307

Lagos

Afrique Centrale

32,63

7

Brésil

233

Tokyo

Extrême Orient

32,62

8

Bangladesh

202

Karachi

Sous-continent indien

32

9

Éthiopie

191

New York

Amérique du Nord

24,7

10

Congo

181

Mexico

Amérique Centrale

24,3

11

Mexique

164

Le Caire

Moyen-Orient

24

12

Philippines

151

Manille

Asie du Sud-Est

23,5

13

Égypte

148

São Polo

Amérique du Sud

23

14

Russie

134

Shanghai

Extrême Orient

21

15

Tanzanie

131

Lahore

Sous-continent indien

18

16

Vietnam

160

Kaboul

Sous-continent indien

17

17

Japon

116

Los Angeles

Amérique du Nord

16,4

18

Ouganda

104

Chiennai

Sous-continent indien

16,3

19

Turquie

120

Khartoum

Afrique de l'Est

16

20

Kenya

95

Dar es Salam

Afrique de l'Est

15,9

-

France (27)

71

Paris (40e)

Europe

11

Source : ONU 2017 (pays), projection 2050 Gobal Cities Institut, Wikipedia (villes)

 

 

Huit des 20 villes les plus peuplées au monde en 2050 seront situées entre l'Inde et le Bangladesh, ce qui veut dire que près d'une métropole sur deux sera habitée par un peuple hindiphone. À l'échelle de l'Asie, 30 % des 20 plus grandes villes du continent sont déjà implantées dans le bassin qui part de l'Indus (Karachi, Lahore, Islamabad) pour rejoindre l'embouchure du Gange et du Brahmapoutre (Calcutta, Dacca).

 

 

Les grandes métropoles

 

Du monde

Population (en millions)

D'Asie

Population (en millions)

1

Tokyo

43

Tokyo

43

2

Jakarta

32

Jakarta

31

3

Delhi

26

Delhi

26

4

Séoul

25

Séoul

25

5

Bombay

24,3

Bombay

24,3

6

Shanghai

24,3

Shanghai

24,3

7

Manille

24

Manille

24

8

New-York

23,7

Pékin

22

9

Le Caire

23

Osaka-Kyoto-Kobe

20

10

Lagos

22,8

Bangkok

19

11

Pékin

22

Dhaka

18,5

12

São Polo

21

Calcutta

17

13

Mexico

20,9

Karachi

16,6

14

Osaka-Kyoto-Kobe

18

Chongqing

15

15

Bangkok

19

Téhéran

15

16

Los Angeles

18,7

Istanbul

14,8

17

Dhaka

18,5

Hyderabad

14,7

18

Calcutta

17

Chengdu

14,5

19

Karachi

16,6

Ho-Chi-Minh-Ville

14

20

Chongqing

15

Bangalore

13,2

25

Hyderabad

14,7

 

30

Bangalore

13,2

32

Chiennai

13

34

Paris

12,5

58

Ahmedabad

8

77

Surate

7

81

Pune

6

Source : Populationdata.net, 2018

 

Pour endiguer la paupérisation grandissante du pays, le gouvernement indien a favorisé depuis l'Indépendance une politique de faible natalité, sans en arriver aux extrêmes rigueurs chinoises. La famille nucléaire à l'occidentale s'est depuis imposée dans les métropoles et chez les castes supérieures et moyennes. Le modèle de la famille nombreuse a tendance à ne persister que dans les campagnes.

L'absence de système de retraite obligent les parents à compter sur l'aide de leurs enfants pour ne pas finir leurs jours dans le besoin. L'Inde connaissait jusqu'en 2017 un taux de fécondité élevé, avec 2,5 enfants par femme, alors qu'il n'était que de 1,6 en Union européenne et en Chine.

Face au défi de la démographie, la république indienne promeut donc le contrôle des naissances. Celui-ci est largement appliqué par les castes les plus hautes de la société, qui concentrent alors leurs efforts économiques sur un fils ou deux, et le financement de leurs études. Mais dans les classes les plus humbles de la société et dans les communautés musulmanes, en quête de suprématie démographique dans des régions où leur présence est minoritaire, la portée de ces politiques de natalité est sévèrement limitée. Ainsi, si la fécondité d'une brahmine est de moins de deux enfants, dans certaines communautés musulmanes, ce taux peut monter à plus de quatre enfants. Par ailleurs, selon les chiffres de 2018, les classes supérieures dans leur ensemble auraient en moyenne 1,9 enfant par femme, et seulement 1,5 pour le cinquième le plus riche de la population. Les classes défavorisées ont quant à elles plus de trois enfants (3,2).

Tout en promouvant la famille rapprochée, l'administration indienne permet aussi à ses citoyens musulmans d'avoir jusqu'à quatre femmes, ce qui alimente la peur hindoue de voir leur pays submergé par une croissance démographique musulmane exponentielle :

Si le taux de fécondité des femmes hindoues est identique à celui des femmes françaises (2,1 enfants par femme), en comparaison, les musulmanes indiennes ont 2,6 enfants, avec un taux semblable à celui du Pakistan (2,8) et du Bangladesh (2,4). Ces derniers pays connaissant une telle pression démographique que leur propre population doit migrer pour s'installer illégalement dans les pays limitrophes (Birmanie, Inde, Iran) ou européens (Allemagne, Royaume-Uni, etc.).

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