Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Arya-Dharma, l'héritage indo-européen

La bibliothèque numérique consacrée aux traditions primordiales et indo-européennes

Tableau du KALI YUGA, par Vishnudas Bhave

Extraits

« Dans le Kali, il n’y a plus de religion ; hommes et femmes ne tiennent aucun compte des dieux. Le fils n’obtempère pas au désir de son père, il ne fait que ce qui lui plaît. Les enfants meurent avant leurs parents. Il n’en naît même que fort peu et l’on n’en voit pas arriver à l’âge des cheveux blancs.

Dans le Kali, on n’ose pas témoigner de ce qu’on a vu, tandis qu’on n’hésite pas à affirmer le mensonge. La nature elle-même est changée. Le corps de l’homme est réduit de moitié. La végétation est presque nulle ; aussi beaucoup de gens meurent-ils de faim, et l’on ne peut nourrir les vaches qu’avec les feuilles destinées aux pourceaux.

Dans le Kali, les sacrifices et les bonnes œuvres sont rares ; il n’y a pas d’amis ; que dis-je ! Le père vend sa fille et ce crime est fort commun. Les Brahmanes demandent honteusement de porte en porte, eux qui devraient nourrir les offrandes faites aux dieux ; aussi font-ils le service divin pour des gens de condition basse. [...] Ils se moquent de celui qui leur reproche leur conduite ; car ils ignorent les obligations qui leur sont imposées. Les Vedas et les Puranas leur sont en effet étrangers, et ils ne s’appliquent qu’à se procurer de l’argent. Il y a parmi eux beaucoup d’ignorants et des fourbes, mais on y trouverait difficilement un homme de mérite.

Quant aux kshatriyas, ils ne s’appliquent pas non plus à l’aumône, ni à la justice. S’ils vont aux lieux de pèlerinage, c’est pour y faire le commerce. Ils négligent la connaissance des Vedas et des Puranas ; mais ils écoutent volontiers la voix des bayadères. Ils ne remplissent les devoirs que leur impose leur caste que lorsqu’ils reçoivent des présents qui les y déterminent ; et tandis qu’on leur fait ces dons corrupteurs, on ne donne rien au pauvre volontaire.

Dans le Kali, les savants tiennent au roi des discours futiles. Au lieu d’entendre la lecture des Vedas, on écoute celle des romans érotiques. Les brahmanes étudient peu, et cependant ils manifestent beaucoup d’orgueil dans les assemblées.

De leur côté, les kshatriyas commettent toutes sortes de vexations ; ils sont fiers et n’ont d’égard pour personne. Ils prennent aux brahmanes leurs vaches pour les vendre, et non seulement ils persécutent les Brahmanes, mais les bardes mêmes chargés de chanter leurs exploits, et on s’expose à la mort, soit qu’on s’oppose à leur tyrannie soit qu’on veuille s’y soustraire.

Dans ce malheureux âge, les Brahmanes ne reconnaissent pas d’impureté légale. Ils entrent sans scrupule dans la maison des gens de basse caste. Ils ne songent qu’à acquérir des richesses, quoiqu’ils n’y réussissent pas. [...]

Dans le Kali, tout le monde ment ; l’avidité règne partout. On ne respecte plus l’aîné de la famille ; on n’observe pas les fêtes ; on déserte les pèlerinages. On renonce aux bains sacrés ; on délaisse l’aumône. Le père n’hésite pas à vendre son fils pour satisfaire sa cupidité. Dans le Kali, tout le monde est débauché et avide de richesse ; on ne conserve de respect pour aucune chose, pas même pour l’arbre sacré des Banians.

Les rois se livrent à tous leurs désirs et ils ne songent pas à la gloire. Ils ne rendent pas la justice et ils ne protègent leurs sujets qu’autant qu’ils en reçoivent des présents. Sans compassion pour les malheureux qui poussent des soupirs, ils s’attachent à inspirer la crainte. Plus de sagesse, ni d’équité, mépris absolu des Vedas et des Puranas. On se laisse aller à ses passions avec une telle violence que le fils, par exemple, tue sa mère à cause d’une courtisane. Les vaches participent à la dégénération générale ; elles ne donnent que peu de lait et finissent par abandonner leurs veaux. [...]

Quant aux pénitents, ils se retirent du monde afin de se sauver ; et ils effacent leurs fautes au onzième jour de la lune. » Vishnudas Bhave, Tableau du Kali Yuga.

Tableau du KALI YUGA, par Vishnudas Bhave

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article